ÉTUDIANT D’UN JOUR
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Vous vous posez mille et une questions sur la profession d’infirmière ou infirmier, et les études qui y mènent ? Alors suivez-nous sur le campus d’Edmundston à la rencontre de Cathie Cyr, étudiante en 2e année en science infirmière et ambassadrice du CNFS, et de sa professeure, Tina Emond.



Bonjour Tina, bonjour Cathie ! Merci de nous recevoir ici, au campus d’Edmundston. Nous sommes dans l’une des trois salles de laboratoire du Secteur science infirmière. Qu’apprennent les étudiantes et les étudiants ici ?

Cathie : Nous effectuons nos apprentissages par simulation clinique (APS). Nous pratiquons plusieurs interventions professionnelles sur des mannequins spécialisés et utilisons les mêmes équipements que dans les milieux de soins. Par exemple, en première année, nous avons appris à prendre une tension artérielle. Chaque année, nous acquérons de nombreuses nouvelles techniques et connaissances !

Tina : Ces salles de laboratoire, idéales pour apprendre, sont à la fine pointe de la technologie et simulent fidèlement le milieu hospitalier.

Combien de temps dure le baccalauréat en science infirmière ?

Tina : Ce baccalauréat dure 4 ans. La première année est consacrée aux soins de la personne en santé. Comme exemples, nous abordons l’enfant en santé, la grossesse normale et la saine sexualité. En deuxième année, on introduit les soins en situation chronique tels que certaines maladies pulmonaires et certains cancers. En troisième année, les étudiants explorent des problématiques plus aigües comme la gastro-entérite chez l’enfant et les soins relatifs à l’accouchement. En quatrième année, on étudie les soins complexes et critiques, soit ceux liés aux grands brûlés, aux victimes de traumatismes crâniens. On simule également une situation de désastre avec une équipe multidisciplinaire.

Quand commencent les stages ?

Cathie : Les stages commencent dès la première année ! Au premier semestre, dans le cadre d’une activité de promotion de la santé, nous avons passé une journée dans une école et une journée dans un foyer de soins pour promouvoir des saines habitudes de vie, comme d’avoir une bonne alimentation, de pratiquer des activités physiques régulières. Après Noël, nous sommes partis en stage en foyer de soins pour mettre en pratique les soins de base que nous avions tout juste appris : aider à l’alimentation, donner un bain partiel. Personnellement, j’ai adoré l’expérience, notamment le contact avec les gens et le travail en équipe.

Tina : Les stages vont permettre aux étudiants d’avoir un aperçu du travail de l’infirmière ou de l’infirmier, mais aussi d’acquérir des compétences essentielles : une capacité d’analyse et de pensée critique, du leadership, des habiletés relationnelles et de travail en équipe avec d’autres professionnels de la santé. C’est ainsi qu’ils se préparent efficacement à la profession infirmière !

Quelles perspectives d’avenir le marché du travail offre-t-il aux infirmières et infirmiers au Nouveau-Brunswick ?

Tina : On a toujours eu besoin d’infirmières et d’infirmiers, et les besoins se font encore plus pressants ! Le vieillissement de la population, la démographie changeante, les départs à la retraite des professionnels du soin sont autant de facteurs qui nécessitent l’embauche de nouvelles infirmières et nouveaux infirmiers au Nouveau-Brunswick, et particulièrement dans notre région.

Cathie, pourquoi as-tu choisi d’étudier au campus d’Edmundston ?

Cathie : C’est simple : le campus est près de chez moi ! Et puis, j’aime le fait que ce soit un petit campus : avec les autres étudiants et les professeurs, on est comme une petite famille. Les professeurs nous connaissent bien et sont vraiment accessibles. Il y a aussi beaucoup d’activités universitaires, c’est le fun ! Par exemple, cette année, je suis ambassadrice du CNFS, et impliquée au niveau du mentorat, un programme d’aide aux étudiants ! Et là, il va falloir quasiment que j’y aille, parce que c’est à mon tour d’être au bureau !  

PERSPECTIVES DE CARRIÈRE

Trois questions à Tina Emond

Professeure adjointe au Secteur science infirmière de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, Tina Emond enseigne principalement aux étudiants de première et de troisième années. Infirmière de formation, elle supervise aussi des cliniques en milieu hospitalier avec les étudiants.

Quel parcours d’études avez-vous suivi ?

J’ai commencé par un baccalauréat en science infirmière au campus d’Edmundston pour ensuite travailler à l’Hôpital régional d’Edmundston comme infirmière de chevet. J’ai par la suite effectué pendant six ans des études de maîtrise au campus de Moncton, à distance, à temps partiel. Aujourd’hui, je suis en voie de terminer mes études doctorales, à distance, à l’Université Laval au Québec.

Pourquoi avez-vous choisi la profession d’infirmière ?

C’est une profession qui offre de multiples possibilités ! On peut travailler auprès de clientèles diversifiées telles que des personnes âgées en foyer de soins ou auprès de personnes qui sont touchées par des problèmes de santé mentale. On peut aussi œuvrer dans différents champs d’expertise tel que l’enseignement, la gestion et la recherche ! Et ce ne sont là que quelques exemples. On a aussi la possibilité d’aller travailler partout dans le monde ! Et, bien sûr, c’est une profession qui ne connaît pas la routine, et pour lequel on apprend tous les jours ! Mais surtout, on fait une réelle différence dans la vie des gens : voir dans leurs yeux comment ils apprécient les soins qu’on leur a offerts est le plus beau des cadeaux !

Qu’est-ce qui vous plait dans le rôle de professeure ?

J’aime transmettre ma passion pour les soins infirmiers. Je suis fière d’initier les étudiants à une profession qui est, je dois dire, vraiment valorisante quand on réalise les bienfaits que l’on peut apporter aux personnes qu’on accompagne.
Le 2 novembre 2020, 16 h 34
Avez-vous remarqué combien faire partie d’un groupe soudé peut vous donner du courage? Par une simple discussion, les autres apaisent la gêne que vous éprouvez, vous révèlent ce que vous avez de meilleur et vous donnent confiance en vous. C’est ce qui m’est arrivé la semaine dernière, lors d’une journée d’Apprentissages par simulation (APS) en science infirmière. Je vous raconte !

En APS, nous pratiquons nos techniques professionnelles, comme de placer une perfusion intraveineuse, ou de poser un cathéter, et parfois nous faisons des simulations. En raison de la COVID-19, nos APS ont lieu maintenant lors de nos stages. Ce vendredi, une simulation était justement prévue. Nous étions cinq étudiantes à faire notre stage ensemble pour ce semestre de 4e année. Et, comme d’habitude, nous savions qu’aucune de nous n’allait vouloir commencer : lors des simulations, toute la classe est super gênée et personne ne veut le faire. Vous savez ce que c’est : il est parfois intimidant de répondre, même si la plupart du temps nous connaissons la réponse.

C’est alors que, toutes les cinq, nous avons commencé à discuter ensemble de la gêne que l’on éprouvait... Et nous avons réalisé que nous étions toutes dans le même bateau, et que les professeurs voulaient juste aider notre apprentissage pour que l’on devienne d’excellentes professionnelles de santé ! Résultat : lorsqu’il a fallu passer à l’action pour cette simulation, j’étais moins gênée ! La personne qui s’occupe des laboratoires a même trouvé que notre communication était excellente. Nous avons appris à nous connaitre et à nous faire confiance.

Aujourd’hui, je réalise combien l’université m’a permis d’améliorer ma façon de faire face aux défis, et d’en faire des forces. Je me sens plus préparée à réagir aux différentes situations que je vais avoir dans ma future carrière.

Je me mets dans vos souliers et j’aimerais vous donner un conseil : ne vous mettez pas trop de pression sur les épaules ! Après tout, on est tous là pour apprendre !

