ÉTUDIANT D’UN JOUR
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Soins intensifs, gériatrie, services d’urgence, chirurgie… Avec près de 4 230 recrutements prévus sur 10 ans (1), les infirmières et infirmiers autorisés comptent parmi les professionnels les plus recherchés au Nouveau-Brunswick. Explications avec Isabelle Duguay, conseillère en développement organisationnel au sein du Réseau de santé Vitalité.

« Une ou un jeune qui choisit aujourd’hui de s’orienter vers des études en science infirmière a toutes les chances de faire une belle carrière dès l’obtention de son baccalauréat, et d’avoir la sécurité d’emploi ». Le ton est donné : d’après Isabelle Duguay, conseillère en développement organisationnel au Réseau de santé Vitalité, « les occasions d’emploi pour les infirmières et les infirmiers sont partout au Nouveau-Brunswick, dans toutes les régions, et dans tous les milieux ! ». D’ici 2026, quelque 2 600 infirmières et infirmiers devraient être embauchés dans la province pour remplacer le personnel qui partira à la retraite (1). À cela devrait s’ajouter la création d’environ 1 600 postes pour faire face aux besoins d’une population qui augmente… et surtout qui vieillit (2).

Transmission des savoirs : des professionnels très impliqués

La pénurie de main-d’œuvre étant déjà une réalité, l’objectif de la profession est de donner aux jeunes toutes les chances de réussir leurs études, et de développer les qualités qui feront d’eux d’excellents professionnels. Les infirmières et infirmiers en poste sont donc très engagés, en particulier lorsqu’il s’agit d’encadrer les stages. « Au sein du Réseau de santé Vitalité, par exemple, nous prévoyons un recrutement annuel de 200 infirmières et infirmiers pour les 5 prochaines années. Nous avons à cœur de recruter du personnel bien formé et passionné ; aussi nous nous impliquons auprès des jeunes dès leur formation, en leur permettant de réaliser leurs stages chez nous dès leur seconde année de baccalauréat », précise Isabelle Duguay. Encadrés par des professionnels, ils développent leur empathie, leur entregent, leur capacité à travailler en équipe… 

Plusieurs options

Préparés aux exigences du terrain, les infirmières et infirmiers ont le choix entre une multitude de possibilités de carrière dès l’obtention du baccalauréat.

Ainsi, si vous choisissez d’étudier en science infirmière, sachez que vous pourrez par exemple décider de commencer à exercer à l’hôpital, puis d’évoluer vers un centre communautaire, un foyer de soins, ou auprès d’enfants au sein du réseau de l’éducation… Vous pourrez même, si vous le souhaitez, choisir de travailler en milieu carcéral ou pour les forces armées canadiennes.

Grâce à la formation continue, vous aurez aussi la possibilité de changer de services tout au long de votre vie professionnelle, et choisir d’exercer en chirurgie, en soins intensifs, en gériatrie, en obstétrique, en pédiatrie, ou encore en psychiatrie…

Après un baccalauréat, il vous sera également possible de poursuivre vers l’obtention d’une maîtrise en science infirmière (en vue de devenir infirmière ou infirmier praticien, notamment), ou de vous former pour développer vos compétences dans d’autres domaines connexes (administration des affaires, administration publique, études de l’environnement, gestion des services de santé).

« La profession est exigeante, mais elle donne matière à s’épanouir vraiment à qui aime le contact humain, et offre de belles perspectives d’évolution », conclut Isabelle Duguay.

Pourquoi devient-on infirmière praticienne ou infirmier praticien ? Qu’est-ce qui pousse à poursuivre ses études au-delà d’un bac en science infirmière ? Rencontre avec Mélissa Daigle-Richard, Mélanie Desjardins-Bard et André Robichaud : depuis qu’ils exercent leur profession, ils n’ont cessé de gagner en reconnaissance et en responsabilités… Ils témoignent.

André R Mélanie DB et Mélissa DR
De gauche à droite : André Robichaud, Mélanie Desjardins-Bard et Mélissa Daigle-Richard

Je voulais apporter un suivi plus approfondi aux patients.
- André Robichaud

Quand avez-vous décidé de devenir infirmières praticiennes et infirmier praticien ?

Mélissa Daigle-Richard : J’ai eu le déclic pendant que j’étudiais au baccalauréat en science infirmière. Lors d’un de mes stages à l’international, j’ai rencontré une infirmière praticienne. Elle avait plus de responsabilités que les infirmières et infirmiers : elle pouvait établir des diagnostics, prescrire des traitements, conseiller ses patients… J’ai compris que c’était ainsi que je voyais la suite de ma carrière ! J’ai donc continué mes études et j’ai terminé ma maîtrise en 2010. Je suis infirmière praticienne depuis 2011. Aujourd’hui, mon bureau est associé au Réseau de santé Vitalité ; je travaille trois jours par semaine à la clinique médicale de Dieppe, et deux jours à l’hôpital Stella-Maris-de-Kent, à Sainte-Anne-de-Kent.

André Robichaud : Je travaille aujourd’hui en tant qu’infirmier praticien au Centre de santé communautaire de Saint-Isidore. J’étais infirmier en soins intensifs à Bathurst lorsque j’ai décidé de reprendre mes études. J’ai obtenu ma certification d’infirmier praticien en 2008. Je voulais apporter un suivi plus approfondi aux patients. Un infirmier praticien développe une approche plus holistique : davantage autonome, il peut prendre le temps de s’intéresser à chaque patient dans sa globalité pour lui apporter des soins et des conseils personnalisés.

Mélanie Desjardins-Bard : Deux ans après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai réalisé que, même si j’adorais mon travail comme infirmière à l’urgence, je désirais davantage d’autonomie. Je me sentais prête à avoir plus de responsabilités. Je voulais être en mesure d’agir en apportant une aide plus grande et plus diversifiée aux habitants de ma communauté : en milieu rural, comme à Grand-Sault, les ressources manquent, notamment pour la gestion des maladies chroniques. J’exerce donc ma profession depuis 2013, et depuis juillet 2018 à la clinique médicale Front, à Grand-Sault, où je suis la première et la seule infirmière praticienne.

Comment avez-vous vu évoluer votre profession ?

Mélissa : Nos responsabilités évoluent continuellement. Aujourd’hui, nous pouvons par exemple prescrire une gamme plus large de médicaments ; nous pouvons aussi faire admettre nos patients aux programmes de soins à domicile, ce qui n’était pas le cas à mes débuts dans la profession !

André : Lorsque j’ai commencé, les infirmiers praticiens n’étaient pas aussi bien reconnus que maintenant par la population. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas : nous travaillons en avec les différents professionnels, pour mettre toutes nos compétences complémentaires au service des patients et de leurs familles. Les habitants de nos communautés savent qu’ils peuvent faire confiance aux infirmières et infirmiers praticiens pour les aider avec leur santé.

Mélanie : Tout cela contribue à rendre l’exercice de notre profession toujours plus intéressant. Nous sommes amenés à développer différentes expertises, en particulier lorsque nous exerçons en milieu rural. Aujourd’hui, par exemple, j’ai la satisfaction de pouvoir intervenir dans des écoles, en clinique pour faire de la prévention de maladies chroniques auprès d’enfants et de jeunes adultes ; je travaille aussi avec le programme extra-mural, et on m’adresse également des patients atteints de diabète de type 1.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui envisage d’exercer cette profession ?

Mélissa : Le meilleur conseil que je pourrais lui donner serait de passer une journée avec un infirmier praticien ou une infirmière praticienne, pour avoir un aperçu réel de notre quotidien et de la diversité de nos missions…

André : Les possibilités de réussir sont multiples pour qui aime les gens, et aime apprendre !

Mélanie : S’il a l’envie d’aider les autres, il a déjà une qualité essentielle ! S’il souhaite en faire sa profession, il fera un choix qui aura du sens pour lui, et pour les personnes qui lui confieront leur santé !

Saviez-vous qu’il est possible de se former en français à la profession infirmière au Nouveau-Brunswick? Marjolaine Dionne Merlin, professeure à l’École de science infirmière de l’Université de Moncton, nous ouvre les portes de l’un des laboratoires du pavillon Jacqueline-Bouchard, et répond à toutes les questions que vous vous posez sur le baccalauréat en science infirmière.


