#carrièresanté

Blogue

Stéphanie Brideau

Vous êtes-vous un jour posé cette question : est-ce que j’ai ce qu’il faut pour faire une différence?

J’ai toujours, depuis ma plus tendre enfance, eu une dévotion innée pour aider les gens. Du haut de mes cinq ans, j’aidais déjà ma tante dans son rôle de proche aidante, à prendre soin de mes grands-parents à domicile. Plus j’avançais dans l’adolescence, plus mon amour pour la santé grandissait. À ce moment, je rêvais d’être médecin, en partie poussée par le souhait de ma famille et par ma méconnaissance des autres professionnels de la santé. La vie cheminant, j’ai rempli les exigences afin de suivre ce parcours qui était tout tracé pour moi... jusqu’au moment où la perte soudaine d’une personne très chère à mes yeux se produise et me fasse changer de direction.

Mon questionnement, c’est là qu’il a commencé. Eh oui! En 12e année à la veille des inscriptions universitaires. À ce moment-là, je me suis demandé : est-ce que j’ai ce qu’il faut?  Est-ce que moi, j’ai toutes les qualités nécessaires pour être cette personne qui vous tient la main dans les meilleurs moments, mais également dans les pires? Pourrais-je être une lueur d’espoir pour les gens qui ne voient que du noir? Suis-je, moi, assez exceptionnelle ou compétente? Des questions bien difficiles pour une adolescente de 17 ans.

Vous voyez, pour moi, être une professionnelle de la santé c’est être capable de transformer et d’améliorer la vie des gens chaque jour. Cette philosophie pesait lourd sur mes épaules et j’ai fini par douter de moi-même. J’ai alors opté pour mon deuxième choix de cours qui regroupait mon amour pour la santé et un de mes passe-temps, la cuisine. J’ai alors démarré mon cursus en nutrition à l’Université de Moncton, l’année suivante.

Il ne m’a fallu qu’une session pour me remettre en question et ne pas me sentir tout à fait à ma place. J’ai alors rencontré un conseiller en orientation qui m’a suggéré le programme de doctorat en médecine, le baccalauréat en science infirmière et la maitrise pour devenir infirmière praticienne. Le conseiller m’a non seulement guidée vers le chemin qui me convenait, mais il m’a permis de me poser une bonne question. Est-ce que je vais m’épanouir dans ce domaine?  

L’année suivante, j’ai alors entamé le bac en science infirmière avec l’objectif de continuer en maitrise pour devenir infirmière praticienne. J’ai eu la chance d’apprendre auprès de professeures humaines, toujours disponibles et tellement brillantes. Ces mentores m'ont permis d’apprendre cette profession en constante évolution et de trouver ma vocation. Elles m’ont appris à avoir confiance en moi et en mes compétences. Elles m’ont appris que la profession d’infirmière, c’est aider, c’est guérir, c’est changer la vie des gens. C’est être à leur chevet, c’est être celle en qui ils ont confiance quand plus personne ne peut répondre à leurs questions. Moi, j’avais envie d’être cette personne. J’avais envie de faire une différence.

Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour faire une différence? Oui. J’ai l’ambition, la passion et la dévotion pour ma profession. Est-ce que j’avais tout ce qu’il fallait pour être infirmière en amorçant mon baccalauréat? Sûrement que non. Selon moi, on ne nait pas infirmière, c’est notre passion pour les gens et notre apprentissage auprès de mentores qui nous permettent de devenir ces professionnels si respectés. 

            J’ai terminé mon programme et suis diplômée de l’UMCS site de Bathurst. Je travaille dans ma communauté comme infirmière immatriculée depuis presque six ans maintenant. À l’heure actuelle, je suis étudiante à la maitrise pour devenir infirmière praticienne dans cette même université. Comme lors de mon baccalauréat, je suis encore encadrée par des personnes inspirantes qui me poussent à me dépasser chaque jour et que j’ai l’honneur d’avoir comme professeurs.  Est-ce que mon parcours va s’arrêter là? Je ne le sais pas encore, mais ce qui est sûr, c’est que je vais me donner tous les outils nécessaires afin de faire une vraie différence et de vraiment aider les gens.

Stéphanie Brideau, infirmière immatriculée, étudiante à la maitrise en science infirmière - infirmière ou infirmier praticien.

Sarah DeRoy

On va se le dire, la vie (incluant la vie universitaire!) n’est pas toujours facile. On se fait une idée dans sa tête de son parcours et finalement ce n’est pas du tout ce qu’on aurait cru. Si vous vous retrouvez dans mon histoire, j’espère sincèrement qu’elle vous servira de motivation. Allons-y avec cette montagne russe d’émotions!

J’ai déménagé de ma province natale pour poursuivre mon rêve d’être diététiste. Me voici dans une nouvelle province, apprenant une nouvelle langue (le chiac!) et ne connaissant personne. Méchant gros changement d’un seul coup! Je me souviens encore des émotions que je ressentais quand ma mère est partie après m’avoir donné un coup de pouce à déménager… Ouf, je me sentais seule. Heureusement, je suis une personne très sociable. Je me suis donc fait une amie rapidement et on est encore de super bonnes amies à ce jour.

Vient ensuite le début des classes. Pas facile de passer d’un cégep à une université. Mon adaptation se fait difficilement, ce qui fait que mes notes en souffrent. Ma première année ne se passe pas très bien. Mon programme de nutrition est contingenté en deuxième année, c’est-à-dire qu’il y a 20 places. Devinez qui se fait couper… La déception. La colère. Mais, je fais quoi maintenant?

Comme j’avais déjà un travail, je décide de quitter l’Université et de travailler à temps plein dans mon domaine (j’ai un diplôme d’une technique du cégep). J’aime mon travail, mais je rêve plus grand et je sais que je ne me vois pas faire ça toute ma vie. J’ai trop fait de sacrifices pour ne pas réussir mes ambitions. Je ne suis pas la première et je ne serai pas la dernière dans ce genre de situation. C’est le temps de rebrasser les cartes.