En vous souhaitant un parcours universitaire remarquable

JLeB

Julie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le deuxième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au premier billet des journaux de bords.

Une carrière en santé, et en français vous tente ? Suivez les aventures des 9 nouveaux ambassadeurs du CNFS – Volet Université de Moncton ! Sur Instagram ou à travers leurs journaux de bord (que vous retrouverez en exclusivité sur ce blogue !), vous en apprendrez plus que nulle part ailleurs sur la vie étudiante et sur ce qui vous attend sur les différents campus. Nous sommes heureux de vous les présenter aujourd’hui…

ROY JonathanJonathan Roy : « Prenez le temps de faire vos propres choix. »

Plus jeune, Jonathan voulait être enseignant. Cette « étiquette professionnelle » lui était tellement associée que sa décision de devenir infirmier a surpris ses proches. Mais il s’est accroché à son projet, sans tenir compte des avis extérieurs, pour une raison qui n’appartenait qu’à lui : « Il y a un an et demi, ma mère est tombée malade. Elle a attrapé un cancer. C’est là que j’ai réalisé le rôle des infirmiers : ils étaient là pour elle ; ils l’ont accompagnée. Et elle s’en est sortie ! Pour moi, il n’y a pas plus belle mission au monde. » Aujourd’hui, à 19 ans, il est en deuxième année du baccalauréat en science infirmière à Shippagan (site de Bathurst), et a un message fort à délivrer aux jeunes en phase d’orientation professionnelle : « Ne cédez pas sous la pression. Prenez le temps de choisir la voie qui vous correspond, et pas celle que vos proches ont imaginée pour vous. Vous avez le droit de ne pas savoir, vous avez le droit de douter, vous avez le droit de changer d’avis. Mais, écoutez vos passions profondes, renseignez-vous sur le marché du travail, allez voir un conseiller en orientation, et décidez de votre vie. »

Pour suivre Jonathan sur Instagram : @jonathan_r0y


LANDRY ElizabethElizabeth Landry : « En tant qu’anglophone, je n’ai aucune difficulté à étudier en français »

À 19 ans, Elizabeth est tellement passionnée par son baccalauréat en science infirmière… qu’elle en fait profiter toute sa famille : « L’année dernière, par exemple, j’ai pris la tension de mes parents… dans leur jeep ! Quelle soirée ! Nous avons bien ri ! » Actuellement en deuxième année à l'université, Elizabeth partage son temps entre ses études, son poste de préposée aux soins au Faubourg du Mascaret à Moncton, et son emploi d’assistante gérante au service du logement de l’Université. Anglophone, elle a grandi à Salisbury, et a choisi d’étudier en français pour continuer à pratiquer sa langue de cœur. Elle a opté pour l’Université de Moncton afin d’apprendre sa future profession de la manière qui lui convenait : « Ici, nous sommes encouragés à faire preuve de leadership, et à réfléchir collectivement. Ces compétences sont très recherchées dans le milieu professionnel ».

Pour suivre Elizabeth sur Instagram : @elizabethperiodically


DEROY SarahSarah De Roy : « Vous avez droit à l’erreur : le parcours parfait n’existe pas ! »

À 26 ans, Sarah est déterminée à vivre de sa passion pour la nutrition. Aujourd’hui en quatrième année du baccalauréat en nutrition, elle a souhaité devenir ambassadrice du CNFS pour témoigner de son parcours atypique auprès des jeunes : « Quand on a une passion, peu importe le chemin que l’on suit pour y parvenir, l’important, c’est de continuer ! », explique-t-elle. « J’avais une formation de base en nutrition mais en m’inscrivant à l’Université de Moncton j’ai échoué à la sélection pour passer en deuxième année du bac. Je ne me suis pas découragée. J’ai trouvé une place pour travailler dans le service nutrition d’un hôpital ; ma patronne, voyant comme j’aimais ça, m’a poussée à reprendre mes études. Et, ça a plutôt bien fonctionné jusqu’ici ! »

Suivez Sarah sur Instagram : @sarahderoy


GAUVIN AlexandraAlexandra Gauvin : « C’est en expérimentant que l’on trouve sa voie ! »

Trois semaines en psychologie, un semestre en travail social, un semestre en criminologie, un baccalauréat complet en communication… Il aura fallu du temps, des réflexions, des détours et des expériences avant qu’Alexandra, 26 ans, originaire de Shippagan, prenne conscience de sa véritable passion pour le travail social. Aujourd’hui en dernière année d’un baccalauréat accéléré en deux ans, elle sait qu’elle a trouvé sa voie : « J’en ai eu la confirmation durant mon premier stage auprès de femmes victimes de violences. Dans le fond, j’ai toujours voulu aider les gens et avoir une influence positive sur leur vie ! Le travail social est aussi un secteur qui recrute beaucoup : je suis certaine de trouver du travail une fois mon diplôme en poche. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret : c’est mon parcours atypique qui a fait de moi ce que je suis. En tant qu’ambassadrice du CNFS, c’est ce que j’aimerais dire aux jeunes : c’est en expérimentant que l’on finit par trouver ce pourquoi on existe ! »

Pour suivre Alexandra sur Instagram : @aleksgau_


MARTIN SophieSophie Martin : « La vie étudiante vaut la peine de sortir de sa zone de confort ! »

Adolescente, Sophie conseillait déjà les membres de sa famille sur leur alimentation. Aujourd’hui, à 21 ans, elle entame la quatrième année de son baccalauréat en nutrition, animée par la même volonté d’aider les gens à adopter des habitudes de vie saines. Originaire d’Edmundston, elle a été en mesure de faire sa première année au campus d’Edmundston pour poursuivre ses études au campus de Moncton. Une expérience difficile au début, qui lui a inspiré l’envie de devenir ambassadrice du CNFS cette année : « Je veux montrer aux jeunes que la vie étudiante vaut la peine de sortir de sa zone de confort ! L’idée se retrouver seule sur un campus, dans une grande ville inconnue, peut faire peur, mais mon année universitaire près de la maison m’a aidée à m’habituer au rythme universitaire et, au grand Moncton, on se fait vite de nouveaux amis ! Et le campus offre une multitude d’activités : on peut pratiquer son sport favori, et même participer à des actions très originales. L’année dernière, par exemple, j’ai eu la chance de pouvoir prendre part à « MENU », un événement mêlant compétition inter-universitaire et conférences données par des spécialistes en nutrition. Je m’en souviendrai toute ma vie ! »

Suivez Sophie sur Instagram : @soph_martin4


ROY ShanieShanie Roy : « Ouvrez-vous de nouvelles portes : pensez à la gestion des services de santé ! »

Après son baccalauréat en kinésiologie à l’Université de Moncton obtenu en 2019, Shanie, 23 ans, originaire de Beresford, s’est tournée vers une maîtrise en gestion des services de santé, un programme accessible aussi bien aux étudiants en santé qu’aux professionnels désireux de reprendre leurs études. Elle est actuellement en deuxième année : « Les compétences que l’on acquiert durant ce cours sont de plus en plus recherchées. Cette maîtrise donne donc accès à des opportunités d’emploi plus importantes. Aussi, en tant qu’ambassadrice du CNFS, j’encourage vivement les jeunes à envisager d’intégrer ce programme plus tard. Ils ont encore le temps, mais ils peuvent déjà commencer à y penser ! »

Pour suivre Shanie sur Instagram : @shanieroy


CYR CathieCathie Cyr : « C’est correct de changer de programme. Il ne faut pas avoir peur d’essayer ! »