Des appareils de mesure, des cathéters, des lits médicalisés… Dans l’un des trois laboratoires spécialement aménagés de l’École de science infirmière de l’Université de Moncton s’affairent une quinzaine d’étudiants de 2e année (1), sous le regard attentif de leur professeure, Marjolaine Dionne Merlin.

Qu’apprennent vos étudiants aujourd’hui?

En science infirmière, chaque unité d’apprentissage du programme s’accompagne d’un cours en laboratoire, aussi appelé APS – Apprentissage par simulation. Aujourd’hui, les étudiants vont mettre en pratique les principes d’asepsie chirurgicale, mettre et enlever les gants stériles, la réfection d’un pansement sec, le nettoyage d’une incision chirurgicale et tous les soins associés. Les étudiants vont également faire l’inscription de la procédure de soin au dossier clinique du patient, vérifier les ordonnances médicales et faire l’inscription au dossier du patient.

Pourquoi ces cours en laboratoire sont-ils importants?

C’est ici que les étudiants apprennent et mettent en pratique différentes techniques de soins. Durant leur formation, ils passeront au total plus de 130 heures en laboratoire. Ceux-ci sont aménagés de sorte à offrir aux étudiants un environnement très similaire au milieu hospitalier. Ainsi, lorsqu’ils arrivent en stage, ils ont plus rapidement confiance en eux. C’est également en laboratoire qu’ils poursuivent l’intégration des 5 compétences (2) sur lesquelles est basée la formation en science infirmière : l’expertise infirmière, la communication et l’interaction, la collaboration, la responsabilisation professionnelle et l’autoapprentissage.

Combien de temps dure la formation du baccalauréat en science infirmière?

Le baccalauréat en science infirmière est une formation de quatre ans. La première année est consacrée à l’étude de la personne en santé ; en deuxième année, les étudiants vont développer leurs connaissances avec la personne vivant une situation chronique de santé ; en troisième année, ils étudient les maladies aiguës ; en quatrième année, l’accent est placé davantage sur la personne vivant une situation complexe ou critique de santé.  La théorie est majoritairement vue en salle de classe et la composante pratique se fait en salle de laboratoire et dans divers milieux cliniques.

Combien de semaines de stage un étudiant en science infirmière doit-il suivre?

Chaque session, les étudiants suivent généralement un stage de 4 semaines, majoritairement en milieu hospitalier, mais aussi en milieu communautaire. À la fin de leur baccalauréat, les étudiants totalisent chacun environ 1400 heures de stage!

En quoi les stages sont-ils importants?

C’est en stage que les étudiants éprouvent véritablement leur future profession! Dès leur premier stage, qu’ils suivent en première année, ils peuvent déjà avoir une meilleure idée de ce que signifie « être infirmière ou infirmier », et savoir si cette carrière a des chances de leur plaire. Par la suite, c’est en stage qu’ils consolident toutes leurs compétences, et confirment leur vocation! 

L’université aide-t-elle les étudiants à trouver leur stage?

Les étudiants ne sont pas seuls pour trouver leur stage! Une coordinatrice s’assure de les placer, en veillant à ce qu’ils effectuent chacun de leur stage au sein d’une unité de soins différente pour développer des compétences variées. Par exemple, un étudiant qui a réalisé un stage à l’unité d’orthopédie sera assigné à un différent milieu à son prochain stage.

Comment savoir si la science infirmière est faite pour nous? 

Si vous avez de l’empathie, si vous avez à cœur d’aider les autres, de prendre soin des autres, de faire une différence auprès des patients, il y a de grandes chances que vous adoriez étudier en science infirmière!

  • 65 étudiants sont actuellement en 2e année ; pour un meilleur apprentissage, la classe se divise parfois en clinique / théorie.
  • Ces 5 compétences sont intégrées dans toutes les activités du programme : les étudiants les apprennent en laboratoire, mais aussi en salle de cours.

POUR ALLER PLUS LOIN…

La science infirmière est-elle faite pour vous? Pour le savoir, faites le test * !

*Ceci est un test ludique et non un test psychométrique.

LA MINUTE DE MARJOLAINE

Sa situation professionnelle actuelle : Professeure à l’École de science infirmière – Université de Moncton, et candidate au doctorat en Sciences cliniques.

Son parcours : Sitôt son baccalauréat en science infirmière obtenu, Marjolaine décroche un poste d’infirmière dans le milieu hospitalier, et exerce au sein de diverses unités de soins, majoritairement à l’unité de néphrologie et à l’unité d’hémodialyse. Très vite, elle se découvre un intérêt pour l’accueil des étudiants en milieu clinique, et la transmission des savoirs. C’est ainsi qu’elle devient monitrice clinique, puis professeure à l’École de science infirmière de l’Université de Moncton. En parallèle de sa carrière d’enseignante, elle poursuit sa formation et obtient sa maîtrise en science infirmière en 2008. Actuellement, Marjolaine est candidate au doctorat en Sciences cliniques à l’Université de Sherbrooke, et continue d’enseigner les maladies chroniques dans la deuxième année du programme de formation et assume la gestion des dossiers étudiants de 1er cycle.

Ce qu’elle enseigne principalement : les maladies chroniques (par exemple : l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’insuffisance rénale chronique…).

Ils s’appellent Kim, Pascale, Julie, Joey, Olivier, Megan et Martine… À eux sept, ils forment la botte secrète du CNFS - Volet Université de Moncton. Leur mission : donner aux jeunes l’envie de suivre comme eux des études en français dans les domaines de la santé ! Pendant un an, ils accompagneront les interventions d’André DeGrâce, agent de recrutement du CNFS-Volet Université de Moncton, en témoignant de leur quotidien auprès d’un millier de jeunes du primaire et du secondaire, dans les écoles (physiquement ou en visio-conférence), lors des salons carrières, à l’accueil du programme « Étudiant d’un jour », et sur Instagram. Testé avec succès l’année dernière, le programme renouvelé cette année fait écho à un enjeu de taille : répondre aux besoins en professionnels capables d’administrer des soins en français au Nouveau-Brunswick, à l’heure où les candidatures sont encore trop peu nombreuses pour pourvoir tous les postes… Une mission que ces sept ambassadeurs prennent très à cœur, chacun ayant un message particulier à adresser aux jeunes ! Rencontre.


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Kim Thériault : « En travail social, on se révèle à soi-même ! »

KIM

Kim Thériault, 29 ans, a deux amours : son petit garçon de quatre ans, et ses études en travail social. Actuellement en 2e année de maîtrise sur le campus de Moncton, elle s’est spécialisée en santé mentale et a le projet d’ouvrir sa propre clinique privée dès qu’elle aura obtenu son diplôme. « En étudiant en travail social, je me suis découvert des forces que je ne soupçonnais pas ! C’est la raison qui m’a poussée à devenir ambassadrice du CNFS – Volet Université de Moncton : je veux témoigner auprès des jeunes de tout ce qu’offre ce programme. Les professeurs, très à l’écoute, nous préparent à l’emploi et nous aident à développer ce qu’il y a de meilleur en nous. D’ailleurs, tout le monde devrait suivre un cours en travail social, ne serait-ce que pour mieux vivre en harmonie avec les autres ! »

Pour suivre Kim sur Instagram : Kimy3

 

Pascale Richard : « Étudier en nutrition, c’est choisir un art de vie ! » 

PASCALE

À 21 ans, Pascale Richard n’est pas seulement étudiante en 4e année de baccalauréat en nutrition sur le campus de Moncton : elle est aussi préposée aux services alimentaires dans un foyer de soins et membre d’une équipe de cross-country. « C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré mon chum : il m’a prêté ses meilleures chaussures de course un jour où j’avais oublié les miennes. Une chance que nous chaussions la même pointure ! », se souvient-elle en riant. Pour elle, à qui l’on a diagnostiqué un prédiabète il y a 5 ans, la nutrition est devenue « un art de vivre » mêlant cuisine et sport. Une hygiène de vie qu’elle partage aujourd’hui à travers ses deux comptes Instagram, et sa mission d’ambassadrice du CNFS - Volet Université de Moncton.

