ÉTUDIANT D’UN JOUR
Date(s) où je suis disponible*
#carrièresanté

Blogue

Au Canada, 160 femmes sont mortes des suites d’un acte violent en 2020. Parce qu’il est souvent difficile de détecter les signes et savoir réagir avant qu’il ne soit trop tard, le conseil étudiant de l’École de travail social de l’Université de Moncton a organisé en février et mars deux conférences saisissantes et ouvertes à des étudiants inscrits dans différents programmes en santé, chacun pouvant se retrouver en première ligne face à des personnes qui subissent des actes de violence, que ce soit au cours de leur carrière ou durant leur vie.

Les étudiants en science infirmière, en nutrition, en criminologie et des participants au séminaire professionnel sur la collaboration interprofessionnelle se sont joints aux étudiants en travail social pour écouter, le 10 février, le témoignage d’Ingrid Falaise, autrice du roman autobiographique « Le Monstre », puis le 26 mars, l’histoire de Mireille et d’Isabelle Grenier, plus connues sous le nom des Jumelles martyres. Chaque expérience racontée, terrible de vérité, était suivie d’une importante activité interprofessionnelle engageant par groupes de taille réduite les étudiants des différents programmes à réfléchir ensemble, tant sur la bonne attitude à avoir individuellement et professionnellement, que sur des pistes pour améliorer le système actuel.

« Le cycle de violence commence souvent par… une histoire d’amour »

« Vous avez cette responsabilité de comprendre pour aider des victimes et les sauver. Juste le fait d’être à l’affut des signes peut sauver des vies », a rappelé Ingrid Falaise en préambule de son intervention. Pendant une heure, celle-ci a raconté et illustré en donnant de nombreux détails les quatre phases du cycle de la violence conjugale, telles qu’elle les a vécues, rappelant que « tous les monstres fonctionnent de la même façon ». Pour elle, comme pour d’autres, « cela n’a pas commencé par des insultes ou un coup de poing, mais par… une histoire d’amour ». Séduite par l’homme qui allait devenir son partenaire, puis son bourreau, elle n’a pas vu tout de suite le piège dans lequel il allait l’enfermer : « C’est comme si mon M. [M comme Monstre] m’avait étudiée. Il me connaissait par cœur. Il me faisait me sentir extraordinaire. » C’est aussi durant cette phase de séduction que le Monstre apprend à connaître les faiblesses de sa victime, pour mieux entrer dans la seconde phase, celle de la manipulation : « À ce stade-là, le Monstre s’applique à faire baisser l’estime que l’on a de soi. Sous son influence, on change sa manière de s’habiller, sa façon de penser. C’est cela un M. : quelqu’un qui se sert de l’amour de sa victime pour assouvir ses besoins de contrôle et de pouvoir. » La troisième phase est celle de l’isolement : le Monstre fait en sorte d’isoler sa victime de sa famille et de ses amis. Puis arrive la première agression. C’est la quatrième phase. « Le Monstre t’explique que c’est toi qui l’as poussé à devenir comme ça… et il redevient le prince charmant jusqu’au prochain acte de violence. »

Briser le silence : une nécessité

L’histoire de Mireille et d’Isabelle Grenier présente de nombreuses similitudes avec celle d’Ingrid Falaise : elles aussi ont été isolées, manipulées et violentées. Elles n’étaient alors que des enfants et, pour elles, il n’y a même pas eu de phase 1. Adoptées sans amour par la famille Lavoie à l’âge de deux ans, elles ont vécu les premières années de leur vie attachées aux barreaux de leurs lits, dans le noir, sans avoir le droit de parler, ni même de se parler. Pendant six longues années, elles ont été frappées, humiliées, affamées, séquestrées, violées, torturées psychologiquement et maintenues dans l’ignorance du monde par les membres d’une famille qui ne voyaient en elles qu’un moyen de recevoir de l’argent du gouvernement fédéral. Elles doivent leur salut à un témoin qui a signalé leurs mauvais traitements. Reste que les faiblesses du système de l’époque auraient pu leur être fatales : « Les services sociaux nous ont laissées là une année supplémentaire avant de venir nous chercher ». Ballotées de familles d’accueil en familles adoptives, elles qui avaient un grand besoin d’amour ne savaient plus à qui faire confiance. Elles ont vu leur cœur se refermer jusqu’à ce qu’elles soient capables de construire leur propre vie…

« Identifier les signes peut sauver des vies »

En 2018, la police a recensé plus de 99 000 personnes de 15 à 89 ans victimes de violence conjugale au Canada, dont 2182 au Nouveau-Brunswick (1743 femmes). Cette même année, plus de 19 000 enfants ont été déclarés victimes de violence familiale dans tout le pays, dont 413 au Nouveau-Brunswick. À ce chiffre, il faut ajouter tous ceux et toutes celles qui souffrent et se battent pour leur survie dans le silence le plus total. « Il est très difficile de dénoncer la violence, la négligence et les abus faits contre les personnes vulnérables. Mais, des lois existent, qui obligent chacun de nous à briser le silence et à venir au secours des personnes en danger. Cela peut changer des vies! », a insisté Mireille Grenier.