Cathy, 21 ans, n’a pas choisi d’étudier en santé par hasard. L’entraide, elle l’a dans le sang ! Son DSS l’a naturellement conduite au baccalauréat en science infirmière au campus d’Edmundston, où elle se sent comme un poisson dans l’eau : « J’ai grandi à deux pas d’ici. J’aime la proximité que crée ce petit campus : on est comme une famille ! Les professeurs nous connaissent et sont très disponibles pour répondre à nos questions. » Aujourd’hui en deuxième année, elle partage son temps libre entre le programme de mentorat, et son rôle d’ambassadrice du CNFS : « J’ai souhaité être ambassadrice cette année parce que je me rappelle combien il est difficile de trouver sa voie. J’aimerais dire aux jeunes qu’ils ont le droit de se tromper, et de changer de programme s’ils le souhaitent. L’important, c’est de ne pas avoir peur d’essayer ! »

Pour suivre Cathie sur Instagram : @cathie3131


LE BOUTHILLIER Julie2Julie LeBouthillier : « À l’Université, prenez le temps de prendre soin de vous ! »

Chez Julie, 24 ans, la science infirmière est une passion de famille ! « Ma mère et ma tante sont toutes deux infirmières. Leurs exemples m’ont inspirée, c’est vrai. Mais surtout, je sentais que j’étais faite pour ça : j’aime prendre soin des autres ; j’aime le fait d’être toujours en action ; et surtout, j’ai le sentiment que cette profession fait ressortir le meilleur de moi-même. Plus tard, je me vois bien travailler en service d’urgence ! » Aujourd’hui en quatrième année du baccalauréat en science infirmière et ambassadrice du CNFS, la jeune femme originaire de la Péninsule acadienne conseille aux jeunes de ne pas se mettre trop de pression sur les épaules : « Cela peut paraître paradoxal, mais pour réussir vos études, ne restez pas trop longtemps le nez dans vos livres ! Passez du temps avec vos amis, prenez soin de votre santé physique et mentale. Un jour, j’ai fait l’erreur de rester trop longtemps concentrée sur un travail et… le poulet que mon colocataire m’avait chargé de surveiller a brûlé. Depuis, j’ai fait des progrès en cuisine, heureusement ! »

Pour suivre Julie sur Instagram : @julie_lebouthillier


PALLISTER MeganMegan Pallister : « Lance-toi : tu seras fier de toi ! »

Son nom ne vous est pas inconnu ? C’est normal : Megan était déjà ambassadrice du CNFS l’année dernière. Son expérience auprès des jeunes lui a tellement plu qu’elle a décidé de la renouveler ! À 23 ans, Megan est aujourd’hui en deuxième année du doctorat professionnel en psychologie au campus de Moncton, avec l’objectif de devenir psychologue pour enfants : « Mon premier stage en psychologie scolaire m’a ouvert les yeux sur les réalités du métier. J’ai eu le déclic ! » Cette année, Megan entend faire profiter de son expérience les jeunes qui la suivront, en particulier ceux qui redoutent les stages. « Je le sais pour l’avoir vécu : l’idée de faire un stage peut engendrer de l’anxiété. Le conseil que je donne : lance-toi, tu seras fier de toi ! Et tout va bien se passer ! »

Pour suivre Megan sur Instagram : @megan_cnfs
 

Le programme « Ambassadeurs du CNFS », en bref :

Le programme a été lancé début 2019, sur le principe « Des jeunes parlent aux jeunes ». Il accueille cette année sa troisième cohorte d’ambassadeurs : 9 étudiants représentant tous les programmes d’études en santé proposés par le CNFS. Durant toute l’année universitaire, ils auront pour mission d’accompagner les interventions d’André DeGrâce, agent de recrutement du CNFS – Volet Université de Moncton, en témoignant de leur quotidien auprès d’un millier de jeunes du primaire et du secondaire, en visio-conférence (COVID-19 oblige). Ils raconteront aussi leur quotidien sur Instagram, et sur un journal de bord diffusé sur le blogue du site carrieresante.ca. En filigrane, le programme vise à informer les jeunes de toutes les opportunités offertes par une carrière en santé, en français, à l’heure où les candidatures sont encore trop peu nombreuses pour combler tous les postes vacants…

Savoir travailler en équipe et en interdisciplinarité sont des compétences essentielles aux professionnels de la santé. Comment les étudiants de l’Université de Moncton vont-ils pouvoir s’y préparer cette année, en toute sécurité, en dépit de la pandémie ? Pour le savoir, nous avons rencontré Marie-Josée Guérette, Coordonnatrice de la collaboration interprofessionnelle.

Synthèse sur les activités de CIP

Comment aidez-vous les étudiants de première année à se familiariser avec les spécificités des autres programmes ?

Le cours « Initiation aux études : santé » (SANT 1003) permet aux étudiants de développer leur apprentissage aux côtés d’autres étudiants de disciplines différentes. Cette année, il est offert en ligne, deux fois par semaine, de la rentrée jusqu’au mois de décembre. Obligatoire, il s’adresse aux étudiants de première année à l’École de kinésiologie et loisir, à l’École de science infirmière et à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales. Il a été spécialement adapté à cette situation de pandémie pour permettre aux étudiants d’avoir toujours une idée claire des programmes suivis par les étudiants de spécialités différentes.  

Comment se déroulera l’atelier d’immersion clinique simulée interprofessionnelle ?

Cet atelier aura lieu en présentiel au pavillon Jacqueline-Bouchard, sur 5 jours1, par petits groupes pour permettre aux 66 étudiants en science infirmière, aux 24 étudiants en médecine et aux 4 étudiants en thérapie respiratoire du CCNB de participer en toute sécurité, dans le respect de la distanciation physique. Sous le thème « Gérer une crise et son stress », les étudiants vont être amenés à collaborer, à communiquer ensemble de façon efficace, à procéder à l’ABC2 et à mieux appréhender les différents rôles de l’équipe interprofessionnelle lors de situations d’urgence. Deux laboratoires seront réservés ; par groupe de trois étudiants de spécialités différentes, ils suivront chacun des trois scénarios préparés à leur intention. Ils devront, évidemment, porter leur masque !

Qu’avez-vous prévu pour maintenir l’atelier de premier contact ?

Cet atelier sera organisé en ligne, sur Teams, le 20 novembre à partir de 13 h, sur le thème suivant : « Travail en équipe, soins centrés sur la personne, cas-personne âgée au domicile et jeune famille ». À ce jour, il sera suivi par 174 étudiants (74 en science infirmière, 26 en médecine, 55 en travail social, 14 en nutrition et 4 en thérapie respiratoire (CCNB)). Ils auront à résoudre deux études de cas, par petits groupes. Ils auront pour mission de repérer ce qui doit constituer pour eux des priorités, en fonction de leur spécialité ; puis, ils devront hiérarchiser en groupe les actions à mener en fonction des urgences identifiées. Ils seront ainsi amenés à développer leur capacité à travailler en collaboration avec d'autres corps de métiers que le leur, en clarifiant les rôles de chacun, en exerçant un leadership collaboratif et en communiquant efficacement entre eux.  

Chaque année, vous organisiez une activité de simulation de désastre. Comment la rendrez-vous possible cette année ?

Cette activité sera maintenue et aura lieu en ligne, au mois de février, sur le principe d'un jeu de simulation. Celui-ci sera rendu possible grâce aux vidéos (notamment avec des caméras "go pro") réalisées l'année dernière.

Qu’allez-vous proposer aux étudiants dans le cadre du Défi Équipes de Soins et Services de Santé (DÉSSS) ?

Cette activité aura lieu en ligne, en mars prochain. Les étudiants seront amenés à travailler par équipe, sur la base du témoignage d'une personne connectée en direct. La COVID-19 ne doit pas faire obstacle à l’apprentissage de compétences essentielles !
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 La procédure d'intervention pour les urgences médicales extra-hospitalières : « A » pour « airway » ou « libération des voies aériennes, « B » pour « breathing » ou ventilation pulmonaire » et « C » pour « circulation sanguine »
2   L’atelier d’immersion clinique simulée interprofessionnelle aura lieu les 15 et 16 octobre, puis les 25, 26 et 27 novembre. En cas de tempête, l’atelier prévu serait reporté au 1er décembre.