Après environ un an en poste, mon père et ma patronne m’encouragent à retenter ma chance. On va se le dire, je n’étais pas certaine d’en avoir le goût, encore moins de vivre un 2e échec. Je décide de me mouiller l’orteil en essayant une session universitaire pour monter mes notes. Le retour aux études après une expérience sur le marché du travail, ce n’est pas facile. Je suis plus vieille, mais je trouve que j’ai gagné en maturité. Je dois avouer que je ne m’ennuyais pas des projets, des laboratoires et des examens, mais c’est ce qui allait me permettre de réaliser mon potentiel. Donc, quand on veut, on peut! Effectivement, après une session, j’ai réussi à être acceptée en 2e année. C’est encore l’une de mes plus grandes sources de fierté!

Je suis maintenant en internat, soit la cinquième et dernière année de mon programme. Ce n’était vraiment pas facile. Encore aujourd’hui j’ai des hauts et des bas d’être encore à l’école à mon âge. Au moins, je sais que je vais avoir une carrière qui me passionne. L’important, c’est de croire en vous-même à votre plus bas et de vous entourer de gens qui y croient aussi.

Ne lâchez pas, vous y êtes presque.

Sarah, étudiante de 5e année au baccalauréat en nutrition

Isabelle Harrigan

Les stages cliniques sont un tout autre univers que celui des cours universitaires. En tant qu’étudiante au doctorat professionnel en psychologie, j'ai attendu plusieurs années avant d'avoir enfin la chance (et quelle chance !) de voir à quoi ressemble une journée typique d'un psychologue en milieu hospitalier. Nous en parlons dans nos cours et entre amis, mais rien ne peut vraiment nous préparer à nos stages que de les vivre nous-mêmes. Je viens de terminer mon dernier stage dans mon programme de soins psychiatriques pour enfants et adolescents et j'ai dressé une liste d'événements quotidiens qui décrit bien mon expérience de stage et qui, je l'espère, pourra donner une meilleure idée à ceux qui se demandent, comme ce fut le cas pour moi, à quoi cela peut ressembler. Voici donc cette liste :

Être en stage, c'est avoir un pied encore à l'université (avec l’écriture d’une thèse) et un pied dans le milieu clinique. C'est voir notre superviseur sur le lieu de travail et réaliser qu'un jour, ce sera à notre tour de prendre notre place sur le marché du travail. C'est apprendre de nouveaux concepts chaque jour, douter de soi-même et puis se faire confiance. C'est passer de longues heures de supervision à élaborer, interroger et mettre en place le plan de traitement d'un patient. C'est avoir la patience de voir le succès d'un patient en thérapie. C'est avoir des journées chargées, apprendre à gérer plusieurs patients, tous avec des besoins différents. Faire un stage, c'est apprendre à faire preuve de créativité pour expliquer à nos patients un concept qui, nous le savons, pourrait les aider dans leur routine quotidienne. C'est vivre des jours où nous rions avec nos patients et d'autres jours où nous avons les larmes aux yeux en réalisant les adversités que nos patients ont dû surmonter pour arriver là où ils sont aujourd'hui et à quel point ils sont résilients. Faire un stage, c'est aussi apprendre à mieux se connaître, à devenir la version du psychologue à laquelle on aspire grâce à l'expérience que l'on acquiert jour après jour. C'est aussi se faire des amis parmi nos collègues et pouvoir se parler des journées plus difficiles. Faire un stage, c'est aussi boire une autre tasse de café pour effectuer les heures de travail nécessaires tout en respectant les dates de remise des rapports. C'est aussi ressentir de la fierté à l’idée d’aider nos patients dans la prochaine étape de leur vie et à se réintégrer dans la communauté.

Et parmi cette liste que je pourrais continuer à vous décrire et qui caractérise la vie quotidienne d'un stage, ce qui m'a le plus marquée, c'est de voir la différence que nous faisons dans la vie de nos patients. Cette partie du travail n'a pas de prix. Être en stage en psychologie clinique, c'est porter en soi l'histoire de chacun de nos patients. C'est aussi construire une bonne relation avec nos patients pour qu'ils puissent nous faire confiance, dans toute leur vulnérabilité, afin que nous puissions les stabiliser, les soutenir dans les moments difficiles, leur donner une meilleure qualité de vie, et surtout, apporter une lueur d'espoir à beaucoup d'entre eux.

Isabelle Harrigan

Parce que la toxicomanie fait partie intégrante de notre société au quotidien, bien s’armer pour la combattre est essentiel. Dans notre article du 13 juin 2019, nous présentions notre nouveau certificat sur les toxicomanies. Aujourd’hui, nous avons rencontré Jonathan Cormier, travailleur de la santé déterminé, qui a suivi cette formation et qui nous offre son témoignage.

Qui êtes-vous?Jonathan Cormier

Je m’appelle Jonathan Cormier, je suis originaire de Balmoral situé dans le nord de la province. Je suis arrivé à Moncton en 2012 dans le cadre de mes études et j’y suis resté pour donner suite à ma carrière.

Quelle profession exercez-vous actuellement et depuis combien de temps?

Je suis gestionnaire au Service d'environnement pour la zone 1B du Réseau de santé Vitalité. Je supervise tout ce qui est en lien avec les ressources humaines pour mon équipe de 140 employés, dont les horaires de travail, la qualité de leur travail, les audits, la gestion des plaintes, les demandes de nettoyage, l'embauche d'employés, l'évaluation des besoins reliés à la croissance, et bien d'autres tâches connexes. Je m'occupe aussi de l’entretien ménager de l'hôpital à Sainte-Anne-de-Kent ainsi que du Centre de santé des anciens combattants à Moncton.

Cela ne fait qu’un mois que je suis en poste, car cette année a été riche en changements professionnels!

Quel a été votre parcours?

J’ai commencé mon parcours d'études par un baccalauréat en psychologie avec une mineure en études françaises. J’ai ensuite obtenu mon diplôme en 2016. Mon but était de faire une maîtrise en orthophonie, mais je me suis finalement dirigé vers une maîtrise en gestion des services de santé. C’est à ce moment-là que j’ai eu l’occasion de faire un stage d’une durée de 4 mois avec le directeur des laboratoires du Réseau de santé Vitalité. Le stage était orienté principalement vers les ressources humaines et la gestion. En 2018, j’ai obtenu mon diplôme de maîtrise et j’ai commencé ma vie professionnelle à l’Association canadienne pour la santé mentale du Nouveau-Brunswick. J’y ai occupé un poste de gestionnaire de la qualité et de la recherche pendant un an et demi avant d’entrer dans le Réseau de santé Vitalité en tant que coordonnateur de recherche. Cet été, j’ai apporté mon aide au laboratoire avec l’entrée des données relatives aux tests de la COVID-19 et à la gestion des inventaires. J’ai également occupé un poste aux ressources humaines qui comprenait la gestion et la supervision des preuves de vaccination des employés. Depuis un peu plus d’un mois, j’occupe mon poste actuel.