Selon Ingrid Falaise, réaliser qu’une personne est victime de violence peut prendre du temps, même s’il s’agit d’un proche. « Cela peut arriver à n’importe qui ! Il faut être attentif à certains signaux : une personne qui cesse de rayonner, baisse la tête, devient anxieuse, ment, change sa manière de s’habiller, ou ne parle plus alors qu’elle avait l’habitude de le faire, peut être victime de violence… Dans ces cas-là, une bonne manière de réagir consiste à engager une conversation avec cette personne, dans un endroit à part (loin de celui ou de celle que vous soupçonnez être son M.), en lui demandant tout simplement comment elle va. Demandez-lui si vous pouvez l’aider, si elle a peur, si elle se sent isolée. Surtout, ne la culpabilisez pas. Son bourreau le fait déjà. Ne lui reprochez pas de rester auprès de son M., par exemple : la violence peut prendre des formes très différentes. Il peut la menacer de tuer un proche ou un animal qui lui est cher, il peut la garder sous son contrôle financier … Gardez les bras ouverts et montrez-lui que vous êtes là pour elle : c’est de savoir que l’on a un filet de sécurité qui aide à partir (…) »

« La médiation est à proscrire ! »

S’adressant plus particulièrement aux étudiants en travail social, Ingrid Falaise a alerté sur une pratique qu’elle estime dangereuse : celle de réunir les M. et leurs victimes au nom d’une certaine médiation. « C’est terrible. Les M. sont des séducteurs, des beaux parleurs », qui profitent de ces réunions pour tourner l’affaire à leur avantage. Selon elle « la médiation est à proscrire dans ce cas-là ! » Une réflexion que partage Annie Vienneau, 24 ans, en première année de maîtrise en travail social : « Je trouvais moi aussi cette pratique particulièrement inadaptée. Plus tard, j’aimerais accompagner des personnes en thérapie individuelle et familiale. Je retiens l’importance d’être dans le non-jugement, d’outiller et d’être avant tout à l’écoute. »

À l’issue de la conférence d’Ingrid Falaise, les étudiants ont été invités à développer leurs réflexions en petits groupes; puis le 26 mars, accompagnés par Mireille et Isabelle Grenier, ils ont travaillé ensemble à l’élaboration d’un plan de sensibilisation communautaire dans le domaine des services de santé, cela dans le cadre du « Défi Équipes de soins et services de santé (DÉSSS) » (1). « En tant que professionnels du travail social, nous pouvons réaliser l’emprise sous laquelle se trouve une personne. Mais il faut parfois du temps avant que la personne elle-même n’en prenne véritablement conscience. C’est à nous de l’écouter et de l’aiguiller vers les ressources dont elle a besoin, au bon moment. C’est à nous de lui faire réaliser la force et le courage qu’elle a en elle », insiste Liliane Dusabe, 38 ans, étudiante en 4e année du baccalauréat en travail social. Pour elle, l’avenir passe par une importante communication interprofessionnelle : « Quelles que soient nos spécialités, nous sommes tous concernés et nous devons tous travailler ensemble » pour faire reculer la violence conjugale et familiale.

(1) Organisé chaque année, le « Défi Équipes de soins et services de santé » engage les étudiants en santé inscrits dans divers programmes à travailler en équipe afin d’identifier les besoins et les priorités d’un patient et d’établir par la suite, un plan de soins interprofessionnel.

Le 15 avril 2021, 14 h


En mai dernier, je commençais mon stage professionnel à la Direction des services de laboratoire du réseau de santé Vitalité. Sur la route qui me conduisait à l’hôpital régional de Campbellton, je me sentais un peu fébrile à l’idée d’entamer mon premier stage rémunéré en administration publique. J’imaginais déjà ma contribution en tant qu’étudiante en maîtrise en gestion des services de santé. Je me disais : « Ça y est ! Je vais enfin pouvoir montrer ce dont je suis capable… »

Évidemment, en raison de la propagation et de l’élévation du nombre de cas positifs de COVID-19, le mandat de mon stage a été modifié en conséquence ainsi que sa durée, qui est passée de 12 à 17 semaines! Malgré tout, je me considère très chanceuse d’avoir eu l’occasion d’œuvrer en milieu hospitalier, dans un contexte de crise sanitaire mondiale.

Dès mon premier jour, j’ai été accueillie chaleureusement par l’équipe, ce qui a facilité mon adaptation à ce nouvel environnement. Les nouveaux dossiers qui m’ont été attribués m’ont permis de développer davantage mes capacités de leadership et mes compétences en gestion de crise durant la préparation et la mise en place des premières cliniques de dépistage de masse de COVID-19 au Nouveau-Brunswick.