 

Le 21 septembre 2020, 6 h 39
Je vous écris de mon salon… Ou plutôt du salon de mes parents ! Il y a encore quelques mois, j’imaginais ma dernière année d’études à la Maîtrise en gestion des services de santé comme tremplin naturel vers ma vie d’adulte : cours, révisions et activités entre amis… C’est cela la vie d’étudiante !

Et aujourd’hui, me voilà de retour chez mes parents ! La situation pandémique a bouleversé mes plans de bien des façons, mais réintégrer le cocon familial après 5 ans passés à l’extérieur a sans doute été l’un des changements les plus bizarres… Je ne m’en plains pas ! Au contraire : je prends plaisir à redécouvrir ma ville natale, et j’aime de plus en plus l’idée de trouver un emploi plus près de la maison, plus près de ma famille.

Pour le reste, on s’habitue : les cours à distance, les rencontres d’équipe virtuelles, les examens maison…Rester en pyjama toute la journée ! (Seulement à quelque occasion bien sûr, haha!). Il faut dire que la Formation continue de l’Université de Moncton a plutôt bien fait les choses : en tant qu’étudiante, je peux bénéficier de services d’encadrement adaptés à l’enseignement à distance ; j’ai aussi accès à un guide étudiant qui rassemble de l’information et des tutoriels pour nous accompagner dans l’utilisation des divers outils technologiques. J’ai également pu assister à des ateliers techniques sur l’utilisation des diverses plateformes durant ma première semaine de retour en classe.

J’ai l’impression que ce sera tout un défi, mais je saurai le surmonter. Pour bien réussir ma dernière année universitaire à la virtuelle, je me suis dit qu’il serait important d’établir une routine qui entrainera des activités à l’extérieur de la maison : aller faire marcher mon petit chien tous les matins, faire la lecture de mes chapitres à l’extérieur de la maison, prendre des pauses actives pour limiter le temps devant mon écran, etc. Ces pratiques me seront bénéfiques durant cette période de télétravail.

Par la force des choses, j’ai le pressentiment que je suis en train d’acquérir plus rapidement des qualités professionnelles importantes telles que l’autonomie, la résilience et la capacité d’adaptation.

Pour me garder à ces engagements, vous pouvez me suivre sur Instagram au @shanieroy !

Et vous, comment vous sentez-vous face à cette nouvelle réalité ?

SR

Shanie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Au cours de l’année universitaire, d’autres ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

De la maternité aux soins des personnes âgées, le Nouveau-Brunswick a besoin de travailleurs sociaux dans de très nombreux domaines ! Pour mieux comprendre les opportunités qui attendent aujourd’hui les futurs diplômés, nous avons rencontré Maryse LeBlanc-Saulnier, travailleuse sociale depuis 22 ans et employée par le Programme extra-mural depuis 11 ans, et Isabelle Cormier-LeBlanc, travailleuse sociale en pédiatrie sociale.


Quelles sont vos missions ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : Au quotidien, je rends visite à des personnes de tous âges, qui souffrent de maladies aigües, de maladies chroniques, en phase palliative ou en phase terminale. Il s’agit, la plupart du temps, de personnes à qui l’on a donné un nouveau diagnostic et qui ont du mal à l’accepter. Cela peut aussi générer des problèmes de famille, des difficultés financières, ou d’autres soucis qui les empêchent de gérer la maladie. Bien souvent, toute la famille s’en trouve affectée. Ma mission consiste donc à accompagner les patients, ainsi que leur entourage, dans leur cheminement personnel.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Je fais partie de l’équipe du projet de pédiatrie sociale lancé au Nouveau-Brunswick en 2018 pour aider les familles en situation de vulnérabilité. L’objectif est d’apporter un soutien renforcé aux familles, que ce soit sur le plan médical, psycho-social ou même communautaire, dans le respect du droit des enfants. Je travaille avec une pédiatre, Dre Deschênes : ensemble, nous rencontrons les familles, et nous tâchons de trouver des solutions pour répondre à leurs besoins afin que les enfants se sentent mieux. Ce projet a été initialement développé dans la région de Montréal par le Docteur Gilles Julien et son équipe. Au Nouveau-Brunswick, nous avons implanté un premier centre ici, à l’école Abbey-Landry de Memramcook; aujourd’hui, le projet se développe dans les régions de Kent et de Saint John.

Pourriez-vous nous raconter une journée-type ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : C’est précisément ce que j’aime dans cette profession : la variété de situations qui rend chaque jour unique ! Généralement, je commence ma journée par une réunion avec mes collègues : je travaille au sein d’une équipe multidisciplinaire et nous mettons un point d’honneur à discuter ensemble de chaque patient. Généralement, j’effectue trois visites dans la journée auprès de personnes volontaires. Je les appelle le matin pour les avertir de ma venue. Une fois ma tournée terminée, je reviens au bureau pour finaliser ma documentation et échanger de vive voix avec l’équipe sur ce que j’ai pu observer.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Mon quotidien est très différent d’une journée à l’autre ! Ce matin, j’ai rencontré les autres membres de l’équipe clinique pour faire le point sur les avancées du projet. Demain, je rencontre individuellement des jeunes qui ont besoin d’un suivi plus appuyé : je les conseille pour qu’ils se sentent mieux à l’école ou chez eux ; parfois, je fais appel à l’aide de la communauté. Un jour, par exemple, j’ai récupéré auprès d’une amie une guitare électrique pour l’offrir à un jeune qui voulait créer un lien avec son beau-père musicien. Je suis aussi une facilitatrice : il n’est pas rare que des familles me demandent de faire le lien entre elles et d’autres services. Il y a quelques jours, par exemple, j’ai accompagné une mère qui a reçu la visite des services de protection de l’enfance. Il n’y a pas de petites actions pour le mieux-être des familles et des enfants ! Et s’il faut que je cogne aux portes de la communauté pour trouver à un père de famille au chômage une tenue en bon état qui lui permettra de décrocher un emploi, je le fais !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous diriger vers le travail social ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : J’ai toujours voulu aider les gens dans le besoin. Aujourd’hui, je me sens choyée de travailler avec des personnes si spéciales, si résilientes. Elles ont toutes en elles cette force qui leur permet de passer à travers des épreuves vraiment difficiles; nous ne faisons que leur révéler cette force en les accompagnant.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Je pense que c’est important d’aider les autres comme on voudrait pouvoir être aidé. La confiance que les familles m’accordent donne beaucoup de valeur à mon travail. Les jeunes, les parents, apprécient ce que je fais pour eux, et ça me fait chaud au cœur !

Quel parcours avez-vous suivi ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : J’ai commencé par étudier la psychologie à l’Université de Moncton, mais j’ai vite réalisé que le travail social me conviendrait mieux. J’ai donc obtenu mon baccalauréat en travail social – à l’époque, on le préparait en 4 ans ! -  et décroché un premier poste à Fredericton dans un programme au ministère du Développement social pour lequel nous prenions les appels après les heures normales de travail. J’ai ensuite travaillé quelques années dans le domaine correctionnel, puis six ans en milieu hospitalier dans le service du traitement des dépendances, avant d’intégrer le programme extra-mural.

Isabelle Cormier-LeBlanc : J’ai toujours été attirée par le milieu scolaire. J’ai donc commencé par étudier en éducation primaire à l’Université de Moncton, avant de me diriger finalement en travail social. Quand j’ai terminé mon bac, j’ai travaillé au ministère du Développement social auprès de personnes vulnérables qui présentaient une demande d’aide sociale, puis dans le milieu scolaire. C’est là que j’ai eu l’opportunité de poser ma candidature pour ce projet de pédiatrie sociale.