Pour suivre Pascale sur Instagram :

  • Pascalo217, où elle partage son quotidien
  • nutrition_student1718, où elle poste les photos et les recettes de ses derniers petits plats végétariens.

Julie Bellefleur : « Je croyais que la science infirmière n’était pas faite pour moi… »

JULIE

Depuis l’année dernière, Julie Bellefleur, 23 ans, est ambassadrice du CNFS - Volet Université de Moncton. Une mission qui lui tient à cœur « en dépit d’un horaire chargé » : « J’aimerais rassurer tous ceux qui éprouvent des difficultés à choisir leur orientation professionnelle ». Elle qui s’épanouit aujourd’hui en 4e année de baccalauréat en science infirmière sur le campus d’Edmundston, se souvient d’avoir éprouvé des doutes à ses débuts : « En deuxième année, à la veille de mon entrée en stage, j’ai préféré changer de domaine : je craignais de ne pas être à la hauteur en milieu hospitalier. J’ai suivi un semestre en nutrition, puis un semestre en psychologie. Mais, en définitive, toutes ces expériences m’ont fait prendre conscience de mon attachement à la science infirmière. Je me suis donc réinscrite en 2e année de baccalauréat en science infirmière, et mon stage s’est finalement très bien passé ! Pour trouver sa voie, il faut savoir prendre du recul, s’écouter, et se faire confiance. »

Pour suivre Julie :

  • Sur Instagram : juliebellefleur
  • Sur Facebook : Julie Bellefleur

Olivier Barriault : « Construisez votre propre parcours ! Avec la variété des programmes offerts, c’est possible ! »

OLIVIER

Originaire de la Nouvelle-Écosse, Olivier Barriault, 24 ans, est un fervent défenseur de la culture francophone. Actuellement en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé sur le campus de Moncton, il a renouvelé cette année son engagement en tant qu’ambassadeur du CNFS – Volet Université de Moncton, porté par une profonde envie d’agir : « Participer au recrutement pour le développement des services de soins en français est pour moi une mission d’une grande importance ! Il y a des besoins dans tous les milieux. L’année dernière, mon expérience d’ambassadeur m’a amené à intervenir non seulement auprès de jeunes du secondaire, mais aussi auprès d’étudiants déjà inscrits à l’université. Je leur ai fait part de mon parcours atypique (1), et de mes stages qui m’ont notamment amené à assister à une chirurgie cardiaque. J’ai dû être convaincant, car j’ai appris par la suite que mon témoignage avait donné à certains le goût de suivre mon exemple en construisant leur propre parcours ! »

(1) Olivier a d’abord effectué un baccalauréat en kinésiologie avant de poursuivre en gestion des services de santé

Pour suivre Olivier : olivier_barriault

Joey St-Pierre : « Les professeurs ont à cœur la réussite de leurs étudiants ! »

JOEY

À 23 ans, Joey St-Pierre, en 4e année de baccalauréat en science infirmière sur le campus de Bathurst, voit son futur diplôme comme un passeport lui permettant d’exercer partout au Canada et aux États-Unis. Une information qui figure en tête de sa liste de messages à transmettre aux jeunes en tant qu’ambassadeur du CNFS – Volet Université de Moncton, pour la seconde année consécutive. « L’année dernière, je n’avais pas eu la chance d’accompagner l’équipe dans les écoles, à cause de mon horaire chargé. Cette année, je vais me réserver du temps pour partager aux écoliers mon expérience universitaire. J’aimerais qu’ils sachent que les professeurs sont vraiment à l’écoute et ont à cœur la réussite de leurs étudiants ». Un souvenir, en particulier, aura marqué son parcours : « En première année, par un mauvais concours de circonstances, je suis arrivé en retard à mon tout premier test. Je l’ai raté, évidemment.  Mais, mes professeurs ont bien compris ma situation et se sont montrés indulgents ! Une preuve que l’on peut réussir, même en prenant un mauvais départ ! »

Pour suivre Joey

  • Sur Instagram : joeystpierre
  • Sur Facebook : Joey St-Pierre

Megan Pallister : « Suivez vos propres rêves ! »

MEGAN

Quand elle parle de son projet, Megan a des étoiles dans les yeux ! À 22 ans, elle aspire à devenir psychologue pour enfants, un objectif qui lui tient à cœur et pour lequel elle est aujourd’hui en 1re année de doctorat professionnel en psychologie, à Moncton. « Il m’a fallu du temps, et des rencontres pour que je trouve enfin ma voie ! Au début de mon parcours d’études, j’ai suivi mes amis en science infirmière : nous étions très liés, et partagions alors les mêmes centres d’intérêt. En réalité, ce choix d’orientation m’a surtout fait comprendre que je n’étais pas faite la profession d’infirmière. J’ai réalisé ce que je savais en réalité depuis longtemps : je voulais étudier dans le domaine de la psychologie, en particulier sur les sujets liés au développement de l'enfant. Dès le 2e semestre de ma première année, j’ai changé de voie pour préparer un baccalauréat en psychologie. Ce choix n’a pas été simple, mais aujourd’hui, je me sens en accord avec moi-même ! En tant qu’ambassadrice du CNFS – Volet Université de Moncton, c’est ce que je voudrais dire aux jeunes : suivez vos propres rêves, pas ceux de vos amis ! »

Pour suivre Megan sur Instagram : megan_cnfs

Martine Gionet : « Le travail social rend la société meilleure ! »

MARTINE

Martine, 24 ans, a toujours eu à cœur d’aider les autres ! C’est ce qui l’a conduite à étudier en travail social. Et c’est aussi ce qui la motive aujourd’hui dans le cadre de sa mission d’ambassadrice : « Quand j’étais plus jeune, je ne savais pas ce qu’était le travail social, ni à quel point le travail de ces professionnels spécialisés pouvait avoir un impact positif sur la vie des autres ! Aujourd’hui, en 5e année, je veux transmettre ma passion, ouvrir les yeux des jeunes, et leur montrer qu’ils peuvent se réaliser en accompagnant ceux qui en ont besoin dans leur cheminement personnel ! »

Pour suivre Martine : martinegionet

Participer au mieux-être de la population : en voilà une belle vocation ! Vous vous verriez bien infirmière / infirmier dans quelques années… Mais avez-vous vraiment les qualités humaines indispensables pour exercer ? Et si oui, quel type d’infirmière / infirmier seriez-vous ? Pour le savoir, faites le test, et découvrez les conseils de Lucie-Anne Landry, chargée d’enseignement clinique à l’École de science infirmière, de l’Université de Moncton.

Ceci est un test ludique et non un test psychométrique.

On dit souvent que vous êtes :






question 1 / 11

Si vous aviez plus de temps libre, vous choisiriez d’apprendre :






Question précédente

question 2 / 11

Pour vous, travailler en équipe, c’est :






Question précédente

question 3 / 11

Un proche vous confie ses problèmes :






Question précédente

question 4 / 11

Ce qui vous attire le plus dans la profession d’infirmière / infirmier :






Question précédente

question 5 / 11

Votre pire cauchemar :






Question précédente

question 6 / 11

Vous êtes capable sans problème de






Question précédente

question 7 / 11

Quels sont vos loisirs ?






Question précédente

question 8 / 11

Vous apprenez que vous devez déménager :






Question précédente

question 9 / 11

Comment arrivez-vous à gérer le stress ?






Question précédente

question 10 / 11

Qu’est-ce qui vous plairait dans votre futur métier






Question précédente

question 11 / 11

Les sciences infirmières sont faites pour vous !

Les sciences infirmières sont faites pour vous !