Comment avez-vous entendu parler du certificat sur les toxicomanies?

C’est en effectuant ma propre recherche en ligne que je suis tombé sur le certificat sur les toxicomanies de l’Université de Moncton. Quand je travaillais en santé mentale, beaucoup de patients que je côtoyais vivaient avec des problèmes de toxicomanie. C’est la raison qui m’a poussé à vouloir poursuivre mon perfectionnement avec ce certificat. C’était pour moi un besoin plus personnel que professionnel. Je voulais connaître les meilleurs moyens pour interagir avec ces personnes afin de pouvoir les aider adéquatement. Je cherchais aussi une formation en ligne qui me permettrait de suivre les cours le soir et c’est exactement ce que ce certificat proposait! Je n’ai donc pas perdu de temps à m’y inscrire!

Comment vous êtes-vous organisé pour suivre la formation?

Comme tous les cours avaient lieu les soirs de semaine, ça collait parfaitement avec mes horaires de travail. Je terminais le travail vers 16 h ou 17 h et les cours débutaient à 19 h. Je n’ai donc jamais eu de difficulté à assister aux cours et j'ai pu réaliser les projets dans mes temps libres, soit les soirs ou les fins de semaine. Ça a vraiment bien fonctionné pour moi!

Qu’est-ce que vous a apporté cette formation?

Cette formation m’a beaucoup apporté notamment avec tout ce qui englobe l'interaction avec les personnes toxicomanes. J'ai acquis de nombreuses connaissances sur la manière d'aider et de soutenir les personnes souffrant de dépendance dans leurs objectifs et dans leurs démarches.

Cette formation m’a apporté une perspective différente de ce que vivent les personnes toxicomanes, ainsi qu'une meilleure compréhension de leurs besoins. J'ai appris que pour qu'un plan d'action et de soins soit le plus réussi possible, il était important d'adapter son approche aux besoins de chaque personne et respecter ses choix. Parce que dans le fond, le but n’est pas toujours l'abstinence, c’est ce qu’une personne avec une perspective externe voudrait, mais ce n’est pas toujours ce qui arrive. Dans certains cas, une réduction dans la consommation peut être un objectif tout aussi valable. Ç’a été une grande révélation pour moi qui croyais que la meilleure solution était toujours l’abstinence alors que dans certains cas, ça ne l'est pas.

Est-ce que vous recommanderiez cette formation et pourquoi?

Oui, je recommanderais sans hésiter cette formation. Les professeurs sont des travailleurs de terrain qui enseignent de leur propre initiative, comme ç’a été le cas pour moi en m'inscrivant à la formation. Les cours sont également riches en informations et très intéressants. Même si la formation est virtuelle, tout est bien structuré et facile à suivre. Si vous voulez améliorer vos connaissances en toxicomanie, ce programme est excellent !

Il y a un autre aspect que j’ai particulièrement apprécié et ce sont les bourses d'études et l'aide financière qu'offre la Formation continue de l'Université de Moncton pour recourir à ce genre de formation. Cela a largement contribué à ma décision de participer au certificat sur les toxicomanies.

Avez-vous un conseil à donner aux futurs participants?

Ce que j'ai beaucoup apprécié de cette formation c'est de me retrouver avec d'autres participants motivés qui, comme moi, désiraient en apprendre davantage sur le sujet. Les personnes qui s'inscrivent à cette formation sont souvent sur le marché du travail et sont motivées parce qu'elles ont choisi d'y être. Cette motivation m'a grandement aidé à effectuer les projets tout au long de la formation.

Et en y repensant, cette formation m'a apporté beaucoup plus que ce que je pensais. J’utiliserai toute ma vie ce que j'ai appris. J'ai pris conscience que la toxicomanie est présente partout dans nos communautés et qu'elle n’est pas près de disparaître, qu'on le veuille ou non. Il est certain qu’il y aura des interventions ou des moments dans ma vie où ces connaissances me seront utiles.

Si vous voulez en apprendre davantage sur les toxicomanies, ce programme est pour vous!

Comment vous décririez-vous en tant que personne?

Je suis quelqu’un qui se fixe des objectifs et qui travaille fort pour les atteindre. Je veux toujours m'améliorer et trouver de nouvelles façons pour accomplir mon travail sans jamais baisser les bras.

Ce certificat faisait partie de mes objectifs tout comme mon emploi en gestion d'ailleurs, je suis fier d'être parvenu à mes fins.

Aider les gens à atteindre leurs buts, c'est aussi ce qui me passionne, tant sur le plan professionnel que personnel. Au travail, j'ai toujours le goût de connaître davantage les employés. Je veux pouvoir les aider à atteindre leurs objectifs de vie et de carrière tout en respectant leurs choix. Je veux être là pour eux.

________________

Le certificat sur les toxicomanies t'intéresse?
Retrouve toutes les informations sur le programme ainsi que le processus d’inscription ici : certificat sur les toxicomanies.

Elizabeth

Cher lecteur, je vous écris après avoir terminé ma première semaine en stage. Chose certaine, les derniers temps ont été remplis d’incertitude dans le monde des services de santé. Je suis en deuxième année de mon baccalauréat en science infirmière, et, normalement, j’ai très hâte de commencer mes stages à l’hôpital. Cependant, j’étais nerveuse de commencer mon stage SINF 2722 cet hiver. Avec la vague du variant Omicron, on a vécu plusieurs changements aux consignes sanitaires. Je m’inquiétais surtout du port de l’équipement de protection individuelle (ÉPI). Est-ce que j’allais avoir trop chaud? Est-ce que je pourrais me faire bien entendre derrière mon écran facial?