En fin de compte, ce stage professionnel m’a fait sortir de ma zone de confort. Durant cette période, j’ai appris à surmonter divers défis personnels et professionnels; j’ai développé d’importantes compétences à travers différentes expériences sous la direction des services de laboratoire. J’ai eu la chance de bénéficier d’un excellent accompagnement; mon superviseur de stage a été un allié très important. Il m’a fait confiance, et partagé son expertise. Ses précieux conseils m’ont aidée à appliquer dans ce contexte particulier les concepts théoriques appris en cours. Par ailleurs, en collaborant avec d’autres professionnels sur différents projets au service de laboratoire, j’ai découvert la diversité de carrières qui s’offrent aujourd’hui à moi en tant que gestionnaire.

Et toi, comment anticipes-tu ton premier stage en santé ?

SR


Shanie Roy est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le neuvième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !


Retour au huitième billet des journaux de bord.

Le 8 avril 2021, 15 h


Cette 4e année de baccalauréat en science infirmière marque la fin d’une étape. En quatre ans, j’ai suivi plusieurs cours théoriques, en biologie, en psychologie, en français, en philosophie et dans bien d’autres disciplines. J’ai aussi, bien sûr, suivi des cours en science infirmière. Mais, de tout mon parcours, ce sont les stages que j’ai préférés !


En première année, j’ai suivi un stage en foyer de soins pendant deux semaines. C’est à partir de cet instant que j’étais certaine d’être dans le bon programme. Voilà tout ce que j’aime dans le programme en science infirmière : une priorité donnée à l’expérience réelle dès la première année !

En deuxième année, je suis allée à Tracadie faire un stage de deux mois en mai et en juin. J’ai appris encore plus sur cette profession. J’ai, pour la première fois, placé une intraveineuse, donné les médicaments aux patients et changé un pansement. J’ai aussi pu avoir en charge deux patients (et non plus un seul) ; accompagnée par la monitrice, j’ai appris à m’organiser en conséquence et à appliquer les bonnes méthodes pour diminuer mon stress.

En troisième année, j’ai pu mieux me rendre compte des différents rôles que peuvent endosser les infirmières grâce à un stage en santé communautaire. Là, j’ai découvert combien nous pouvions répondre aux besoins importants d’une communauté. Par la suite, j’ai travaillé en psychiatrie où j’ai appris notamment à améliorer mes techniques de communication thérapeutique. Enfin, j’ai découvert le travail en maternité : j’ai pris plaisir à partager mes connaissances avec les nouveaux parents et réapprendre les bons gestes aux parents d’un second bébé. 

Julie LeBouthillier est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le huitième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au septième billet des journaux de bord.

Le 16 février 2021, 11 hComme on le sait tous, l’Université de Moncton a fait un virage numérique après l’entrée du coronavirus dans nos vies, en mars dernier. Il peut être difficile pour les étudiantes et les étudiants de garder la motivation lorsqu’on doit travailler de la maison. C’est normal. D’autant plus que vivre en temps de pandémie peut être un moment stressant pour plusieurs d’entre nous… Pour vous aider à gérer cette période délicate, j’ai eu envie de partager avec vous mes petites (et grandes!) astuces, qui m’aident jour après jour à rester performante en dépit de tous les défis que représentent les cours à la maison. Attention : ce sont des trucs qui fonctionnent pour moi ; nous sommes tous différents et il est possible que ça ne fonctionne pas pour vous.

1. Avoir un espace de bureau propre et efficace : pour moi, il est beaucoup plus facile de rester concentrée si mon espace de bureau est aménagé pour cela. Par exemple, je m’assure d’avoir mon cahier de notes et mes stylos à la portée de la main pour prendre des notes. J’ai toujours une boisson avec moi, que ce soit du café, du thé ou de l’eau (vous pouvez prendre celle de votre choix!). J’ai aussi des collations pour ne pas avoir à me déplacer pendant le cours et pour maximiser mon focus sur celui-ci.

2. Utiliser des applications pour maintenir sa concentration : plusieurs applications gratuites cherchent à vous mettre au défi lorsque vient le temps d’étudier. Par exemple, l’application Flora vous aide à étudier avec vos amis en ligne. Le but de cette application est de promouvoir la concentration à l’aide d’un chronomètre (par exemple, des laps de 30 minutes d’étude).

3. S’établir un horaire d’étude : une autre technique qui m’aide énormément, c’est d’établir un horaire de la journée. Je me crée un horaire presque semblable à celui que je suivais lorsque j’étais à l’école secondaire, mais j’y inclus du temps pour relaxer, pratiquer mes passe-temps favoris, étudier, préparer à manger et, bien sûr, suivre mes cours, sans négliger mon temps de sommeil. Je prévois aussi des temps libres, où je n’ai rien besoin de faire dans mes journées, parce qu’être productif 24/7, ce n’est ni possible, ni réaliste.