Vous avez le profil d’une infirmière / d’un infirmier ! Vous avez l’empathie nécessaire, et l’esprit pratique indispensable pour exercer cette profession. Vous savez aussi vous adapter aux changements, « ce qui est une qualité essentielle ! », souligne Lucie Anne Landry, chargée d’enseignement clinique à l’Université de Moncton : « Quel que soit le milieu dans lequel elle/il travaille, une infirmière / un infirmier doit savoir réagir face à des situations qui peuvent évoluer très vite ». Vous aimez le contact humain, et êtes prêt à vous confronter à la maladie. Et surtout, vous vous épanouissez davantage dans le travail en équipe qu’en solitaire : « Une infirmière / un infirmier travaille en lien étroit avec différents professionnels de la santé (travailleur social, psychologue, ergothérapeute, physiothérapeute, médecin…) ; au sein de l’équipe, elle/il a pour mission de défendre les droits de son patient, et de suggérer des interventions à la lumière des besoins qu’elle/il aura pu détecter ». Cela suppose aussi de savoir exprimer ses idées de manière claire, qualité que vous pourrez affiner au cours de votre baccalauréat de 4 ans en science infirmière*. Il ne vous reste plus qu’à décider de votre spécialité : chirurgie, gériatrie, santé mentale… Le choix est vaste, et les milieux dans lesquels exercer très nombreux !

*Vous pourrez, si vous le souhaitez, compléter votre formation en obtenant une maîtrise (avec thèse, ou en vue de devenir infirmière praticienne /infirmier praticien), puis même un doctorat.

Vous avez le profil d’une infirmière / d’un infirmier « globe-trotteur »

Vous avez le profil d’une infirmière / d’un infirmier « globe-trotteur »

Le froid, l’altitude, les serpents tropicaux… rien ne vous arrête ! Vous rêvez d’exercer la profession d’infirmier dans les conditions les plus extrêmes, et vous avez tout pour réussir : une capacité d’adaptation à toute épreuve, une excellente faculté à prendre des décisions (et à les assumer !), et… un sens inné de la débrouillardise ! « Que ce soit en régions éloignées, à bord d’un avion, ou dans les forces armées, le Canada a besoin d’infirmières / d’infirmiers bien formés, capables de travailler aussi bien en équipe qu’en totale autonomie. Dans certaines conditions, il faut être prêt(e) à procéder à un accouchement seul(e), par exemple », explique Lucie-Anne Landry. Le parcours de formation commence, comme celui de tout infirmier, par un baccalauréat d’une durée de 4 ans*. Vous aurez ensuite la possibilité d’affiner vos compétences tout au long de votre carrière en suivant des formations aux soins critiques ou encore aux soins d’urgence.

*Vous pourrez, si vous le souhaitez, compléter votre formation en obtenant une maîtrise (avec thèse, ou en vue de devenir infirmière praticienne /infirmier praticien), puis même un doctorat.

Vous avez le profil d’une infirmière / d’un infirmier « Gestionnaire d’unité »

Vous avez le profil d’une infirmière / d’un infirmier « Gestionnaire d’unité »

S’il y a bien une qualité que tout le monde vous reconnait, c’est bien votre capacité à emporter les gens avec vous : ils vous respectent, et le plus souvent adhèrent à vos idées. Le domaine de la science infirmière vous attire, car vous aimez aider les autres et veiller à leur mieux-être. Mais, votre leadership naturel vous placerait plutôt à la tête d’une équipe. Organisé(e) et rigoureux(euse), vous savez analyser les situations dans leur globalité, pour lever les freins que rencontrent les membres de votre équipe au quotidien, et les mener à donner le meilleur d’eux-mêmes auprès des patients. À l’écoute, vous savez aussi faire preuve de tact. Plusieurs voies mènent au poste de gestionnaires d’unités. Lucie-Anne Landry explique : « Le parcours classique consiste à obtenir un baccalauréat (4 ans), puis à acquérir de l’expérience. Pour gagner plus rapidement en compétences, vous pouvez préparer après votre bac, durant votre carrière, une ou plusieurs certifications (attribuées par l’Association canadienne des écoles de sciences infirmières). Une autre possibilité consiste à vous diriger après votre bac vers une maîtrise en gestion des services de santé (GSS), où vous acquerrez des méthodes professionnelles en management, et en gestion de budget notamment ».

Votre vocation d’infirmière / d’infirmier pourrait bien venir avec le temps !

Votre vocation d’infirmière / d’infirmier pourrait bien venir avec le temps !

Vous n’avez aucune idée de ce que vous aimeriez faire plus tard. Vous avez de nombreux centres d’intérêt, et vous avez du mal à déterminer votre vocation. Mais, ce qui est sûr, c’est que vous êtes d’un naturel stressé, et que vous vous sentez mal à la vue d’une goutte de sang. Vous n’êtes pas non plus très à l’aise avec l’idée de faire une toilette à une personne malade. Malgré tout cela… Vous pourriez très bien devenir une excellente infirmière / un excellent infirmier dans quelques années ! Et oui ! Lucie-Anne Landry explique : « S’évanouir à la vue du sang est une réaction que l’on ne contrôle pas, malheureusement. Mais, l’exposition fréquente rend souvent moins sensible. Les toilettes ne concernent pas tous les infirmiers. Quant au stress, il est omniprésent dans la profession, mais on apprend vite à en faire un atout : il nous pousse à bouger, à agir rapidement en situation d’urgence... Si le domaine de la science infirmière vous intéresse, il serait dommage de renoncer à la profession pour des craintes que vous pourriez apprendre à gérer. Les études en science infirmière vous ouvrent tant de portes que vous trouverez certainement celle qui vous conviendra, en fonction de vos intérêts et de votre personnalité ! »




Nos conseils pour vous aider à décider de votre orientation professionnelle :

  1. Discutez avec des infirmières / infirmiers (à l’hôpital, en clinique, en milieu scolaire…) et posez-leur vos questions. Elles/ ils vous aideront à avoir une vision plus claire de la profession.
  2. Si vous êtes au secondaire : participez au programme COOP.
  3. Faites du bénévolat dans les milieux médicaux : hôpitaux, foyers de soins… les opportunités ne manquent pas pour partager le quotidien d’une équipe médicale et mieux comprendre le travail des infirmières / infirmiers.
  4. Et, bien sûr, lisez notre fiche pratique : « Profession : Infirmière / infirmier ».



FICHE PRATIQUE / « Profession : Infirmière / infirmier »

L’infirmière / infirmier accompagne chacun de ses patients et leur famille, durant les moments difficiles (maladie, accidents…) comme dans les moments heureux (naissances…) : elle/il évalue les soins dont chacun a besoin, en prenant en compte différents paramètres (l’état physique du patient, mais aussi son état psychologique, émotionnel, l’environnement qui l’entoure…) pour le maintenir en bonne santé, soulager ses symptômes ou le guérir.


Études

Pour devenir infirmière / infirmier, il faut d’abord compléter un bac en science infirmière (4 ans). Vous pourrez ensuite décider d’exercer tout de suite pleinement votre profession, ou de poursuivre vos études en 2e cycle (maîtrise avec thèse, ou maîtrise en vue de devenir infirmière praticienne / infirmier praticien), ou en 3e cycle (doctorat)


Les débouchés :

Une infirmière / un infirmier peut travailler :

  • dans le milieu hospitalier, et se spécialiser par exemple en soins d’urgence, en soins intensifs, en cardiologie, en chirurgie, en réadaptation, en gériatrie, en oncologie, en neurologie, en obstétrique, en pédiatrie, en santé mentale…
  • dans les cliniques médicales, ou privées
  • en soins de longue durée (foyers de soins)
  • en communautés (écoles, programmes de soins à domicile, santé publique, santé sexuelle…)
  • en milieu carcéral
  • en Télé-soins, pour certaines compagnies d’assurance
  • pour les organismes de don de sang
  • dans le milieu industriel
  • en régions éloignées (dans le Grand Nord, par exemple)
  • au sein du gouvernement
  • dans les forces armées canadiennes
  • ou même… dans les airs (dans les services d’ambulance aérienne)

Une infirmière / un infirmier peut également occuper un poste de gestionnaire d’unité (au sein d’un hôpital, par exemple), ou d’éducateur (dans une institution de soins ou dans un établissement d’études postsecondaires, par exemple), ou encore travailler dans le secteur de la recherche.

Si vous n’avez pas encore une idée précise du milieu dans lequel vous souhaitez travailler, rassurez-vous : lors de vos études (en particulier durant les stages), vous aurez le temps d’explorer les multiples possibilités qui s’offrent à vous. Aucun choix n’est définitif : vous pourrez évoluer tout au long de votre carrière, en fonction de vos envies !