Après ma première semaine, je dois avouer que ce n’était pas facile. Pour communiquer avec mes patients, j’ai dû m’habituer à parler plus fort et à bien m’hydrater durant mes relais. Cependant, je me suis aussi rappelée pourquoi j’ai choisi ce parcours. Ça me fait chaud au cœur de pouvoir jaser avec les patients et les aider à avoir une meilleure journée. J’aime voir leur sourire et écouter leurs histoires. Je me suis inscrite au baccalauréat en science infirmière parce que j’aime aider les personnes. Malgré tous les obstacles actuels, quand mon relais débute, je me sens heureuse parce que je sais que je fais une différence.

J’ai passé plusieurs heures cette semaine à faire de la recherche pour mon assignation. J’ai rempli gabarit après gabarit de médicaments et j’étais fatiguée, mais aussi fière de moi. Même quand je suis un peu débordée, la curiosité l’emporte et je me vois en train d’aller encore plus loin dans mes recherches. Sans exception, mes stages, et leur aspect humain réussissent à me rappeler pourquoi je veux devenir infirmière.

J’écris ce blogue en fin de semaine. Ma première semaine du stage 2722 est finie, ce qui représente un quart de mon stage. D’un côté, je me sens soulagée, mais je dois avouer que ça passe déjà un peu trop vite.

Sincèrement,

Eli, étudiante de 2e année au baccalauréat en science infirmière, campus de Moncton

Jonathan Roy labo

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu de la difficulté à décrocher. Décrocher dans le sens de « mettre mon attention sur autre chose que les activités qui occupent la majeure partie de mon temps ». Je crois fermement que cela est attribuable au fait que lorsque j’entreprends quelque chose, j’y mets toute mon énergie et je fonce avec passion!

Depuis ma 1re année en science infirmière, vous devinerez que ma priorité se résume à mes études universitaires. En fait, en science infirmière, comme dans bien d’autres programmes universitaires, il est facile de se faire engloutir parce que, on va se le dire, les travaux à l’université peuvent s’accumuler en un clin d’œil! Par contre, une stratégie que j’utilise depuis mes premiers moments à l’Université de Moncton, et qui me sert encore en 3e année de mon bac, c’est de m’impliquer dans MA vie universitaire. Pourquoi? « Parce que s’impliquer, c’est décrocher ». C’est si simple!

Comme représentant des étudiants du secteur de science infirmière, j’ai vite compris, dès ma 1re année dans ce programme, que m’impliquer dans la vie étudiante m’obligerait à réserver du temps dans mon horaire pour d’autres activités que les études. Bien entendu, ma priorité demeure mon éducation, mais j’ai réalisé que mes activités parascolaires me permettaient de développer des stratégies de gestion de temps.

Aujourd’hui, je suis impliqué plus que jamais. J’ai renouvelé mon poste au sein du conseil étudiant, je suis ambassadeur CNFS pour une deuxième année consécutive et je suis mentor auprès des étudiants du secteur de science infirmière au site de Bathurst. Impliquez-vous dès que possible! C’est le message que j’aimerais vous passer avec ce texte. Dans un premier temps, c’est un moyen de décrocher et de prendre une pause. Dans un deuxième temps, les activités et les responsabilités vous permettent de faire plein de nouvelles rencontres, de socialiser et de vous sentir valorisé. Et le plus important à retenir dans tout ça, dites-vous que si c’est possible de trouver du temps pour s’impliquer, c’est aussi possible de trouver du temps pour soi. Du temps pour ses proches. Du temps pour se donner un répit. Il est très important de prendre soin de soi pour avoir du succès dans ses études et dans la vie. Tout est une question d’équilibre!

Jonathan Roy, étudiant de 3e année au baccalauréat en science infirmière, campus de Shippagan (site de Bathurst)

Cathie et compagnie
Cathie (à gauche) en compagnie des membres de son groupe clinique.

L’an passé, les stages en science infirmière ont été un peu bouleversés à cause d’un certain virus et certaines heures cliniques devaient être remplacées. Alors pour remédier à la situation, les professeures du secteur science infirmière se sont mises ensemble et ont créé des journées de simulation pour reprendre ces heures cliniques. Ces journées de simulation étaient en lien avec certaines unités de l’hôpital où les heures cliniques devaient être remplacées. Par exemple, si un groupe clinique était en stage à l'unité de pédiatrie, les étudiants de ce groupe devaient participer à la journée de simulation en lien avec la pédiatrie. Les étudiants de l’an passé ont tellement aimé l’expérience que cette année les journées de simulation étaient de retour! Dans mon cas, à la première session, mon groupe clinique se trouvait à l’unité de chirurgie 1 de l’Hôpital régional d’Edmundston, donc nous avons fait la journée de simulation en lien avec la chirurgie.

Lors de cette journée, nous avons suivi l’évolution clinique d’une patiente fictive qui vient tout juste de subir une mastectomie et qui arrive à l’unité de chirurgie après son opération. En tout, lors de la journée, il y a quatre scénarios différents, soit l’évaluation postopératoire, la ponction veineuse, la transfusion sanguine et le transfert aux soins intensifs. Ce sont toutes des techniques ou des situations que certains d’entre nous n’ont pas eu la chance de faire ou de pratiquer lorsque nous sommes allés en stage à l'unité de chirurgie au mois de novembre et décembre. De plus, pour rendre le tout encore plus intéressant, durant les quatre scénarios, les étudiants ont différents rôles à jouer, par exemple le rôle de la patiente, de l’étudiante infirmière, de l’infirmière responsable, du médecin, du technologue en laboratoire, du conjoint de la patiente, etc. Cette journée nous a permis de revoir certaines techniques et de les pratiquer au complet (ce que nous n’avons pas toujours la possibilité de faire à cause du matériel limité). Nous avons aussi eu la chance de poser nos questions à la monitrice clinique et de faire une bonne révision de la matière.

À mon avis, j’ai la chance de faire partie du meilleur groupe clinique, car nous avons une belle chimie et nous nous entendons tous très bien. Donc, cette journée de simulation a été une très belle expérience qui nous a apporté beaucoup de plaisir et de fous rires. Pour terminer cette journée en beauté, nous sommes allés souper au restaurant pour célébrer la fin de nos stages!