Quelles sont, selon vous, les qualités à avoir pour être un bon travailleur social ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : Il faut avant tout être capable d’observer une situation sans porter de jugement. Il faut aussi faire preuve d’écoute attentive, pour bien comprendre le vrai besoin des gens : au début, nous ne voyons que la surface telle par exemple une problématique financière, mais celle-ci peut cacher un problème plus profond comme des violences subies pendant l’enfance. Enfin, il est important de respecter le rythme de chacun.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Dans notre profession, c’est important d’être à l’écoute, et de faire preuve d’empathie. Il faut aussi savoir faire preuve d’imagination et de créativité !

Avez-vous vu la profession évoluer ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : Bien sûr ! Les travailleurs sociaux sont aujourd’hui amenés à conseiller les personnes qu’ils accompagnent, ce qu’ils ne faisaient pas avant par exemple. Le regard de la société a changé, aussi : aujourd’hui, le travail social n’est plus vu comme un travail de bureau. Les gens sont beaucoup plus ouverts à notre discipline : ils voient que nous travaillons en équipe pour les aider vers un but commun.

Quel regard portez-vous sur le développement de l’emploi dans votre profession ?

Isabelle Cormier-LeBlanc : Aujourd’hui, nous avons tant de travail dans notre profession que nous n’avons de temps que pour gérer les urgences. Or, dans l’idéal, il faudrait que l’on puisse aider les gens avant que leur situation ne devienne urgente. C’est ce que j’essaie de faire en pédiatrie sociale. Avec ce projet, celle-ci est promise à un bel avenir : si elle se développe, nul doute que cela va créer des emplois ! En attendant, les bénévoles sont les bienvenus : cela peut-être un excellent moyen de découvrir la profession !

 

Ils ne portent pas de blouses blanches, mais ils sont au cœur du bon fonctionnement des hôpitaux, des cliniques, et même… des prisons ! Qui donc ? Les gestionnaires des services de la santé, bien sûr ! Pour mieux comprendre pourquoi ces professionnels sont aujourd’hui très recherchés sur le marché du travail, et comment se former, nous avons rencontré Claire Johnson, professeure en gestion des services de santé à l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton.


Quels sont les besoins en recrutement en gestion des services de santé ?

Les services de la santé font face à des défis de plus en plus complexes et multifactoriels : pénurie de personnel, manque de ressources… Ils ont de plus en plus besoin de professionnels parfaitement formés aux techniques de gestion, dotés d’une excellente connaissance du milieu médical, et capables de comprendre et de confronter différentes perspectives. Si ces postes étaient traditionnellement occupés par des cliniciens sans formation spécifique en gestion, les recruteurs sont aujourd’hui beaucoup plus exigeants. La maîtrise en gestion des services de santé que propose l’Université de Moncton répond à ces besoins, en formant des professionnels de la santé aux techniques de gestion attendues dans les établissements de soins et au sein de services spécialisés.

Quels sont les débouchés pour les titulaires d’une maîtrise en gestion des services de santé ?

Après une telle formation, les diplômés peuvent se diriger dans n’importe quel domaine lié à la santé, pour occuper des postes tels que coordonnateur, gestionnaire de projet ou gestionnaire d’équipe. Beaucoup choisissent de travailler au sein de réseaux de la santé (Horizon ou Vitalité sont, par exemple, d’importants employeurs au Nouveau-Brunswick) ; ils peuvent aussi travailler dans la fonction publique fédérale, dans les services correctionnels par exemple.

Qui peut s’inscrire à la maîtrise en gestion des services de santé ? 

Ce programme vise autant les professionnels de la santé en poste, que les jeunes diplômés qui viennent de finir leur baccalauréat dans un domaine de la santé, cela quelle que soit leur spécialité : nutrition, science infirmière, psychologie… C’est d’ailleurs tout ce qui fait la beauté de ce programme : en vivant ainsi l’expérience de l’intersectorialité, ils s’enrichissent des expériences des autres, et apprennent à voir chaque problématique selon différentes perspectives pour prendre des décisions éclairées. En outre, ils développent leur réseau professionnel. Une maîtrise comme celle-ci ouvre des horizons !

Combien de temps dure la formation ?

À temps plein, le programme dure deux ans. C’est généralement la voie que suivent les jeunes diplômés. À temps partiel – solution prisée par les professionnels en poste – le programme est très flexible, et s’adapte aux besoins et au rythme de chacun.

Quelle est la différence entre le certificat, le diplôme et la maîtrise ?

Nos programmes sont développés comme des poupées russes ! L’étudiant peut, par exemple, décider d’arrêter sa formation après 5 cours ; il recevra alors un certificat prouvant qu’il a acquis les premières compétences. S’il poursuit ses études, mais qu’il ne va pas au bout du programme, il recevra un diplôme. Il n’obtiendra sa maîtrise que s’il termine le programme.

La formation inclut-elle un stage ?

Il s’agit bien d’une maîtrise pratique, et non d’une maîtrise avec thèse ! Les étudiants effectuent donc un stage, généralement entre la première et la deuxième année, pendant les sessions du printemps et de l’été. Pour le trouver, ils peuvent compter sur l’aide de la coordonnatrice de stages ; mais, il n’est pas rare que les étudiants trouvent eux-mêmes leur stage, car ils ont déjà un bon réseau !

LA MINUTE DE CLAIRE

Originaire du Nouveau-Brunswick, Claire Johnson est professeure en gestion des services de santé à l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton depuis juillet 2018. Elle est également diététiste dans le milieu carcéral, chercheure, et chroniqueuse à Radio Canada.

Titulaire d’un baccalauréat en nutrition (obtenu à l’Université de Moncton), d’une maîtrise en administration publique (Université de Moncton), et d’un doctorat en santé des populations (Université d’Ottawa), elle a notamment travaillé en tant que gestionnaire au niveau fédéral, au sein du service correctionnel, où elle était responsable du programme de nutrition clinique à travers tout le Canada.

NOS ÉTUDIANTS TÉMOIGNENT

Olivier Barriault, étudiant en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Après avoir complété mon bac en Kinésiologie, j’ai voulu développer mes compétences en gestion et ainsi m’ouvrir d’autres portes. Idéalement, j’aimerais travailler dans un hôpital, en gestion des risques par exemple, au sein d’un service qualité, ou dans le domaine de l’information pour analyser les données collectées et aider à la prise de décisions. J’ai choisi d’étudier en français, car c’est ma langue maternelle : l’Université peut parfois être un défi, et j’ai décidé de rester dans cette zone de confort !  Le fait que l’on soit tous issus de différentes spécialités enrichit énormément le programme : chacun apporte un bagage différent, partage ses perspectives, et amène les autres à voir les choses différemment. C’est un bon entraînement pour la suite de notre carrière, au cours de laquelle nous allons devoir travailler avec différents professionnels, qui n’auront pas toujours la même approche que nous, mais avec qui nous travaillerons vers un objectif commun.

Iva Bien-Aimée, étudiante en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Je suis dermatologue à Haïti, mon pays d’origine. J’ai choisi la maîtrise en gestion des services de santé pour prétendre ensuite à un poste de direction en clinique. Dans ce programme, j’apprécie tout particulièrement l’ambiance familiale des cours : nous exposons nos opinions, nous nous écoutons, nous réfléchissons ensemble, et nous trouvons des solutions.  

Eric Boutot, étudiant en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Je suis titulaire d’un baccalauréat, avec une spécialisation en psychologie. Après la maîtrise, j’aimerais exercer ma profession de gestionnaire dans le milieu communautaire, au niveau des soins primaires. Ces deux années m’ont conforté dans mon choix : j’apprécie vraiment les gens avec qui je travaille, les professeurs et toute l’équipe en place ; quant aux cours, ils sont très intéressants et nous préparent à affronter toutes les problématiques auxquelles nous serons confrontés plus tard. J’apprécie particulièrement les sujets de santé liés à l’économie et à la politique. 