Le salaire

En fonction de son niveau de responsabilité, de la formation qu’elle/il a suivie, et de ses années d’expérience, une infirmière/ un infirmier touchera entre 31,23 $ et 52,21 $ de l’heure (selon la convention collective du SIINB)


Le taux de placement

Près de 100 % des diplômés trouvent du travail directement après l’obtention de leur baccalauréat


Fais ta demande

L’été, c’est la saison idéale pour reprendre de bonnes habitudes alimentaires : vous avez plus de temps pour cuisiner, les fruits et les légumes mûris au soleil regorgent de vitamines, et surtout vous êtes plus détendus, ce qui facilite la digestion ! Nos conseils pour rééquilibrer votre alimentation avant la rentrée, sur la base du Guide alimentaire canadien 2019.

1) Mettez la main à la pâte !

Et si, cet été, vous repreniez possession de votre cuisine ? En partant de produits bruts, vous pouvez réaliser des recettes santé simples et savoureuses, en moins de temps qu’il n’en faut pour faire réchauffer un plat préparé au micro-onde ! Vous limiterez ainsi votre consommation d’aliments industriels hautement transformés, riches en sucres, sodium et gras saturés (autant d’éléments qui augmentent les risques de maladies : diabète de type 2, hypertension artérielle, maladies du cœur…). Un blanc de poulet coupé en dés et grillé à la poêle avec un peu de thym, quelques courgettes sautées : et si c’était ça le bonheur ?

2) Fruits et légumes : osez de nouvelles expériences

Profitez de la variété de fruits et de légumes estivaux ! Apprenez à dompter les tomates zèbres, fondez pour un chou romanesco, et goûtez aux fruits de la passion… Pour résumer, que vous aimiez ou non prendre des risques culinaires, consommez des fruits et des légumes variés et en abondance, de préférence de saison* : votre corps vous en remerciera ! Le Guide alimentaire canadien préconise « d’en remplir la moitié de son assiette » : riches en minéraux, fibres et vitamines, ceux-ci vous aideront à garder la forme, et même à lutter contre certaines maladies. Alors, faites-vous plaisir !

*Vous pouvez aussi les acheter congelés ou en conserve, en veillant simplement à ce qu’ils ne contiennent pas - ou peu - de sucre, de sodium ou de gras saturés.

3) Boisson : faites le choix de l’eau…

Ou vous risquez de ressembler à un pruneau tout ridé ! Sous nos climats, nous perdons en moyenne plus de deux litres d’eau corporelle par jour ! Alors, pour garder une bonne hydratation (et tout ce qui va avec : belle peau, bonne humeur et des organes en état de marche), préférez boire de l’eau plutôt que des boissons de type sodas ou même jus de fruits ou de légumes industriels, qui contiennent quantité de sodium, sucres et gras saturés. Et si vous trouvez l’eau trop plate, ajoutez quelques fruits.

4) Diversifiez vos sources de protéines

Le saviez-vous ? La viande, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers et les œufs ne sont pas les seuls aliments à consommer pour faire le plein de protéines ! Selon le Guide alimentaire canadien, les aliments protéinés d’origine végétale « peuvent vous fournir plus de fibres et moins de gras saturés que les autres types d’aliments protéinés ». Ainsi est-il recommandé d’ajouter dans son assiette des noix et des graines, des légumineuses (pois chiches, pois cassés, lentilles, haricots noirs ou rouges…) et des produits de soya (lait, tofu, edamames)…

5) Prenez-en de la graine !

Vous n’imaginez pas tout ce que peuvent contenir les grains entiers : riches en vitamines, en minéraux, et en fibres, ils sont vos meilleurs alliés pour satisfaire rapidement votre faim, et réduire les risques de maladies. Alors, dites « adieu » au pain blanc, riz blanc et farine blanche, et laissez parler votre créativité avec des aliments complets qui contiennent encore tous leurs éléments nutritifs : riz sauvage, quinoa, pâtes et pains faits de grains entiers…

Pour aller plus loin :

>> La nutrition vous passionne et vous souhaitez en faire votre profession ? Découvrez le programme du baccalauréat en nutrition.

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Le carnet de recettes du CNFS

L’équipe du CNFS vous partage ses recettes simples et savoureuses, idéales pour profiter de l’été sans passer tout son temps derrière les fourneaux ! (proportions pour 4 personnes)

quipe CNFS article en nutrition

Le réveil framboise-avoine de Marie-Josée

  • Faites bouillir 1 1/3 de tasse de son d’avoine dans 4 tasses d’eau pendant quelques minutes, et versez ce gruau dans quatre bols
  • Ajoutez quelques fruits frais,
  • Saupoudrez de graines de lin broyées et/ou d’amandes effilées

L’« aller-simple pour l’Italie » de Melissa

  • Coupez huit tomates en dés,
  • Ajoutez des tranches de fromage féta,
  • Décorez de feuilles de basilic,
  • Versez un filet d’huile d’olive, salez, poivrez et…
  • Régalez-vous à l’italienne !

Le taboulé « vite fait – bien frais » de Micheline

  • Faites tremper 200g de quinoa toute une nuit, et égouttez-le
  • Ajoutez le jus de 2 citrons, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, 4 tomates coupées en dés, ½ concombre coupé en tranches, quelques feuilles ciselées de coriandre et de menthe.
  • Mélangez le tout avec une pincée de sel et un peu de poivre,
  • Placez votre saladier au réfrigérateur pendant au minimum deux heures : votre taboulé est prêt !

Le poulet en cocotte simplissime d’André

À la cocotte,

  • Faites dorer quatre cuisses de poulet cinq minutes de chaque côté
  • Ajoutez deux brins de thym frais (ou des feuilles séchées) et deux gousses d’ail écrasées
  • Saupoudrez d’épices de votre choix
  • Recouvrez d’eau à hauteur
  • Plongez quelques pommes de terre crues
  • Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 50 minutes (le poulet doit être cuit à cœur).

 

Peut-on vraiment limiter le recours aux médicaments lorsqu’il s’agit de maintenir une personne âgée en bonne santé ? Quelles solutions pour éviter la surmédicalisation, ou encore le surdiagnostic chez les aînés ? Toutes ces questions, au cœur des enjeux de santé actuels, tisseront le fil conducteur de la 4e École d’été de perfectionnement sur le vieillissement, qui se tiendra du 12 au 14 août au campus de Shippagan de l’Université de Moncton.

Conférence Le respect de la fin de vie par Denise Melanson Candela 1

Comment améliorer la qualité de vie des patients âgés ? Du 12 au 14 août, pour la 4e année consécutive, l’Université de Moncton accueillera au campus de Shippagan l’École d’été de perfectionnement sur le vieillissement, organisée par la Société de formation et d’éducation continue, en partenariat avec le Gouvernement du Nouveau-Brunswick, le CNFS – Volet Université de Moncton, le CNFS – Volet Collège universitaire Glendon-Université York, la Ville de Shippagan, l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick et UNI Coopération financière.

Articulé autour de quatre conférences, un panel de discussion et quatre ateliers animés par des experts du sujet, l’événement s’inscrit au cœur d’enjeux socio-économiques déterminants : « En regard du vieillissement de la population, il est crucial de développer de nouvelles approches pour continuer à offrir aux patients des services de qualité, toujours plus personnalisés, et financièrement accessibles », souligne Louise Mallet, membre du comité organisateur, professeure titulaire de clinique à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, et pharmacienne en gériatrie au Centre universitaire de santé McGill.

Cette 4e édition portera en particulier sur le déploiement de solutions innovantes, en écho aux problématiques que posent la surmédicamentation, la surmédicalisation ou encore le surdiagnostic chez les personnes âgées. Louise Mallet en est convaincue : il est temps de repenser certaines pratiques. Elle explique : « Donner un médicament n’est pas toujours la solution la plus appropriée. Des alternatives ou des techniques utilisées en complément, telles la zoothérapie, l’exercice physique, les activités de loisir, ou encore la musicothérapie, prouvent leur efficacité depuis quelques années. Ces pratiques gagnantes et leur philosophie doivent être davantage connues, et partagées ! En cela, tout le monde est concerné ! »

L’événement sera donc non seulement accessible aux chercheurs et aux personnels de soins œuvrant auprès des aînés (1), mais aussi aux décideurs, aux familles et à tous ceux qui s’interrogent sur l’amélioration des services de santé, pour que chacun puisse agir à son niveau sur les conditions de vie des patients âgés.