Cathie Cyr, étudiante de 3e année au baccalauréat en science infirmière, campus d'Edmundston

Mélissa Frenette 3

En anglais, on dit : « Falling in and out of love ». En français, Google nous offre comme traduction : « Tomber amoureux et en sortir ». Mais est-ce que l’on en ressort vraiment? Tomber amoureux. Une aventure, une montagne russe d’émotions, qui n'est certainement pas planifiée en s’inscrivant à l’université. Pourtant, quand l’amour frappe à notre porte, on ne peut que l’inviter à entrer. Tomber amoureux. Concept mystérieux, qui fait pourtant partie de la vie, et surtout, de la vie étudiante. On tombe amoureux chaque jour. Notamment, on est charmé par une nouvelle chanson, une personne, l’odeur d’une chandelle, l’ascenseur du Pavillon Léopold-Taillon… Et puis, les jours passent et l'on change. Comme les feuilles à l’automne, on laisse tomber certains intérêts, certaines personnes, pour se renouveler et tomber amoureux encore. Pourquoi est-ce que ça fait aussi mal quand on laisse aller ? J’ai l’impression que c’est parce que l’on n'abandonne pas seulement derrière la partie qui ne nous convient plus, celle qui nous a pourtant fait grandir. On dit aussi au revoir aux souvenirs, aux fous rires, aux promesses du futur… Nous sommes des êtres tellement complexes. Il serait sensé de dire que chaque personne que l’on rencontre, chaque expérience que l’on vit, à l’intérieur comme à l’extérieur du campus de l’Université de Moncton, font en sorte que l’on change un tout petit peu. Si l’on souhaite garder près de nous les choses et les personnes qui nous tiennent à cœur, on doit s’intéresser aux changements qui les transforment au quotidien. Sans quoi, on se réveille un matin et ce que l'on croyait connaître n’est tout simplement plus. Un des grands secrets, selon moi, d’une vie remplie d’amour, c’est d'être apte à suivre l’autre dans son évolution et continuer de tomber amoureux au quotidien avec toutes les versions de son identité.

Tomber amoureux. Un concept qui est tellement mystérieux. On tombe amoureux chaque jour : d’une nouvelle chanson, de connaissances intrigantes, d’un cours qu’on ne pensait pas pouvoir aimer et finalement, d’une personne…

Je m’appelle Mélissa Frenette, étudiante en première année de maîtrise en travail social, et je vous invite à tomber amoureux. L’expérience universitaire vous offrira sans nul doute des occasions de laisser l’amour entrer. À vous de décider ensuite si vous ouvrirez la porte.

Sincèrement,

Une amoureuse de la vie

Ils seront bientôt infirmiers, travailleurs sociaux, diététistes ou encore gestionnaires des services de santé. Il y a ceux qui adorent raconter leur vie étudiante en photos. D’autres qui partagent les pages de leurs journaux de bord. Mais tous ont une mission en tant qu’ambassadeurs et ambassadrices du CNFS - Volet Université de Moncton : aider les jeunes du secondaire à mieux se projeter dans leur avenir professionnel, et répondre à toutes leurs questions. Rencontre.

C’est devenu une tradition ! Chaque année depuis maintenant 4 ans, des étudiants des programmes de santé de l’Université de Moncton témoignent de leur quotidien dans les écoles de la province (et au-delà!), sur Instagram et sur le blogue du site carrieresante.ca. Passionnés par leurs études, et fiers de les suivre en français, ces ambassadeurs recrutés par le CNFS – Volet Université de Moncton font naître chez les jeunes l’envie de suivre leur exemple.

L’enjeu est de taille : « Que ce soit en science infirmière, en nutrition, en travail social, en gestion des services de santé, ou encore dans les domaines liés aux toxicomanies, le secteur de la santé souffre d’importantes pénuries de personnel. Les établissements de santé font face à une montée en puissance des besoins, et dans le même temps voient partir leur personnel à la retraite. En particulier, les professionnels capables d’offrir des soins en français sont de plus en plus recherchés » explique André DeGrâce, agent de recrutement étudiant au CNFS – Volet Université de Moncton.

C’est ainsi qu’est né il y a 4 ans le programme des ambassadeurs qui, sur la base d’une stratégie de micro-influence, a pour objectif de susciter l’intérêt des jeunes pour une carrière en santé en français, et développer la relève. « Nous recrutons les ambassadeurs de sorte à former une équipe représentative de chaque bassin de recrutement francophone du Nouveau-Brunswick. Ils ont souvent des parcours atypiques, ce qui rassure les futurs étudiants des écoles secondaires. D’après les commentaires que nous avons recueillis après nos interventions, les témoignages de nos ambassadeurs aident les jeunes à confirmer leurs choix et les guident dans leurs processus de décision. Nous sommes très fiers de ce programme! »

----

 
« Donnez-vous le temps de faire le bon choix! »

 Cathie Cyr, 22 ans, en 3e année de baccalauréat en science infirmière

Quand Cathie raconte sa première vraie prise de sang, elle a des étoiles dans les yeux : « Il faut faire preuve de dextérité, et savoir trouver la bonne veine », explique-t-elle, avec la   confiance de celles et ceux qui ont trouvé leur vocation. Mais, il n’en a pas toujours été ainsi. Comme beaucoup à la fin de son secondaire, Cathie avait des difficultés à se   projeter   dans ce qui pourrait être sa future carrière. Elle s’est donc donné le temps nécessaire pour choisir son domaine d’étude. « Tout ce que je savais, c’est que j’aimais aider les autres.  Je me suis donc inscrite en DSS (Diplôme préparatoire en sciences de la santé), ce qui a confirmé mon choix et m’a guidée vers un baccalauréat en science infirmière à l’Université de Moncton, sur le campus d’Edmundston tout près de chez moi. Aujourd’hui, c’est cette expérience que j’aimerais partager avec les jeunes qui sont encore indécis. Je suis   ambassadrice depuis l’année dernière : je connais bien le milieu universitaire, et j’aime faire profiter les autres de mes trucs et astuces! »

 Suivez Cathie sur Instagram : @cathie3131



 « Oubliez toutes vos idées reçues sur la profession de diététiste »

 Sarah DeRoy, 27 ans, en 5e année de baccalauréat en nutrition

Passionnée de nutrition, Sarah a quitté son Québec natal pour approfondir ses connaissances sur le campus de Moncton, et devenir enfin diététiste. Après 4 années de cours, elle   profite à présent d’une année entière de stages pour mettre en pratique tout ce qu’elle a appris, et réfléchir à la façon dont elle aimerait entrer sur le marché du travail : « Il y a mille et   une façons de pratiquer la profession de diététiste, et elles sont bien loin des idées reçues. On peut être diététiste auprès de sportifs, travailler à l’hôpital… J’aimerais bien avoir mon   propre cabinet. Mais il me faut bâtir un bon réseau avant cela ». Autant de réflexions qu’elle partagera avec ses abonnés (en plus de quelques recettes gourmandes et saines), pour   sa seconde année consécutive en tant qu’ambassadrice.