Sara Naam, étudiante en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Je suis sage-femme de formation ; j’ai suivi un programme de science sage-femme au Maroc, mon pays d’origine, avant d’effectuer une maîtrise en soins avancés. J’ai ensuite décidé de venir au Canada pour poursuivre mes études en gestion des services de santé. Ce programme m’a vraiment permis de comprendre les perspectives de tous les acteurs clés d’un système de santé : les décideurs, les autres professionnels de la santé, mes collègues, les gestionnaires, le monde de l’administration… J’aime particulièrement la dynamique en classe. Nos cours sont basés sur l’apprentissage individuel et collectif : les étudiants sont encouragés à partager leurs propres opinions, et nous nous enrichissons mutuellement. C’est ainsi que je conçois ma future profession : par le dialogue entre les spécialités. Je suis convaincue que cela apporte un vrai plus à la qualité des soins ! Une fois diplômée, j’aimerais travailler comme gestionnaire dans un service de gestion de risques pour promouvoir la sécurité des patients.

Jeremie Breau est physiothérapeute. Motivé par le développement d’un nouveau projet entrepreneurial dans le domaine de la téléréadaptation, il a suivi en janvier le programme de perfectionnement professionnel en télésanté1 offert par la « Formation continue » de l’Université de Moncton. Nous l’avons rencontré.

Jeremie Breau

Pourquoi avez-vous décidé de vous former en télésanté ?

Je travaille actuellement à temps plein dans le secteur public en tant que physiothérapeute, mais j’ai le projet de développer en parallèle une activité entrepreneuriale de téléréadaptation à temps partiel, pour offrir des services de physiothérapie en ligne. La télésanté est une compétence relativement nouvelle et encore assez peu employée dans mon secteur d’activité. Je voulais comprendre comment des professionnels de la santé parvenaient à apporter une aide à distance à leurs patients grâce aux technologies, et voir dans quelle mesure cette méthode pouvait s’appliquer à mon projet.

Comment avez-vous appris l’existence de ce programme ?

Puisque la santé est un domaine qui évolue très vite et pour lequel il est important de mettre régulièrement ses compétences à jour, je visite souvent le site web dédié à la Formation continue de l’Université de Moncton. C’est ainsi que j’ai vu que cette formation était offerte !

Que vous a apporté ce programme ?

J’ai acquis une vue d’ensemble sur les pratiques développées avec succès dans le milieu de la santé. Les différents exemples m’ont, en particulier, conforté sur l’impact positif de la télésanté sur les patients. Ce système protège la santé physique de la population, en contribuant à réduire les contacts et les risques de contagion. Par ailleurs, en restant chez eux, les patients évitent l’éventuel stress d’un déplacement ; la situation leur est également plus coJeremie Breau 2nfortable que dans un cabinet médical et ils se sentent mieux.

Votre projet a-t-il mûri durant votre formation ?

Suivre ce programme en télésanté m’a donné confiance en mon projet. Aujourd’hui, je suis convaincu que je pourrai apporter un soutien non négligeable à mes patients grâce à la téléréadaptation. Bien sûr, tous les cas ne peuvent être traités à distance. Mais, grâce à ces techniques, je pense pouvoir apprendre les bons gestes aux patients et les amener à se soulager grâce à des exercices adaptés à leur situation, qu’ils pourront pratiquer eux-mêmes chez eux, cela pour toutes les situations où la thérapie manuelle n’est pas nécessaire. 

Combien de temps a duré votre formation en télésanté ?

J’étais en congé parental, ce qui m’a permis de m’organiser pour suivre et terminer le programme en moins de 20 heures.

Pourquoi recommanderiez-vous ce programme ?

Cette formation donne de vrais outils à toute personne qui cherche à intégrer la télésanté à son milieu de travail !

LA MINUTE DE JEREMIE

Originaire du Nouveau-Brunswick, Jeremie Breau a étudié la physiothérapie à l’Université d’Ottawa (sous le volet du CNFS), dont il est sorti diplômé en 2009. Il a travaillé en clinique privée, et en milieu public. Contact : physiodistance@gmail.com

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💡 Découvrez le module 1 – introduction à la télésanté ! C’est gratuit !

comité justice sociale2020
Ça bouge sur le campus de Moncton ! À l’occasion de la Semaine du travail social, les étudiants engagés dans le projet de Justice sociale organiseront du 16 au 20 mars, différentes activités pour sensibiliser, entre autres, aux défis que vivent quotidiennement les étudiants internationaux et les étudiants à mobilité réduite. Explications avec Samantha Chevarie, coordinatrice du projet de Justice sociale.

robes rougesQu’est-ce que le projet de Justice sociale ?

Vous avez peut-être remarqué les robes rouges suspendues aux arbres du campus, en début d’année ? C’était nous ! Nous faisons cela depuis trois ans : ces robes rouges, inspirées du REDress Project de l'artiste Jaime Black, ont pour but de faire réfléchir le campus sur les violences dont sont victimes les femmes autochtones. Ce n’est là qu’une des nombreuses actions que nous organisons ! Pour résumer, le projet de Justice sociale a été mis en place avec l’École de travail social, dans le but de sensibiliser les étudiants aux défis de société qui les entourent sur le campus même de l’Université de Moncton. Et, ils sont nombreux !

Comment allez-vous aborder cette année la Semaine du travail social ?

Cette année, la Semaine du travail social a pour thème l’ouverture à l’autre. Sur la base de témoignages recueillis sur le campus, nous avons identifié deux grands sujets sur lesquels nous aimerions attirer l’attention du campus : les défis que doivent relever les étudiants internationaux, et les difficultés que vivent les étudiants à mobilité réduite.

Quels seront les temps forts ?

Les activités débuteront le lundi 16 mars, avec une conférence donnée par l’artiste Xavier Gould, mieux connu sous le nom de son personnage Jass-Sainte Bourque, qui prépare actuellement la première pièce de théâtre queer acadienne. Durant la journée, les étudiants pourront découvrir les bienfaits de la zoothérapie. Le soir, nous invitons tous ceux qui le souhaitent à participer à la « Soirée Infusion » : des étudiants internationaux et venant d’ailleurs dans la province du Nouveau-Brunswick partageront leurs témoignages, et des activités seront organisées pour mieux comprendre leur quotidien.

Mardi, Erica Richard, étudiante à mobilité réduite inscrite à l’École de travail social présentera les défis auxquels elle est confrontée sur le campus, avec à cœur la diffusion d’un message positif et riche d’idées novatrices.

Mercredi, une activité de yoga sera organisée le matin, suivie d’une conférence donnée par l’Association des travailleuses et travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick (ATTSNB). Louis J. Richard, présentera également son dernier ouvrage portant sur l’histoire du travail social. 

La journée de jeudi (journée de partenariat avec le Ministère du Développement Social) marquera la fin des activités, avec une cérémonie de clôture.

Pourquoi participer ?

Le campus est à l’image de la société : diversifié ! Ouvrir les yeux sur les réalités, débattre, réfléchir à des pistes de solution, c’est prendre conscience que chacun, à son niveau, peut agir pour une société plus juste. C’est devenir citoyen du monde ! 

Pour information :

Le projet de Justice sociale recrute chaque année !

Vous souhaitez vous engager à travers un projet qui a du sens ? Le Projet de Justice sociale est fait pour vous, que vous soyez inscrit ou non à l’École de travail social ! Chaque année, le projet recrute, car il a besoin de toutes les énergies pour mettre en œuvre ses activités et en créer de nouvelles ! Il est aujourd’hui organisé autour de deux comités, chacun réunissant une dizaine d’étudiants : le Comité communautaire, qui organise différentes activités de bénévolat, et le Comité de la Semaine de travail social. Deux façons complémentaires de s’impliquer, tout en enrichissant son réseau et en développant ses compétences professionnelles et citoyennes.  Cassandra McGraw, membre du Comité communautaire, témoigne : « Ce projet me permet de m'engager et de redonner à ma communauté ! Je suis fière d’appartenir à un groupe de personnes qui sont tout aussi passionnées par le travail social que moi. Comme étudiante en travail social, le comité me donne la chance d'aider les gens dans le besoin autour de moi, avec des petits gestes qui comptent. » Mylène Michaud, membre du comité de la Semaine du travail social ajoute : « Ce projet est une belle occasion pour moi de m'impliquer dans mon programme tout en venant chercher mes intérêts. Il m'a fait sortir de ma zone de confort étant donné que je suis seulement dans ma 1re année de baccalauréat en travail social. Grâce à ce projet, j'ai aussi eu la chance de rencontrer de nouvelles personnes ».