1. Personnel infirmier des foyers de soins privés et publics, personnel infirmier des hôpitaux et centres de santé communautaires, gestionnaires, travailleurs sociaux, infirmières et infirmiers praticiens, médecins, pharmaciennes et pharmaciens, diététistes, aides-soignantes et aides-soignants, ergothérapeutes, professeures et professeurs, etc.

 Plus de détails et inscription : https://www.umoncton.ca/umcs-epv/node/1
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👉 Saviez-vous que...

Le Nouveau-Brunswick présente la plus forte proportion de personnes âgées de 65 ans et plus parmi les provinces et les territoires au Canada avec un taux de 20,8 % (Statistique Canada, 2018).

Récemment mis à niveau, le certificat sur les toxicomanies proposé en formation à distance par l’Université de Moncton ouvre à de nouveaux débouchés. Explications avec Jocelyn Nadeau, Directeur de la Formation continue et des Services technologiques.

Jocelyn Nadeau

Dépendance aux opioïdes, aux drogues, problèmes dus à l’abus de médicaments… Pour mieux appréhender les troubles de santé causés aujourd’hui par la consommation de substances psychoactives, les professionnels de la santé, mais aussi toutes les personnes amenées à intervenir auprès d’individus souffrant d’un problème de toxicomanie, peuvent désormais s’appuyer sur une formation actualisée. Entièrement revu en 2017 pour répondre aux enjeux actuels, ce programme proposé par l’Université de Moncton débouche sur un certificat sur les toxicomanies en adéquation avec les besoins du terrain.

« Plusieurs aspects de ce certificat, développé au début des années 2000, nécessitaient une mise à niveau, en regard de l’évolution des consommations observée ces dernières années », explique Jocelyn Nadeau, Directeur de la Formation continue et des Services technologiques. « De nouveaux produits de synthèse apparaissent chaque jour, sur un marché de plus en plus accessible, ce qui complexifie grandement le phénomène de la toxicomanie. Le certificat que nous proposons aujourd’hui a donc été repensé pour permettre à ceux qui le suivent de mieux comprendre les situations des consommateurs dans le contexte actuel, et de développer une action appropriée. Nous n’abordons pas ici les traitements cliniques, mais plutôt les méthodes d’accompagnement personnalisé de personnes à risque ou vulnérables ».

Articulée autour de 24 crédits (8 cours), cette formation privilégie des modèles d’intervention basés sur la promotion de la santé, la prévention universelle et ciblée, la réduction des risques et des méfaits, la réadaptation et la réinsertion sociale… Elle est ouverte uniquement à distance, via internet, et s’adresse en particulier

  • aux personnels diplômés en santé
  • aux étudiants des programmes de santé 
  • aux professionnels intervenant dans des services de toxicomanie, de psychiatrie, d’urgence
  • aux personnels de services sociaux et communautaires
  • aux enseignants et autres professionnels de l’éducation
  • aux personnes exerçant dans la sphère judiciaire
  • aux spécialistes des ressources humaines…

Autant de professionnels pour lesquels ce certificat sur les toxicomanies constitue, selon Jocelyn Nadeau, « un atout de développement de carrière, en raison des grandes problématiques liées à la consommation de substances psychoactives, et des coûts sociaux que celle-ci engendre ». Il ajoute : « Cette formation est également accessible aux familles, aidants et proches de personnes vivant un problème de toxicomanie, et à toutes les personnes intéressées à mieux comprendre les problèmes causés par la prise de psychotropes dans leur collectivité »
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📅 Webinaire gratuit sur les toxicomanies : État de situation et enjeux liés à la consommation de substances psychoactives (SPA) au Canada.

Le mardi 18 juin 2019, de 19 h à 20 h (heure de l’Atlantique).

Une description de cet événement est disponible ici.

Pour s’inscrire, il suffit de remplir un court formulaire en ligne.

Attention Talent - Catherine Bigonnesse, Ph. D. en gérontologie et stagiaire postdoctorale - Centre d’études du vieillissement de l’Université de Moncton

CATHERINE BIGONNESSE

Aura-t-on vraiment, un jour, la liberté de choisir de vieillir à domicile ? Pour Catherine Bigonnesse, Ph. D. en gérontologie, ce n’est plus qu’une question de temps : la recherche se développe dans ce domaine, et voit naître d’inspirants projets au N.-B. Pour mieux comprendre, nous l’avons suivie à Cocagne, où le projet participatif qu’elle mène avec le comité Municipalités amies des aînés depuis l’automne 2017 fait émerger des solutions innovantes et adaptées aux besoins de la communauté.

Depuis bientôt deux ans, vous menez avec le comité Municipalités amies des aînés de Cocagne un projet de recherche en faveur du vieillissement à domicile. Comment est née l’idée du projet ?

Si vieillir en résidence est un choix qui conviendra à certains aînés, il n’est pas forcément adapté à tous les publics. Une alternative réside dans le vieillissement à domicile, qui reflète d’ailleurs l’option privilégiée par une grande majorité des aînés. Or, les barrières pour y arriver sont nombreuses au Canada, en particulier en milieu rural, pour des raisons financières ou encore organisationnelles. En 2016, alors que je préparais mon projet de postdoctorat, j’ai souhaité orienter mes recherches sur les services communautaires qui pourraient être développés pour que le maintien à domicile des aînés soit davantage envisagé comme un choix simple à mettre en œuvre, que ce soit en milieu rural ou en milieu urbain, respectueux de la santé des aînés, de leurs économies et des ressources de la communauté.

Pourquoi avez-vous choisi Cocagne ?

Mon choix s’est naturellement porté sur la communauté rurale de Cocagne, connue pour être l’une des premières municipalités certifiées « Amie des aînés ». Avec l’appui de mon mentor, Suzanne Dupuis-Blanchard, titulaire de la Chaire de recherche en santé CNFS - Volet Université de Moncton, j’ai pris contact avec la présidente du comité Municipalités amies des aînés (MADA) de Cocagne. Le dynamisme du comité a fait le reste ! Nous avons lancé officiellement le projet en octobre 2017, avec le soutien financier de la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick et de la Chaire de recherche en santé CNFS - Volet Université de Moncton.

Quelles innovations ce projet a-t-il permis de faire émerger ?

L’un des principaux obstacles au maintien à domicile des aînés vivant en milieu rural tient au manque de services abordables (et cela va même au-delà des soins de santé). Pour qu’ils puissent avoir la liberté de vieillir chez eux le plus longtemps possible, notre projet consiste à développer un organisme communautaire qui leur offrira, par exemple, un service de transport pour qu’ils puissent se rendre à leurs rendez-vous médicaux, ou bien des services de déneigement après de grosses tempêtes. L’idée est qu’ils puissent disposer de services, coordonnés par une équipe dédiée, et assurés par des professionnels de confiance, sans que cela n’entache leur budget. Pour commencer, nous avons publié un annuaire, qui recense tous les services auxquels les habitants de Cocagne, et notamment les aînés, peuvent faire appel, près de chez eux. Mais, cela n’est qu’une partie de la solution !...

Aujourd’hui, où en est le projet ?

Nous développons à présent un modèle innovant de structure organisationnelle participative, génératrice de liens entre les générations, adaptée à leurs besoins et respectueuse de leurs contraintes. Nous nous inspirons de différentes initiatives, qui rencontrent déjà un certain succès dans le monde, comme le Beacon Hill Village aux États-Unis où les habitants versent une cotisation pour bénéficier de différents services, ou encore l’Accorderie au Québec, système où la monnaie d’échange est le temps, et non le dollar (par exemple, une heure de cours de cuisine contre une heure de jardinage). Nous sommes actuellement en phase de recherche de nouveaux financements pour concrétiser cette idée.

D’où vous vient votre intérêt pour le sujet du bien-vieillir à domicile ?