Suivez Sarah sur Instagram : @sarahderoyy



 « Le travail social vous ouvrira de nombreuses portes! »

 Mélissa Frenette, 23 ans, en 1re année de maîtrise en travail social

Rien ne pourrait distraire Mélissa de ses études… pas même un accident de voiture ! « J’étais en route pour l’Université, avec des boissons pour mes colocataires, quand j’ai eu cet  accident. Mais, je suis quand même allée en cours… et mes amies ont eu leurs boissons ! », se souvient-elle en riant. Passionnée par le travail social, Mélissa se voit bien plus tard  avoir une charge de cours, et faire de la recherche dans ce domaine. Mais, en attendant d’entrer pleinement dans la vie active, elle profite au maximum de sa vie universitaire sur le  campus de Moncton. Et pour cela, elle a sa propre recette : « Pour avoir une belle expérience à l’Université, il faut s’impliquer, même en dehors des cours. Si j’ai postulé pour devenir  ambassadrice, c’est pour promouvoir le travail social. Les jeunes doivent pouvoir faire des choix éclairés quand il s’agit d’orientation professionnelle. Je souhaite leur montrer l’éventail des débouchés offerts dans mon domaine! »

Suivez Mélissa sur Instagram : @melissafrenette08



 « C’est une chance de pouvoir étudier sur un campus à taille humaine! »

Isabelle Harrigan, 24 ans, au doctorat professionnel en psychologie (psychologie clinique)

Isabelle voulait aider les autres dans les moments les plus difficiles de leur vie. Après un baccalauréat en psychologie sur le campus de Moncton, elle a poursuivi vers un doctorat : « Découvrir une problématique, la comprendre et accompagner chaque personne, c’est passionnant ! » À l’écoute et empathique, Isabelle souhaitait cette année s’engager dans un programme qui lui ressemble ; elle a donc choisi tout naturellement de devenir ambassadrice du CNFS – Volet Université de Moncton : « J’ai envie de transmettre le goût pour les études en psychologie. J’ai aussi envie de rassurer les jeunes quant au choix de l’Université de Moncton. Pour avoir étudié aussi en Europe, en Belgique notamment, je peux témoigner de la qualité de vie étudiante que nous avons ici. Les campus de l’Université de Moncton sont à taille humaine ; les professeurs sont faciles d’accès. Et il est plus simple de se faire des amis ! »

Suivez Isabelle sur Instagram : @isabelle.cnfs



 « Pouvoir offrir des soins en français, c’est important! »

 Elizabeth Landry, 20 ans, en 2e année de baccalauréat en science infirmière

Elizabeth a grandi dans un milieu anglophone, mais elle a toujours eu l’amour du français, la langue de son grand-père. Aujourd’hui, elle est fière de pouvoir soigner ses futurs    patients dans la langue de leur choix : un message important, qu’elle transmet aux jeunes depuis qu’elle a rejoint le programme des ambassadeurs il y a un an. Elle entend   aussi partager son parcours qui, jour après jour, l’aide à affiner son choix de carrière :  “J’ai toujours été fascinée par le domaine médical, mais je n’étais pas certaine de ce que   je voulais faire comme carrière. J’ai décidé d’effectuer un stage coop à l’hôpital Georges-L.-Dumont pendant ma dernière année au secondaire, ce qui m’a aidée à réaliser que   je voulais devenir infirmière.” 

Suivez Elizabeth sur Instagram : @elizabethlandry_


« Après le bac, ouvrez-vous de nouvelles portes : pensez à la gestion des services de santé ! »

 Véronique Leblanc, 25 ans, en maîtrise en gestion des services de santé

« La pandémie a rendu encore plus indispensable le travail des gestionnaires des services de santé ». Le ton est donné. Si Véronique a choisi cette voie après son baccalauréat en science infirmière, c’est parce qu’elle a constaté lors de ses différents stages les graves effets de la pénurie de main-d’œuvre sur tous les milieux de la santé : « Aujourd’hui, les infirmières ne peuvent plus accorder autant de temps aux patients qu’avant. Je suis convaincue que les gestionnaires des services de santé peuvent vraiment changer la donne. » En  devenant ambassadrice, Véronique espère ainsi sensibiliser les jeunes à l’après baccalauréat : « Cette maîtrise ouvre d’autres portes, quel que soit le baccalauréat en santé choisi. Et la demande est de plus en plus importante. Les jeunes ont le temps d’y penser, bien sûr. Mais il faut qu’ils en soient informés le plus tôt possible! »

Suivez Véronique sur Instagram : @veroo.leblanc



 « Vous avez le droit de vous tromper ! »

 Megan Pallister, 24 ans, en 3e année au doctorat professionnel en psychologie

Après seulement quelques semaines d’études au baccalauréat en science infirmière, Megan a complètement changé d’orientation professionnelle : « J’ai toujours su que je voulais aider les autres. Mais, j’ai vite réalisé que j’étais davantage intéressée par la santé mentale que par la santé physique. Pour bien se connaître et faire les bons choix, il faut parfois expérimenter différentes voies! C’est le message que j’aimerais transmettre aux jeunes cette année. » Ambassadrice depuis 3 ans, Megan a un discours bien rodé. « Aujourd’hui, j’aimerais devenir psychologue scolaire, et travailler auprès de la Prestation des services intégrés, un programme de soutien en santé mentale chez les jeunes dans les écoles. Le savoir m’a pris du temps, des recherches, des échanges, mais m’a conduite à de passionnantes réflexions que je souhaite partager avec les jeunes. »

Suivez Megan sur Instagram : @megan_cnfs

 

 « Sur le campus de Moncton, on se sent accueilli et chez soi! »