4. Visiter des collègues (si permis) pour travailler sur les projets et/ou écouter les cours : personnellement, j’ai toujours été une personne sociale. J’ai donc beaucoup de difficulté à vivre cette pandémie. Ce que je trouve formidable, avec les bulles, c’est que je peux quand même aller chez des amies pour assister à mes cours. Certes, c’est un peu plus difficile de rester concentrée, mais d’être avec quelqu’un que l’on apprécie rend toute cette situation un peu moins pénible. De même pour les projets : si vous avez la chance de rencontrer votre partenaire pour travailler sur votre projet, faites-le. Cela va aussi vous éviter des problèmes de communication et faciliter l’écriture du projet.

5. Ne pas oublier de vivre : bien que l’étude soit nécessaire lorsque l’on est au postsecondaire, il ne faut tout de même pas oublier que nous sommes des humains et que nous avons des besoins de base à satisfaire. Passez du temps avec vos amis, avec votre famille, n’oubliez pas de vous nourrir, essayez d’avoir de bonnes habitudes de vie, faites un peu d’exercice et n’oubliez pas qui vous êtes. Nous sommes dans un temps de changement et il est normal qu’on se sente épuisé ou perdu dans tout cela. Restez fort!

Signé, la femme en quête de changer le monde.

Alexandra Gauvin est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le septième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au sixième billet des journaux de bord.

Leurs histoires tragiques ont ému le Canada tout entier. Ingrid Falaise, autrice du livre Le Monstre, et les Jumelles Martyres, Mireille et Isabelle Grenier, seront les invitées de deux conférences d’envergure, organisées par le Conseil étudiant et le Projet de justice sociale de l’École de travail social, en partenariat avec le CNFS – Volet Université de Moncton, respectivement le 10 février et le 26 mars. Chaque conférence sera suivie par une activité de collaboration interprofessionnelle, qui amènera des étudiants en santé de différents programmes à réfléchir et à travailler ensemble.

Ingrid Falaise et Jumelles Martyres

Les étudiants en santé de l’Université de Moncton inscrits dans divers programmes se verront offrir l’opportunité rare d’éprouver et de développer leurs compétences indispensables à l’accompagnement de personnes, le 10 février auprès d’Ingrid Falaise, autrice du livre Le Monstre, et le 26 mars auprès de Mireille et Isabelle Grenier, mieux connues sous le nom des Jumelles Martyres. Ces personnalités seront les invitées exceptionnelles de deux grandes conférences virtuelles, organisées sur Teams par le comité organisateur.

Ce qui, à l’origine, ne devait être qu’une activité en ligne destinée aux étudiants de l’École de travail social « a rapidement pris de l’ampleur, avec l’idée d’inviter ces trois conférencières d’envergure. À notre grande surprise, il n’a pas été très difficile de les contacter. Toutes nous ont réservé un accueil chaleureux et ont accepté de collaborer au projet », précise Molly Roussel, présidente du Conseil étudiant de l’École de travail social.

« De notre côté, nous avons tout de suite vu le potentiel que pouvaient représenter ces conférences pour de nombreux étudiants inscrits dans différents programmes en santé, tant dans l’acquisition de compétences à l’échelle individuelle que dans leur apprentissage de la collaboration interprofessionnelle », ajoutent Marie-Lyne Caron, coordonnatrice des stages et responsable du Projet « Justice sociale » de l’École de travail social, et Marie-Josée Guérette, coordonnatrice de la collaboration interprofessionnelle à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires. « Dans le travail d’accompagnement des personnes, toutes les professions sont concernées ; de leur capacité à travailler ensemble dépend souvent l’avenir de la personne aidée. Nous avons donc présenté le projet à des étudiants de différents programmes, et celui-ci a été accueilli avec grand enthousiasme. Des étudiants en science infirmière, en nutrition, en criminologie et des participants au séminaire professionnel sur la collaboration interprofessionnelle se joindront donc aux étudiants en travail social pour assister aux conférences, puis participeront aux activités interprofessionnelles organisées aussitôt après. »

Ces activités amèneront les étudiants à travailler ensemble, par petits groupes, sur des thèmes précis. Elles seront animées par des étudiants en travail social, telle Cassandra Forand, étudiante en 1re année de la maîtrise en travail social à l’Université de Moncton : « En tant que travailleuse sociale, l’animation fait partie des compétences que l’on doit maîtriser à la fin de nos études. Ces activités interprofessionnelles m’offrent donc une belle occasion de gagner en aisance. Toute l’équipe des animateurs est accompagnée par Marie-Josée Guérette et Marie-Lyne Caron : celles-ci nous guident sur les questions à poser, et nous conseillent sur des points précis, par exemple l’art et la manière de reformuler les questions pour générer un maximum d’interaction ».