(Afin d'alléger le texte, et vous garantir un meilleur confort de lecture, le masculin est utilisé pour désigner les hommes comme les femmes).

Pour être à la hauteur en tant que diététiste, quel que soit le milieu dans lequel on travaille, rien ne vaut l’expérience du terrain ! En baccalauréat ès sciences (nutrition) avec internat, vous cumulerez près d’un an de pratique professionnelle, grâce à vos stages. Explications avec Sonia Bérubé, responsable de la formation pratique en nutrition à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d'études familiales et à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires (Université de Moncton).

Quelles occasions sont offertes aux étudiantes et étudiants en nutrition de développer leur pratique professionnelle ?

Le programme comprend deux cours de stage, soit environ 6 heures de pratique par semaine. À cela s’ajoutent 40 semaines de stage (1500 heures) en internat, que les étudiantes et étudiants effectuent à l’issue de leur 4e année de baccalauréat.

Les stages représentent donc plus de 20 % du programme de formation. En quoi sont-ils si importants ?

C’est en stage que les étudiantes et étudiants s’ouvrent les portes de l’emploi ! Ils consolident l’intégralité des compétences qu’ils ont apprises en cours : ils confrontent leurs connaissances à la réalité, acquièrent des réflexes professionnels, développent leur capacité de jugement, et apprennent à travailler en équipe avec d’autres professionnels du corps médical. Dans le même temps, ils découvrent les spécificités des différents milieux, affinent leurs projets professionnels, et enrichissent leur réseau.  

Concrètement, quelles compétences les étudiantes et étudiants en nutrition développent-ils durant leurs stages ?

L’organisation des stages est articulée autour de 5 grands domaines, que les étudiantes et étudiants doivent maîtriser à la fin de leur formation.

  • « Pratique professionnelle » : nous veillons à ce que nos étudiantes et étudiants en nutrition deviennent des diététistes respectueux de la législation et des règlements en vigueur, organisés, rigoureux et soucieux de maintenir une approche axée sur les besoins de leur clientèle ;
  • « Communication et collaboration » : tout au long de leur formation, et plus spécifiquement durant leurs stages, les étudiantes et étudiants apprennent à communiquer efficacement à l’écrit et à l’oral, développent leurs compétences interpersonnelles, et affinent leur capacité à travailler en équipe ;
  • « Soins en nutrition » : forts de leurs 4 premières années de baccalauréat, les étudiantes et étudiants développent en stages leurs capacités à évaluer les besoins en nutrition des patients et à gérer la mise en œuvre de plans de soins en nutrition ;
  • « Santé publique et de la population » : les stages les préparent aussi aux missions qui entourent la promotion de la santé nutritionnelle des groupes, des communautés et des populations.
  • « Gestion » : les étudiantes et étudiants affinent en stage leurs compétences liées à la gestion de programmes, de projets ou de services en lien avec la diététique. 

Comment les stages sont-ils répartis dans les différents milieux ?

Les étudiantes et étudiants passent 18 à 20 semaines en milieux cliniques (milieu hospitalier), 9 à 11 semaines en gestion au sein de services alimentaires et de nutrition, 6 semaines en milieux communautaires, et 2 semaines dans le ou les milieu(x) de leurs choix.

Qu’apprennent les étudiantes et étudiants en milieux cliniques ?

Ils approfondissent tout particulièrement leurs compétences sur les sujets ayant trait au diabète, et au support nutritionnel (autrement dit, auprès de patients qui ne sont pas capables de se nourrir par voie orale). À ces deux secteurs obligatoires s’ajoutent 4 rotations de 3 à 4 semaines dans les domaines de leurs choix : ils peuvent exercer en maternité, en pédiatrie, en médecine, en oncologie, en cardiologie, en néphrologie (1), en soins de longue durée, en clinique externe, ou au sein des programmes extra-muraux.

Comment sont organisés les stages au sein des services alimentaires et de nutrition ?

Les étudiantes et étudiants travaillent 3 à5 semaines en opération/production et distribution (cafétéria, traiteur…) et 6 semaines en gestion de services alimentaires, où ils développent leurs savoir-faire en matière d’achat, de budget, de gestion de la qualité, de gestion des ressources humaines, financières et matérielles, de planification des menus…

Où les étudiantes et étudiants peuvent-ils approfondir leurs compétences en nutrition communautaire ?

Les stages leur offrent la possibilité de travailler à la Santé Publique, ou encore dans des organismes comme le programme Mango.

Comment les étudiantes et étudiants peuvent-ils occuper judicieusement les deux semaines de stage de leur choix ?

Ces deux semaines sont pour les étudiantes et étudiants une opportunité d’approfondir des thèmes qui les intéressent tout particulièrement. Ils peuvent, par exemple, participer au développement d’un programme de nutrition dans un supermarché, intégrer un poste en industrie agroalimentaire, effectuer un stage en clinique privée, ou encore effectuer un autre stage en clinique, en gestion ou en nutrition communautaire…

Comment l’université aide-t-elle les étudiantes et étudiants à trouver leurs stages ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec le Réseau de santé Horizon et le Réseau de santé Vitalité, pour assurer aux étudiantes et étudiants une large variété de stages correspondant aux compétences qu’ils doivent acquérir. Nous veillons aussi à respecter leurs choix personnels, la langue dans laquelle ils souhaitent effectuer leurs stages, et leurs éventuelles contraintes (familiales, géographiques…).

Sonia Bérubé, responsable de la formation pratique en nutrition à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d'études familiales et à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires (Université de Moncton).Comment les étudiantes et étudiants sont-ils accompagnés durant leur stage ?

Ils sont supervisés en continu par un mentor. De mon côté, je veille à ce qu’ils acquièrent les compétences requises en assurant un suivi régulier. Ainsi, une fois diplômés, nos étudiantes et étudiants sont prêts pour l’emploi : en moyenne, ils sont embauchés dans les 4 mois qui suivent l’obtention de leur diplôme !


(1) La néphrologie est la spécialité médicale visant à prévenir, diagnostiquer et soigner les maladies des reins.

Ils portent secours aux accidentés de la vie, soutiennent les personnes vivant avec un trouble de santé mentale, aident les aînés, accompagnent les processus d’adoption… Souvent dans l’ombre, les professionnels du travail social n’en brillent pas moins par leur engagement auprès des autres. Une profession « passion », aux compétences de plus en plus recherchées, et pour laquelle il est possible de se former en français au Nouveau-Brunswick. Rencontre avec Marie-Pier Rivest, professeure à l’École de travail social à l’Université de Moncton.



Le travail social est-il un domaine créateur d’emplois?

Dans ce secteur, ce ne sont pas les emplois qui manquent! Les besoins en recrutement devraient même augmenter au Nouveau-Brunswick dans les années à venir, en conséquence des nombreux départs à la retraite annoncés de travailleuses sociales et travailleurs sociaux.

Quelles sont les spécialités les plus recherchées?

Dans la province, les besoins les plus importants se concentrent surtout autour de l’accompagnement des aînés, et dans le domaine de la santé mentale des enfants.

Selon vous, comment la profession va-t-elle évoluer?