 Annie Vienneau, 24 ans, en 2e année de maîtrise en travail social

La vie d’Annie a changé le jour où elle a arpenté pour la première fois le campus de Moncton : « Je me suis sentie tout de suite accueillie. Après mon baccalauréat en psychoéducation à l’Université Laval au Québec, j’ai voulu revenir chez moi dans la région Chaleur. Mon parcours n’étant pas reconnu au N.-B., j’ai souhaité poursuivre mes études. J’ai choisi le travail social, dont le programme de maîtrise me plaisait et correspondait à mes aspirations professionnelles. Dès que je suis arrivée sur le campus, je me suis sentie à ma place. Les professeurs m’ont paru accessibles et m’ont accompagnée. C’est ce que j’aimerais dire aux jeunes : sur un petit campus, la vie étudiante est facilitée. »

Suivez Annie sur Instagram : @annievienneau


 « On apprend toujours mieux quand on sort de sa zone de confort! » 

 Jonathan Roy, 20 ans, en 3e année de baccalauréat en science infirmière

Jonathan se souviendra longtemps de son stage à l’hôpital de Bathurst, en mars 2021 : « Dans la précipitation, j’ai laissé par erreur sortir un patient un peu confus. La seconde d’après, une alerte en « Code jaune » a été lancée pour le rattraper. Heureusement, il n’a pas eu le temps d’aller bien loin. Je n’en menais par large sur le moment. Mais, j’ai appris. Et, aujourd’hui, j’en ris. » Pour Jonathan, cette anecdote résume bien sa vie étudiante : « C’est cela les études en science infirmière : on apprend, et on n’est jamais seul! C’est ce que j’aimerais dire aux jeunes. » Ambassadeur pour la deuxième année consécutive, il aime partager ses expériences, mais aussi ses réflexions quant à son avenir professionnel, pour ouvrir les yeux des jeunes sur toutes les possibilités offertes par un parcours en science infirmière. « J’aime les soins critiques, comme la chirurgie par exemple. Cette année, je compte bien approfondir mes compétences dans ce domaine. J’aime quand ça bouge. J’aime sortir de ma zone de confort et être déstabilisé. C’est comme cela que j’apprends le mieux. Après le bac, j’aimerais travailler pendant deux ans pour gagner en expérience, puis m’orienter vers une maîtrise en gestion des services de santé. » Affaire à suivre !

Suivez Jonathan sur Instagram : @Jonathan_r0y

Quelles ressources et stratégies l’État peut-il mobiliser pour piloter une réforme de santé? Comment les gestionnaires peuvent-ils influencer la trajectoire d’un tel changement? Dans son récent ouvrage, « Lumière sur la réforme du système de santé au Nouveau-Brunswick » paru au printemps 2021 aux Presses de l’Université d’Ottawa, Stéphanie Collin, professeure adjointe à l'École des hautes études publiques (HEP) de l’Université de Moncton, questionne les dynamiques entre les acteurs et donne les clés d’une réflexion à mener d’un océan à l’autre. Rencontre.

Stéphanie Collin

Qu’est-ce qui vous a inspiré l’idée de faire la « Lumière sur la réforme du système de santé au Nouveau-Brunswick »?livre

J’ai écrit ce livre à partir de ma thèse doctorale, mes pairs m’ayant conseillé de rendre son contenu accessible à un plus grand public. Le système de santé me passionne, et ce depuis une de mes premières expériences professionnelles en milieu hospitalier à Toronto auprès de personnes âgées souffrant de démence, vers le milieu des années 2000. Il n’existait jusqu’à présent aucun ouvrage sur le sujet au Nouveau-Brunswick. En publiant ce livre, qui s’appuie sur l’étude d’un cas concret, soit la réforme du système de santé de 2008 au Nouveau-Brunswick, j’ai souhaité nourrir les réflexions des étudiants en gestion des services de santé et en politiques publiques et des professionnels amenés à mettre en œuvre de tels changements.

Sur quels premiers constats reposent vos recherches?

En prenant appui sur l’exemple de la réforme de la santé au N.-B., trois questions principales ont guidé mes recherches, puis ma rédaction : de quelles façons les dynamiques entre les parties prenantes ont-elles pu influer sur un projet d’une telle envergure? Comment l’État a-t-il mobilisé des stratégies pour atteindre les objectifs visés? Et, au bilan, cette réforme a-t-elle vraiment conduit à une amélioration du système? Réformer un système de santé, c’est l’améliorer, pour le bien des citoyens, et en contrôler les résultats. L’enseignement majeur que l’on peut retenir de cette réforme, et applicable dans toutes les provinces du Canada, c’est l’importance pour l’État de définir des objectifs clairs, qui font consensus auprès des principaux acteurs en interaction. Se fixer des cibles, savoir où l’on va, c’est la base pour prévoir les problématiques à venir, comme la pénurie de main-d’œuvre.

Comment avez-vous bâti le plan de votre ouvrage? 

À travers cet ouvrage, j’ai voulu accompagner chaque lecteur dans ses questionnements et nourrir ses réflexions, étape par étape. La première partie pose un cadre théorique qui situe les dynamiques et les instruments de gouverne pouvant moduler la trajectoire d’une réforme d’un système de santé. La partie suivante guide le lecteur à travers l’histoire des services et des soins de santé au Nouveau-Brunswick, de la période suivant la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. Ce récit permet de tirer différents enseignements utiles à la mise en œuvre de futures réformes dans d’autres provinces canadiennes. La dernière partie explique en quoi l’État doit fixer des objectifs et les mesurer en cours de route.

À présent, quels sont vos projets de recherche?
La pandémie m’a amenée à me pencher notamment sur la question de l’isolement des personnes âgées en temps de Covid-19 en foyer de soins. Ce projet est mené conjointement entre diverses universités situées au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et au Québec. Une autre de mes recherches vise à mieux comprendre l’intégration des pratiques innovantes au sein de l’organisation en réseau à l’égard de l’accès aux services de santé pour les communautés francophones en situation minoritaire.

LES 3 MINUTES DE STÉPHANIE COLLIN

Profession : Professeure adjointe à l'École des hautes études publiques (HEP) de l’Université de Moncton. Elle participe à la formation des étudiants aux programmes de deuxième cycle en gestion des services de santé et en administration publique.

Parcours d’études : Un baccalauréat en nutrition (Université de Moncton), une maîtrise en administration des services de santé et un doctorat en santé publique (Université de Montréal).