J’avais 16 ans lorsque j’ai été pour la première fois témoin de la détresse de personnes âgées, en perte de repères, dans un établissement qui ne leur était pas adapté. Ce jour-là, je me suis jurée de changer la donne, ou au moins d’y contribuer. Ce n’est que bien plus tard, pendant mes études en travail social, à l’Université de Sherbrooke que j’ai compris comment je pouvais agir, en participant au développement de solutions à grande échelle pour permettre le maintien des aînés à domicile. J’ai poursuivi mon parcours dans ce sens, d’abord en tant qu’assistante de recherche au Centre de recherche sur le vieillissement à Sherbrooke, puis en approfondissant mes connaissances grâce à mon doctorat en gérontologie à Simon Fraser University à Vancouver, et aujourd’hui, comme stagiaire postdoctorale au Centre d’études du vieillissement de l’Université de Moncton.

Quel conseil donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent participer au développement de la recherche sur le vieillissement à domicile, et en faire une carrière ?

Au regard du vieillissement de la population, la gérontologie, et tout ce qui a trait au vieillissement à domicile, sont des disciplines d’avenir au Canada. Le champ des possibilités et des opportunités d’emploi est large pour qui a des idées et veut agir ! Travailler avec des personnes âgées requiert un certain courage, et nécessite aussi de changer ses idées préconçues par rapport à la vieillesse. Mais ce que vous leur donnerez en allant vers elles, en les écoutant et en travaillant à leurs côtés, elles vous le rendront au centuple. En choisissant de travailler en gérontologie, vous vous offrirez un parcours qui aura du sens pour vous, et pour la société. Cette plongée en humanité vaut de l’or !

Attention Talents - Marie-Annie Berthelot, Julie Philibert et Maxime Saulnier, finissants en maîtrise en gestion des services de santé à l’Université de Moncton

GSS présentation

En arrière plan, de gauche à droite, les étudiants Marie-Annie Berthelot, Maxime Saulnier et Julie Philibert. En premier plan, de gauche à droite, Gilles Lanteigne (P.-D.G. du Réseau de santé Vitalité) et Lise Lamothe (Vice-doyenne de l'École de santé publique de l'Université de Montréal)

Au terme de huit mois d’enquête sur la gouvernance du Réseau de santé Vitalité, Marie-Annie Berthelot, Julie Philibert et Maxime Saulnier, finissants en maîtrise en gestion des services de santé à l’Université de Moncton, ont présenté le 16 avril leurs conclusions aux membres du conseil d’administration du réseau. Ce rapport, dont la qualité a été saluée par Gilles Lanteigne, P.-D.G. du Réseau de santé Vitalité, servira de base de réflexion au conseil d’administration de l’organisation.

« ...nous pensons qu’il faut sensibiliser davantage la population aux rôles des membres du conseil d’administration ». - Julie Philibert

Leur projet d’étude aurait pu ne servir qu’à développer leurs propres compétences professionnelles. Mais, c’était sans compter l’intérêt porté à leurs conclusions par le conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité. Le 5 avril, à l’occasion des Printemps de l’École des hautes études publiques (HEP), Marie-Annie Berthelot, Julie Philibert et Maxime Saulnier, étudiants du cours « Projet d'intégration » de la maîtrise en gestion des services de santé, ont présenté leur rapport portant sur les « Grands constats sur les enjeux de gouvernance d’un réseau de santé » en présence notamment de Lise Lamothe, Vice-doyenne de l’École de santé publique de l’Université de Montréal, et de Gilles Lanteigne, P.-D.G. du Réseau de santé Vitalité. Une expérience qu’ils ont renouvelée le 16 avril, cette fois-ci devant les membres du conseil d'administration du Réseau de santé Vitalité.

Dix grands constats, porteurs de « nouvelles perspectives »

« Je gage que le travail de ces trois étudiants donnera de nouvelles perspectives aux membres du C.A. ! », a salué Gilles Lanteigne, non sans une certaine admiration pour le trio, qui a réussi à mener en moins de huit mois une enquête approfondie sur le système de gouvernance du Réseau de santé Vitalité.

« La gouvernance d’une organisation est comparable au pilotage d’un bateau », a expliqué Maxime Saulnier en préambule : « Le capitaine doit faire en sorte que le cap soit maintenu, pour que les objectifs soient atteints. Reste que, dans un réseau de santé, les décisions ne sont pas prises par une seule personne, mais par différents acteurs, qui peuvent avoir des visions divergentes. Notre problématique a été la suivante : Comment, dans ce contexte, maintenir un cap, pour au final répondre aux besoins de la population ? »

En posant un regard extérieur sur le système de gouvernance du Réseau de santé Vitalité, les trois étudiants ont finalement retenu 10 grands constats, qui amènent à différentes pistes de réflexion pour améliorer le fonctionnement du système. Marie-Annie Berthelot explique : « Nous avons relevé des éléments qui pouvaient générer des pertes de temps, ou encore perturber le processus de décision. À l’inverse, nous avons aussi mis en avant des facteurs de performance majeurs ». « Par exemple, ajoute Julie Philibert, nous pensons qu’il faut sensibiliser davantage la population aux rôles des membres du conseil d’administration ».

Un tremplin vers la vie professionnelle

Pour parvenir à ces conclusions, les étudiants sont allés chercher leurs informations à la source : « Nous avons étudié les documents archivés au siège social à Bathurst, et nous nous sommes entretenus avec dix des membres du conseil d’administration », a précisé Julie Philibert.

Pour leur professeure, Stéphanie Collin, ce projet pratique de fin de programme a permis aux étudiants de s’approprier les notions qu’ils ont apprises tout au long de leurs études de 2e cycle : « De la résolution de problèmes au développement de compétences en communication, en passant par la gestion d’un projet en équipe, ils ont acquis des méthodes professionnelles et une expérience des organisations, qui les accompagneront tout au long de leur carrière ! » Julie Philibert confirme : « Avec ce projet, j’ai aiguisé mon esprit critique sur les systèmes de gouvernance. J’aimerais faire progresser les organisations, en permettant d’enrichir les réflexions de points de vue différents et des voix de la population qui ne se font pas entendre aussi bien qu’elles le devraient. J’aimerais, par exemple, donner davantage d’importance dans les débats aux sujets liés à la santé mentale… »

Bientôt diplômés, c’est donc en maître de leur propre gouvernance qu’ils posent aujourd’hui les jalons de leur avenir professionnel. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Julie est « prête à partir à l’aventure à Toronto », Marie-Annie occupe toujours son poste de technologue en imagerie médicale (profession qu’elle exerçait jusqu’ici en parallèle de ses études), et Maxime s’est vu proposer un poste de gestionnaire en stérilisation au sein du Réseau de santé Vitalité au Centre hospitalier Restigouche.
L’avenir sourit aux étudiants qui choisiront de se former en psychologie clinique ! Non seulement la demande est grandissante, mais la profession s’apprête à faire face à des départs en retraite importants. De nouvelles opportunités s’offrent aux jeunes, pour un large choix de carrières. Explications avec Eugène A. LeBlanc, Ph. D. et coordonnateur des stages et de l’internat à l’École de psychologie de l’Université de Moncton.
Eugène

Qu’est ce que la psychologie clinique ?

La psychologie clinique, c’est la branche de la psychologie qui concerne l’évaluation et le traitement des maladies mentales, ainsi que les problèmes moins sévères de la vie humaine tels la timidité, le stress et la détresse associée aux changements de la vie. Un psychologue clinicien s’intéresse tant à la maladie qu’à la manière dont son patient « fonctionne ». En s’attachant à comprendre son patient, à décoder sa détresse, il va lui offrir une perspective nouvelle sur la vie, et ainsi l’accompagner vers un mieux-être, voire la guérison.

Comment se porte le marché de l’emploi en psychologie clinique ?

Les diplômés n’éprouvent aucune difficulté à trouver du travail dès la fin de leurs études. Des recherches montrent que 20 % la population canadienne va développer une maladie mentale au cours de sa vie ; les troubles mentaux étant de moins en moins stigmatisés, les gens osent davantage se tourner vers des spécialistes. Résultat : la demande est en constante augmentation. En parallèle, la profession fait face à une pénurie grandissante de professionnels en exercice, en particulier dans les territoires ruraux, et se prépare à une vague importante de départs à la retraite : 41 % des psychologues du Nouveau-Brunswick dépassent les 51 ans ; la plupart se retireront entre 60 et 65 ans. En 2018, les six finissants du programme de doctorat professionnel en psychologie ont tous été embauchés immédiatement à la fin de leur internat par des employeurs.