Les étudiants participant aux activités du 26 mars seront particulièrement choyés, puisque Mireille et Isabelle Grenier seront présentes : organisées dans le cadre du « Défi Équipes de soins et services de santé (DÉSSS) » (1), ces activités amèneront les étudiants à travailler ensemble à l’élaboration d’un plan de sensibilisation communautaire dans le domaine des services de santé.

(1) Organisé chaque année, le « Défi Équipes de soins et services de santé » engage les étudiants en santé inscrits dans divers programmes à travailler en équipe afin d’identifier les besoins et les priorités d’un patient et d’établir par la suite, un plan de soins interprofessionnel.

Le 5 février 2021, 15 hChoisir d’étudier en science infirmière n’est pas sans impact dans ma vie de tous les jours! Je n’ai pas encore terminé mes études, mais ma profession fait, en quelque sorte, déjà partie de moi… et j’en suis très fière!

Mes amis le savent : ils me surnomment même la « nurse » du groupe! Ainsi, il y a quelques semaines, lorsque nous sommes partis chasser, je me suis fait interpeller lors de notre pause déjeuner : « Hey, Julie, on a un blessé! ». J’ai sorti mon « kit de secours » et j’ai fait mon travail : j’ai soigné la coupure de mon ami. Être infirmière, c’est aussi une profession qui entretient le lien social : mes amis peuvent toujours compter sur moi, et ça me fait chaud au cœur. J’aime aider, et ma profession me permet de le faire au quotidien!

Même lorsque je regarde la télévision, l’infirmière en moi ne peut pas s’empêcher de me souffler au creux de l’oreille tout ce qu’elle pense des émissions sur la médecine. Je me surprends à être très critique! L’autre soir, alors que je regardais « Nurses », j’ai remarqué que le nouvel infirmier n’était pas prêt. Il n’avait visiblement jamais encore piqué un patient. J’étais surprise, car ce n’est vraiment pas la réalité. Par contre, j’ai aimé comment les producteurs ont démontré notre « caring » et notre façon d’être près des patients. J’aime ce côté-là de mon futur domaine. C’est ainsi que je travaille chaque jour, et pour chacun de mes patients. Je continue aussi de développer ma capacité à prendre soin d’eux : c’est important pour ma future profession.

Des anecdotes comme celles-ci, je pourrais vous en raconter des dizaines. Elles sont pour moi les preuves des nouvelles qualités et compétences que j’ai développées en tant qu’étudiante en science infirmière, et qui aujourd’hui, m’accompagnent au quotidien.

En vous souhaitant un parcours universitaire remarquable.

Julie LeBouthillier est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le sixième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au cinquième billet des journaux de bord.

Depuis avril 2019, les aînés volontaires du Faubourg du Mascaret, du Grand Moncton bénéficient d’un accompagnement pour rester en bonne santé, grâce au projet « Pivot santé pour aînés ». Rencontre avec la gestionnaire de projet, Danielle Thériault.

Danielle Thériault photo

Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler dans la recherche, et plus particulièrement en gérontologie ?

Au début de mes études postsecondaires, lors de mon baccalauréat en psychologie, j’ai eu l’occasion de travailler en tant qu’assistante de recherche au centre d’études du vieillissement à l’Université de Moncton. Cette expérience a été un déclic : pour moi, la gérontologie est plus qu’un projet de recherche. Je vois cette discipline comme une valorisation des personnes à travers l’échange. Les aînés portent en eux le savoir de la société !

Par la suite, lorsque j’ai terminé mon bac en 2014, je me suis orientée vers une maîtrise en gestion des services de santé que j’ai terminée en 2016, puis un bac en science infirmière que je prépare actuellement à temps partiel. C’est ainsi qu’en janvier 2019, j’ai eu la chance de rejoindre l’équipe de Suzanne Dupuis-Blanchard, directrice du Centre d’études sur le vieillissement (CEV) et titulaire de la Chaire de recherche en santé CNFS - Université de Moncton sur le vieillissement des populations, pour mener le tout nouveau projet « Pivot santé pour aînés ».

Qu’est-ce que le projet « Pivot santé pour aînés » ?

« Pivot santé pour aînés » est un projet pilote mené par la Chaire de recherche en santé CNFS - Université de Moncton sur le vieillissement des populations. Il vise à devenir un centre d’expertise multidisciplinaire dans les services de santé, en vue de soutenir le mieux-être et le maintien à domicile des aînés, et leur qualité de vie. Dans ce cadre, nous offrons un accompagnement aux aînés francophones, nous agissons pour le développement de la formation interdisciplinaire, et promouvons la recherche collaborative entre les chercheurs et les partenaires du PSA.

Quelles activités offrez-vous aux aînés ?