Principaux objets de recherche : La gouvernance, l'organisation en réseau et l'accès aux services de santé en français.

Son conseil aux étudiants : Soyez curieux, ayez une passion… osez rêver!

Mélissa Frenette

Comme une tortue sans carapace, on avance, à tâtons, cherchant notre place. On entre dans cette saison aux mille couleurs en fouillant les recoins pour se retrouver. La rentrée nous a amenés à mettre un pied devant l’autre pour finalement aboutir dans une salle de classe, dans un nouveau logement. On a exploré, pour trouver un endroit afin de se sentir chez soi, malgré tous les changements. On s’agrippe aux connaissances qui nous font vibrer, en espérant que celles-ci nous aideront dans notre quête d’identité. Certains ont vidé leurs boites dans un nouvel appartement pour la cinquième fois déjà et d’autres sont entrés dans ce petit espace rien qu’à eux pour la toute première fois. Enjoués, apeurés, excités; multitudes d’émotions qui s’entrecroisent ou plutôt, qui ne peuvent s’empêcher d’entrer en collision.

On comprend finalement qu’on se situe dans une période de transition. On réfléchit à la place que l’on veut occuper dans ce monde et à l’impact que l’on tente de créer. On réalise que l’on possède cet immense pouvoir et en même temps, on se sent tout petit dans cet univers infini. On cherche notre place. On apprend alors que la seule façon de trouver cette carapace est de se la fabriquer. On avance, on essaie, on trébuche, on réessaie, on apprend, on fonce.

Je m’appelle Mélissa Frenette, étudiante en première année de maîtrise en travail social et je vous encourage en cette mi-session à explorer et sortir de votre zone de confort. J’ai découvert récemment le Café Cognito et je trouve l’endroit merveilleusement paisible pour étudier. Je vous incite donc à visiter la ville, entrer dans un nouveau café, vous impliquer dans des comités, écrire à vos professeurs, participer à des activités, etc.! Qui sait? Vous découvrirez peut-être à l’intérieur de vous des avenues qui vous étaient autrefois inconnues.

Bon retour du congé d’étude à toutes les personnes étudiantes. Et plus particulièrement, à ceux et celles qui se cherchent encore une carapace. Rappelez-vous, le chemin n’est pas déjà tout tracé, vous pouvez avancer dans la direction qui vous plaira bien.

Sincèrement,

Une amoureuse de la vie

Jonathan format modifié

En science infirmière, les études sont exigeantes. Jonathan Roy en a fait l’expérience. Mais, sa passion pour sa future profession l’a guidé, et l’a aidé à passer au-delà des moments difficiles, comme en témoigne son journal de bord.

15 mars 2021 – 23 h 58 

En science infirmière, tout n’est pas toujours rose!

En effet, depuis 14 h cet après-midi, à la suite de mon retour de l’hôpital où j’ai fait de la recherche de dossier sur le patient qui sera sous ma responsabilité cette semaine lors de mon stage, je travaille d’arrache-pied sur mes recherches de médicaments ainsi que sur le diagnostic principal et les antécédents de santé de mon patient.

Ce qu’il faut savoir c’est que je commence mes stages demain, mardi. J’ai très hâte de mettre en pratique tout ce que j’ai appris jusqu’à présent!

J’attends avec impatience la journée de demain, mais… je dois vous avouer que je ressens un peu de frustration en ce moment. Cela fait maintenant 9 h que je travaille sans arrêt sur ma préparation de stage. Je dois absolument terminer le schéma récapitulatif de la raison d’admission de mon patient (qui inclut sa maladie et tous les traitements et les soins infirmiers), celui de ses antécédents de santé qui sont au nombre de 11 et enfin, la recherche de tous les médicaments qu’il prend quotidiennement, qui sont eux aussi très nombreux (37).

Pour vous mettre en contexte, une recherche de médicament peut me prendre de 10-15 minutes, et les schémas environ 20 minutes.

La veille de l’affectation, c’est toujours une soirée que je redoute, car elle est à la fois stressante et demandante côté énergie. Cependant, je suis conscient qu’elle est essentielle à ma réussite. D’abord, parce que je dois être en mesure de procurer des soins sécuritaires à mon patient. Ensuite, parce que je dois être prêt à répondre aux questions de ma monitrice concernant la condition de mon patient : je ne peux pas administrer un médicament dont je ne suis pas certain de l’indication et des soins infirmiers. Enfin, parce que ces recherches doivent être remises à la professeure (monitrice) à la fin de chacune des semaines de stage.

Bref, vous comprendrez que je suis à bout de ma journée et que j’ai très hâte d’aller me coucher. Le réveil sonnera à 5 h 30 demain matin.

19 mars – 9 h 45

J’aimerais vous faire une confidence.

Je viens de terminer ma semaine de stage. Il y a quatre jours, lors de la journée d’affectation, je voyais une énorme montagne devant mes yeux. Une montagne de travaux que je ne croyais jamais pouvoir terminer. Une montagne de stress qui me faisait peur. Eh oui, j’avais peur de ne pas être prêt pour le lendemain matin. J’avais également peur que mes recherches ne soient pas complètes.

Toutes ces émotions et ces sentiments, je veux que vous sachiez qu’il est normal de les ressentir. Les études universitaires sont remplies de hauts, mais aussi de bas. Ce n’est vraiment pas toujours facile et il arrive que l’on se demande si l’on veut réellement mettre tous les efforts pour continuer.

Par contre, lorsqu’on fait preuve de résilience et qu’on fonce droit devant, même quand ça nous parait impossible, on est toujours récompensés. La preuve : j’ai réussi à terminer toutes mes recherches à temps pour le lendemain. Non, je n’ai pas beaucoup dormi, j’ai déposé ma tête sur l’oreiller à 1 h 12 du matin. Cependant, j’ai réussi à prendre soin de mon patient de manière sécuritaire et j’ai appris énormément de choses en ayant d’excellentes discussions avec ma monitrice et le personnel de soins de l’hôpital.

Ce que je veux que vous reteniez de ce message, c’est qu’il y a toujours une lumière au bout du tunnel et que vos efforts seront récompensés. N’abandonnez jamais et ne cessez jamais de croire en vos capacités.

P.-S. : J’ai même fait un examen la soirée du 15 mars. Eh oui!