Dans quels cadres un psychologue peut-il exercer sa profession ?

Une fois leur diplôme en poche, les psychologues ont le choix ! Selon leur projet professionnel, ils peuvent exercer :
- en clinique de santé mentale et de traitement des toxicomanies
- dans les hôpitaux (en unité d’oncologie (1) ou unité de psychiatrie, par exemple)
- auprès des enfants et des adolescents, au sein des districts scolaires et des équipes enfants-jeunes
- auprès des détenus, dans les services correctionnels
- en cabinet privé…

Comment devient-on psychologue clinicien ?

Il faut d’abord obtenir un baccalauréat en psychologie (accessible en 4 ans), puis s’orienter vers un doctorat en psychologie, qui durera également 4 ans. Notez que le parcours de formation ne comprend pas de maîtrise.
Pendant ces 8 années de préparation à la profession, les étudiants suivent une quarantaine de cours en psychologie, complétés durant leur doctorat par quelque 2650 heures de stages et d’internat

Comment aidez-vous les étudiants à trouver leurs stages ?

Nous travaillons en étroit partenariat avec les milieux professionnels : nous veillons à ce que nos étudiants développent leurs compétences sur le terrain dans les meilleures conditions possibles. Chaque année, je rencontre tous les étudiants. À la lumière de leur vécu, et en tenant compte de leur mobilité géographique, de leurs compétences en langues, de leurs besoins spécifiques (liés à leur vie de famille, par exemple) et bien sûr de leur projet professionnel, je recherche pour chacun d’eux un milieu dans lequel ils pourront mettre leurs compétences en pratique, et un psychologue en exercice qui acceptera d’être leur superviseur.
Les stages sont organisés en fin d’année, du mois d’avril au mois d’août, et suivent un calendrier de thématiques en rapport avec ce que les étudiants ont appris durant l’année : en première année de doctorat, les stages aident les étudiants à mieux appréhender les situations vécues par des enfants et des adolescents ; en deuxième année sont abordés les besoins des publics adultes ; durant leur stage de troisième année, les étudiants approfondissent leurs connaissances. Ils sont alors prêts pour une quatrième année, entièrement en internat.

Comment les étudiants sont-ils accompagnés durant leur internat ?

Leurs superviseurs les suivent de près, pour qu’ils acquièrent les réflexes professionnels bien sûr, mais aussi pour assurer un service compétent à la clientèle : nous tenons à ce que nos étudiants, moyennant cette supervision, offrent un service de qualité.

Quelles qualités faut-il avoir pour exercer la profession de psychologue ?

À mes yeux, la compassion et l’empathie sont les deux qualités essentielles pour être un bon professionnel. Il faut aussi être curieux de la nature humaine, et avoir l’envie d’aider et de soulager son prochain. Le reste s’acquiert : la formation académique permet aux étudiants d’affiner leurs qualités, de développer leurs connaissances et d’aiguiser leur esprit critique.

Comment voyez-vous l’avenir de la profession ?

La profession de psychologue évolue sans cesse, portée par des recherches menées partout dans le monde, et par les progrès de la technologie. La pénurie de professionnels qui se profile – et qui, dans plusieurs régions du Nouveau-Brunswick est déjà une réalité – nous oblige à imaginer des solutions nouvelles. Grâce à la technologie, au lieu de limiter une consultation à deux heures tous les mois, on peut par exemple l’orienter vers des applications de relaxation, de monitorage du comportement, ou d’activités thérapeutiques bénéfiques ; cela permet d’étendre davantage la portée de l’intervention et ainsi de réduire la durée de la thérapie. Nous allons aussi être amenés à développer des thérapies plus brèves, en nous appuyant sur de nouvelles méthodes de travail qui permettent de cerner plus rapidement les problématiques, et les amener plus vite et tout aussi efficacement à leur résolution.



(1) Le travail d’un psychologue clinique au sein d’une unité d’oncologie peut consister, par exemple, à aider un patient et/ou sa famille à mieux transiger avec la maladie, et à fournir un accompagnement ou un soutien important.
Attention Talents – Jean-Roch Savoie, étudiantX1 en maîtrise en travail social à l’Université de Moncton

Jean Roch SAVOIE 2

En choisissant d’étudier en travail social à l’Université de Moncton, Jean-Roch Savoie a pu allier ses projets professionnels à son engagement personnel. En personne défenseuse de la Communauté LGBBTQ+, ol2 publiera l’année prochaine une étude précise, visant à aider les jeunes victimes de préjugés, et l’ensemble de la communauté scolaire.

« Les jeunes ne devraient pas avoir honte de leur sexualité, ou de leur diversité de genre ! On ne choisit pas d’être hétérosexuel.le lesbienne ou gay, bisexuel.le, transgenre ou queer, mais on doit pouvoir effectuer sereinement ce processus de connaissance de soi ! »

Le ton est donné. À 28 ans, Jean-Roch Savoie défend ardemment la cause LGBBTQ+. Actuellement en maîtrise en travail social à l’Université de Moncton, ol publiera au printemps 2020 les résultats de ses recherches portant sur « L’expérience des témoins et/ou des victimes de la transphobie et/ou d’homophobie, et/ou d’hétérosexisme et/ou de cisgenrisme en milieu scolaire francophone et rural du Nouveau-Brunswick ». Ol espère que ses travaux serviront de base au déploiement d’actions concrètes, qui aideront les jeunes à s’accepter et à se sentir acceptés, et qui consolideront l’inclusion scolaire.

« Pour combattre les préjugés, le soutien du milieu scolaire est essentiel ! »

« Certains préjugés sont encore bien ancrés au Nouveau-Brunswick, en particulier dans les milieux ruraux ; je suis convaincu que des solutions peuvent être trouvées, certaines avec le soutien du milieu scolaire, où les jeunes passent quasiment la moitié de leur temps et se fabriquent une grande part de leurs repères sociaux ». Disant cela, Jean-Roch Savoie s’appuie sur six années de recherche qui l’ont conduit à dresser un portrait inédit et actuel de la perception qu’ont les jeunes francophones LGBBTQ+ résidant en milieu rural au N.-B., sur leur façon de vivre leur identité sexuelle/genre, et sur le regard que leur entourage porte sur celle-ci.

Des solutions concrètes, recueillies auprès des jeunes

« J’ai choisi de donner la parole aux jeunes eux-mêmes, ce qui n’avait jamais été fait jusqu’à présent. Cela a nécessité du temps, car les adolescents ne se confient pas facilement sur des sujets aussi personnels, et souvent encore tabous, même pour eux. Mais, les témoignages que j’ai recueillis à ce jour sont très riches. Les onze jeunes que j’ai pu rencontrer, âgés de 14 à 18 ans, abordent ces questions avec beaucoup de recul, et de réflexion ; ils sont aussi forces de proposition et suggèrent des solutions aussi efficaces que simples à mettre en œuvre pour changer les regards ! »

Et Jean-Roch Savoie de dévoiler quelques-unes des pistes évoquées par les jeunes, tels qu’un meilleur accès à des informations de qualité sur la culture LGBBTQ+, ou encore un dialogue encouragé sur ces questions dès l’école primaire ! « C’est par l’information et l’inclusion, que nous pourrons vaincre l’ignorance, la stigmatisation, la haine et l’oppression ! », conclut-il.


Dans le titre LGBBTQ+ : Sigle utilisé pour désigner l’ensemble des personnes non strictement hétérosexuelles, en regroupant les Lesbiennes, les Gays, les Bispirituel.les, les Bisexuel.les, les Transgenres, les Queers…
1 ÉtudiantX : La lettre X signifie ici « identité neutre », Jean-Roch Savoie ne s’identifiant ni comme un homme, ni comme une femme
2 Ol : pronom personnel neutre (utilisé à la demande de Jean-Roch Savoie)