Les premières activités ont débuté en avril 2019 au Faubourg du Mascaret, au bénéfice des aînés volontaires des pavillons Gallant et LeBlanc ; elles sont également offertes de façon virtuelle à d’autres personnes âgées habitant le Grand Moncton et au-delà. Lorsque cela est possible, nous effectuons un suivi personnalisé : nous mesurons leur taille, prenons leur tension et les pesons. Nous organisons des sessions éducationnelles (webinaires, ateliers…). Nous leur proposons des sessions de méditation, de yoga, d’aérobique, de tai-chi… Nous travaillons avec de nombreux partenaires : les étudiants des différentes écoles de santé de l’Université de Moncton, l’école de travail social, l’École Carrefour de l’Acadie, et différents instructeurs de la communauté.

Comment avez-vous pu poursuivre ces activités cette année, en temps de pandémie ?

La Covid-19 a entraîné de nombreux défis, mais nous nous sommes adaptés à la situation. Pendant la phase rouge, des activités ont dû être suspendues. En phase jaune, nous avons poursuivi le projet, en présentiel dans le respect des règles du Faubourg du Mascaret et celles définies par la santé publique, et en développant nos activités en format virtuel. Nous offrons des sessions d’aérobique ou de yoga sur Zoom, par exemple. Lorsque le beau temps est de la partie, nous organisons des activités à l’extérieur, comme du tai-chi par exemple.

Quels premiers résultats avez-vous obtenus ?

L’évaluation que nous avons réalisée juste avant la pandémie a révélé des résultats incroyables, démontrant combien le volet préventif a sa place dans le milieu communautaire : il permet notamment aux personnes âgées de gagner en autonomie, et de prévenir les problèmes de santé. Tous les répondants ont déclaré que ces activités avaient eu un impact positif : ils ont appris beaucoup sur leur santé ; ils disaient aussi s’impliquer davantage pour rester en bonne santé, et avoir gagné en souplesse et en force physique. De leurs points de vue, ces activités ont également eu des bienfaits sur leur santé sociale et communautaire : ils ont renforcé leur sentiment d’appartenance, et développé des amitiés. Au chapitre de la santé psychologique et mentale, ils ont déclaré avoir ressenti une réduction du stress.

Aujourd’hui, quels sont vos projets ?

J’ai l’intention de poursuivre dans la recherche et faire un doctorat dans le domaine du vieillissement et de la santé mentale.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui hésitent à se lancer dans le domaine de la gérontologie ?

La gérontologie est une voie en plein développement, idéale pour ceux qui souhaitent travailler dans un milieu où l’innovation est omniprésente. De nombreuses opportunités vont se présenter à l’avenir, par exemple dans le domaine du maintien à domicile ! 

Le 8 janvier 2021, 10 h
Lundi, j’entamerai ma dernière session universitaire. De voir à quel point le temps passe vite lorsqu’on étudie pour une carrière qui nous passionne est incroyable. J’en suis déjà à ma dernière année du baccalauréat en travail social !

Est-ce la crainte de ne pas être à la hauteur ? Ou bien l’excitation des débuts ? Toujours est-il que j’ai vécu des émotions contradictoires dans le cadre de mon dernier stage, j’étais à la fois stressée de commencer un stage dans un milieu qui ne m’était pas familier, et super excitée d’avoir l’opportunité d’apprendre aux côtés de travailleurs sociaux très expérimentés.  Vous n’avez pas idée à quel point ce stage m’a fait progresser en tant que travailleuse sociale à travers de beaux défis. De plus, j’ai le sentiment d’avoir eu un impact positif dans la vie de plusieurs personnes accompagnées, ce qui est extrêmement valorisant.

J’ai eu l’occasion d’être stagiaire1 au Ministère du Développement social, plus précisément au Service résidentiel pour enfants. Ce fut l’occasion pour moi de revenir dans ma région natale, à Shippagan. J’ai eu la chance de travailler avec des familles d’accueil, des travailleurs sociaux, des accompagnatrices, des gens qui travaillent dans les foyers de groupe pour ne citer qu’eux. J’étais vraiment heureuse de revenir dans la région pour m’y établir. De vivre à nouveau à Shippagan m’a aussi permis de passer du temps avec mes ami.e.s avec lesquels j’ai grandi et ma famille. On le sait tous qu’il n’y a pas que l’université dans la vie et qu’il faut trouver un équilibre pour faire fonctionner le tout. Pour moi, ce qui fonctionne bien, c’est de gérer mes études en prenant en compte mes besoins relationnels et sociaux.

J’ai déjà hâte de vous reparler de la suite de mon cheminement!

Signé, la femme en quête de changer le monde.


1. Lors du baccalauréat en travail social, on a l’occasion d’accomplir deux stages. Le premier est de trois jours par semaine pendant une session. Ce stage se fait en troisième année du baccalauréat. Le deuxième stage, quant à lui, se fait à la première session de la cinquième année et il est de cinq jours par semaine. C’est une excellente façon d’en apprendre plus et de développer des habiletés en tant que futurs travailleurs sociaux.