Je suis convaincue que le travail social va jouer un rôle de plus en plus important dans la société. Dans un monde où les inégalités ne cessent d’augmenter, les travailleuses sociales et les travailleurs sociaux vont donc être amenés à aider des personnes marginalisées et vulnérables à composer avec des situations de plus en plus difficiles, que ce soit le chômage, la pauvreté…  La profession sera aussi de plus en plus impliquée dans l’accompagnement de populations victimes de bouleversements géopolitiques, et même climatiques…

Comment devient-on un professionnel du travail social?

On peut obtenir un baccalauréat en travail social au terme de 5 années d’études. Il est ensuite possible de poursuivre vers une maîtrise, puis un doctorat. Les deux premières années menant au baccalauréat sont des années préparatoires. Celles-ci comprennent deux cours obligatoires : « Introduction au travail social » en première année, et le cours de « fondements théoriques » en deuxième année. Ces deux années préparatoires permettent aux étudiants de se forger une bonne culture générale, et de suivre des cours connexes au travail social ; arrivés en troisième année, ils sont vraiment prêts à développer leurs compétences professionnelles en travail social.

Qu’apprend-on durant le baccalauréat en travail social?

Les étudiants suivent différents types de cours : des cours sur l’État et la politique sociale, qui leur permettent de mieux comprendre le contexte social dans lequel ils seront amenés à œuvrer, des cours sur l’éthique dont ils devront faire preuve dans l’exercice de leur fonction, des cours sur la recherche en travail social, des cours sur la communication familiale… Ils apprennent aussi comment agir selon les trois grands champs d’intervention : le travail social sur une base individuelle, auprès des groupes et le travail social collectif. À la fin de leur baccalauréat, les étudiants doivent réaliser un mémoire : ils approfondissent un sujet qui les intéressent en développant leurs propres recherches.

Les étudiants ont-ils la possibilité de développer leurs compétences en stage durant leur baccalauréat?

Bien sûr : les stages font partie intégrante du baccalauréat en travail social! Les étudiants mettent ainsi en pratique ce qu’ils ont appris en cours, et apprennent à travailler en équipe sur le terrain avec d’autres professionnels. Leur premier stage a lieu durant leur troisième année (après les deux années préparatoires) : deux semaines à temps complet, puis trois jours par semaine durant 13 semaines.

Le deuxième stage est organisé en dernière année du baccalauréat : les étudiants sont plongés dans leur milieu de stage cinq jours par semaine pendant 15 semaines. Ils passent donc davantage de temps sur le terrain et sont amenés à prendre plus de responsabilités.

Où peuvent-ils effectuer leurs stages?

Généralement, le premier stage offre la possibilité aux étudiants de partager le quotidien d’équipes venant en aide à différentes populations, dans le milieu hospitalier par exemple, dans le milieu scolaire ou encore le milieu communautaire. Durant leur second stage, les étudiants ont aussi la possibilité de faire de la recherche, ou même de développer leurs compétences dans un autre pays. Certains de nos étudiants ont ainsi eu l’opportunité de travailler en Belgique, en Tunisie, au Maroc…

Comment trouve-t-on un stage en travail social?

À l’École de travail social, nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur deux coordinatrices des stages. Elles ont pour mission d’accompagner les étudiants vers les milieux où ils pourront développer leurs compétences en regard de leurs projets professionnels.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour qu’ils réussissent leurs études?

Je conseille à tous de s’impliquer dans la vie étudiante! L’École de travail social compte plusieurs comités, qui offrent aux étudiants d’intéressantes opportunités de bénévolat : autant d’occasions de développer encore ses compétences autour de projets vraiment inspirants!  

LA MINUTE DE MARIE-PIER

Sa situation professionnelle actuelle : Professeure à l’École de travail social – Université de Moncton.

Son parcours : Marie-Pier est titulaire d’un baccalauréat, d’une maîtrise et d’un doctorat en travail social. Pendant ses années universitaires, Marie-Pier a travaillé pour différents organismes de logement venant en aide à des personnes vivant avec un trouble de santé mentale. Un engagement qu’elle poursuit aujourd’hui, en parallèle de ses activités d’enseignement et de recherche. 

Ce qui lui a donné le goût d’étudier en travail social : Adolescente, Marie-Pier s’impliquait déjà beaucoup auprès de sa communauté à titre bénévole. Pour ses amis, elle était la confidente, celle auprès de qui on venait chercher naturellement conseil. Pour toutes ces raisons, et encouragée par l’un de ses mentors, elle s’est inscrite à l’Université, en travail social, et a développé un vif intérêt pour cette discipline, en particulier pour son volet recherche.

Soins intensifs, gériatrie, services d’urgence, chirurgie… Avec près de 4 230 recrutements prévus sur 10 ans (1), les infirmières et infirmiers autorisés comptent parmi les professionnels les plus recherchés au Nouveau-Brunswick. Explications avec Isabelle Duguay, conseillère en développement organisationnel au sein du Réseau de santé Vitalité.

« Une ou un jeune qui choisit aujourd’hui de s’orienter vers des études en science infirmière a toutes les chances de faire une belle carrière dès l’obtention de son baccalauréat, et d’avoir la sécurité d’emploi ». Le ton est donné : d’après Isabelle Duguay, conseillère en développement organisationnel au Réseau de santé Vitalité, « les occasions d’emploi pour les infirmières et les infirmiers sont partout au Nouveau-Brunswick, dans toutes les régions, et dans tous les milieux ! ». D’ici 2026, quelque 2 600 infirmières et infirmiers devraient être embauchés dans la province pour remplacer le personnel qui partira à la retraite (1). À cela devrait s’ajouter la création d’environ 1 600 postes pour faire face aux besoins d’une population qui augmente… et surtout qui vieillit (2).

Transmission des savoirs : des professionnels très impliqués

La pénurie de main-d’œuvre étant déjà une réalité, l’objectif de la profession est de donner aux jeunes toutes les chances de réussir leurs études, et de développer les qualités qui feront d’eux d’excellents professionnels. Les infirmières et infirmiers en poste sont donc très engagés, en particulier lorsqu’il s’agit d’encadrer les stages. « Au sein du Réseau de santé Vitalité, par exemple, nous prévoyons un recrutement annuel de 200 infirmières et infirmiers pour les 5 prochaines années. Nous avons à cœur de recruter du personnel bien formé et passionné ; aussi nous nous impliquons auprès des jeunes dès leur formation, en leur permettant de réaliser leurs stages chez nous dès leur seconde année de baccalauréat », précise Isabelle Duguay. Encadrés par des professionnels, ils développent leur empathie, leur entregent, leur capacité à travailler en équipe… 

Plusieurs options

Préparés aux exigences du terrain, les infirmières et infirmiers ont le choix entre une multitude de possibilités de carrière dès l’obtention du baccalauréat.

Ainsi, si vous choisissez d’étudier en science infirmière, sachez que vous pourrez par exemple décider de commencer à exercer à l’hôpital, puis d’évoluer vers un centre communautaire, un foyer de soins, ou auprès d’enfants au sein du réseau de l’éducation… Vous pourrez même, si vous le souhaitez, choisir de travailler en milieu carcéral ou pour les forces armées canadiennes.

Grâce à la formation continue, vous aurez aussi la possibilité de changer de services tout au long de votre vie professionnelle, et choisir d’exercer en chirurgie, en soins intensifs, en gériatrie, en obstétrique, en pédiatrie, ou encore en psychiatrie…

Après un baccalauréat, il vous sera également possible de poursuivre vers l’obtention d’une maîtrise en science infirmière (en vue de devenir infirmière ou infirmier praticien, notamment), ou de vous former pour développer vos compétences dans d’autres domaines connexes (administration des affaires, administration publique, études de l’environnement, gestion des services de santé).

« La profession est exigeante, mais elle donne matière à s’épanouir vraiment à qui aime le contact humain, et offre de belles perspectives d’évolution », conclut Isabelle Duguay.