Alexandra est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le cinquième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au quatrième billet des journaux de bord.

Le 22 décembre 2020, 9 h 50


Chère lectrice, cher lecteur, je m’appelle Elizabeth. On me décrit souvent comme une personne très impliquée : je suis une étudiante en science infirmière à l’Université de Moncton et une ambassadrice du CNFS. Je viens de terminer une formation au CCNB et je suis un membre du Young Canadians’ Roundtable on Health. Je travaille comme préposée aux soins à Shannex et comme assistante-gérante au Service du logement.

Je suis également atteinte d’une maladie chronique.

Souvent, je vais omettre la dernière partie. Cependant, elle joue quand-même un rôle important dans mon parcours.

Si j’ai pris la décision d’étudier en science infirmière, c’est parce que j’aime aider les autres, mais plus encore parce que je connais la perspective du patient. Je reconnais à quel point les infirmières et infirmiers peuvent améliorer la qualité de vie des personnes qu’ils accompagnent, parce que je l’ai vécu.

Ils m’ont accueillie. Ils ont soulagé mes peurs à l’hôpital, en me faisant rire ou s’assurant que je ne me sente jamais seule. J’ai appris dans mes cours qu’on appelle ça le « caring ».

Je me suis toujours dit, qu’un jour, je serai capable d’aider les autres comme que les autres m’ont aidée. C’est ce que je me répète lorsque je me sens moins motivée. J’apprendrai comment soutenir les personnes et les accompagner dans leurs soins, et les faire sourire quand ils vivent une épreuve difficile.

De mon expérience, les étudiants en science infirmière ont presque toujours une raison personnelle qui les motive à choisir cette profession. Celle-ci, c’est la mienne.

Sincèrement,

Eli

Elizabeth est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le quatrième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au troisième billet des journaux de bord.

Le 8 décembre 2020, 8 h 47
Comme le temps passe vite ! Cela fait déjà trois mois que cette première session universitaire à la virtuelle a commencé, et que je découvre jour après jour tous les avantages des études à distance. J’ai l’impression d’avoir plus de temps libre dans ma journée. La flexibilité de mon horaire me permet de mieux organiser mes tâches de travail. J’évite de perdre du temps dans les déplacements en voiture. Et j’avoue aimer de plus en plus l’idée d’étudier dans le confort de ma maison.

Dès le début de l’année universitaire, je me suis créé une routine de travail qui m’a grandement aidée à m’adapter à cette nouvelle réalité virtuelle. Par exemple, j’ai décidé de m’installer dans une salle bien éclairée par la lumière du jour. Avec les journées froides qui arriveront prochainement, c’est toujours plus confortable de s’habiller « en mou » pour étudier. Je commence toujours ma journée par allumer ma chandelle préférée, la « pumpkin pecan waffle » et ce, en sirotant mon « deux laits, deux sucres ». Ma bouteille d’eau infusée de citron n’est jamais bien loin, tout comme mon petit chien qui me regarde en se demandant à quelle heure nous sortirons pour notre marche quotidienne. C’est dans cette ambiance toute douce que je planifie ma journée et fais la liste des tâches que j’aurai à accomplir.

Après avoir aménagé ma station de travail, je suis prête à attaquer la journée! Je dois avouer avoir parfois un peu de difficulté à m’abstenir de mon téléphone. Suis-je la seule ? J’ai récemment téléchargé l’application « Flora » : une merveille de technologie qui me permet de rester concentrée sur mes tâches, tout en participant à la plantation d’arbres en Afrique. Pendant que mon arbre virtuel grandit, j’évite les réseaux sociaux pour la durée de travail que j’ai moi-même préétablie. Je vous encourage à aller y jeter un coup d’œil si vous avez également de la difficulté à décrocher de votre téléphone.

Et vous, quelle est votre routine de travail ?

SR

Shanie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le troisième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au deuxième billet des journaux de bord.

Vous vous posez mille et une questions sur la profession d’infirmière ou infirmier, et les études qui y mènent ? Alors suivez-nous sur le campus d’Edmundston à la rencontre de Cathie Cyr, étudiante en 2e année en science infirmière et ambassadrice du CNFS, et de sa professeure, Tina Emond.



Bonjour Tina, bonjour Cathie ! Merci de nous recevoir ici, au campus d’Edmundston. Nous sommes dans l’une des trois salles de laboratoire du Secteur science infirmière. Qu’apprennent les étudiantes et les étudiants ici ?

Cathie : Nous effectuons nos apprentissages par simulation clinique (APS). Nous pratiquons plusieurs interventions professionnelles sur des mannequins spécialisés et utilisons les mêmes équipements que dans les milieux de soins. Par exemple, en première année, nous avons appris à prendre une tension artérielle. Chaque année, nous acquérons de nombreuses nouvelles techniques et connaissances !

Tina : Ces salles de laboratoire, idéales pour apprendre, sont à la fine pointe de la technologie et simulent fidèlement le milieu hospitalier.

Combien de temps dure le baccalauréat en science infirmière ?

Tina : Ce baccalauréat dure 4 ans. La première année est consacrée aux soins de la personne en santé. Comme exemples, nous abordons l’enfant en santé, la grossesse normale et la saine sexualité. En deuxième année, on introduit les soins en situation chronique tels que certaines maladies pulmonaires et certains cancers. En troisième année, les étudiants explorent des problématiques plus aigües comme la gastro-entérite chez l’enfant et les soins relatifs à l’accouchement. En quatrième année, on étudie les soins complexes et critiques, soit ceux liés aux grands brûlés, aux victimes de traumatismes crâniens. On simule également une situation de désastre avec une équipe multidisciplinaire.

Quand commencent les stages ?

Cathie : Les stages commencent dès la première année ! Au premier semestre, dans le cadre d’une activité de promotion de la santé, nous avons passé une journée dans une école et une journée dans un foyer de soins pour promouvoir des saines habitudes de vie, comme d’avoir une bonne alimentation, de pratiquer des activités physiques régulières. Après Noël, nous sommes partis en stage en foyer de soins pour mettre en pratique les soins de base que nous avions tout juste appris : aider à l’alimentation, donner un bain partiel. Personnellement, j’ai adoré l’expérience, notamment le contact avec les gens et le travail en équipe.

Tina : Les stages vont permettre aux étudiants d’avoir un aperçu du travail de l’infirmière ou de l’infirmier, mais aussi d’acquérir des compétences essentielles : une capacité d’analyse et de pensée critique, du leadership, des habiletés relationnelles et de travail en équipe avec d’autres professionnels de la santé. C’est ainsi qu’ils se préparent efficacement à la profession infirmière !

Quelles perspectives d’avenir le marché du travail offre-t-il aux infirmières et infirmiers au Nouveau-Brunswick ?

Tina : On a toujours eu besoin d’infirmières et d’infirmiers, et les besoins se font encore plus pressants ! Le vieillissement de la population, la démographie changeante, les départs à la retraite des professionnels du soin sont autant de facteurs qui nécessitent l’embauche de nouvelles infirmières et nouveaux infirmiers au Nouveau-Brunswick, et particulièrement dans notre région.

Cathie, pourquoi as-tu choisi d’étudier au campus d’Edmundston ?

Cathie : C’est simple : le campus est près de chez moi ! Et puis, j’aime le fait que ce soit un petit campus : avec les autres étudiants et les professeurs, on est comme une petite famille. Les professeurs nous connaissent bien et sont vraiment accessibles. Il y a aussi beaucoup d’activités universitaires, c’est le fun ! Par exemple, cette année, je suis ambassadrice du CNFS, et impliquée au niveau du mentorat, un programme d’aide aux étudiants ! Et là, il va falloir quasiment que j’y aille, parce que c’est à mon tour d’être au bureau !  

PERSPECTIVES DE CARRIÈRE

Trois questions à Tina Emond

Professeure adjointe au Secteur science infirmière de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, Tina Emond enseigne principalement aux étudiants de première et de troisième années. Infirmière de formation, elle supervise aussi des cliniques en milieu hospitalier avec les étudiants.

Quel parcours d’études avez-vous suivi ?

J’ai commencé par un baccalauréat en science infirmière au campus d’Edmundston pour ensuite travailler à l’Hôpital régional d’Edmundston comme infirmière de chevet. J’ai par la suite effectué pendant six ans des études de maîtrise au campus de Moncton, à distance, à temps partiel. Aujourd’hui, je suis en voie de terminer mes études doctorales, à distance, à l’Université Laval au Québec.

Pourquoi avez-vous choisi la profession d’infirmière ?

C’est une profession qui offre de multiples possibilités ! On peut travailler auprès de clientèles diversifiées telles que des personnes âgées en foyer de soins ou auprès de personnes qui sont touchées par des problèmes de santé mentale. On peut aussi œuvrer dans différents champs d’expertise tel que l’enseignement, la gestion et la recherche ! Et ce ne sont là que quelques exemples. On a aussi la possibilité d’aller travailler partout dans le monde ! Et, bien sûr, c’est une profession qui ne connaît pas la routine, et pour lequel on apprend tous les jours ! Mais surtout, on fait une réelle différence dans la vie des gens : voir dans leurs yeux comment ils apprécient les soins qu’on leur a offerts est le plus beau des cadeaux !

Qu’est-ce qui vous plait dans le rôle de professeure ?

J’aime transmettre ma passion pour les soins infirmiers. Je suis fière d’initier les étudiants à une profession qui est, je dois dire, vraiment valorisante quand on réalise les bienfaits que l’on peut apporter aux personnes qu’on accompagne.
Le 2 novembre 2020, 16 h 34
Avez-vous remarqué combien faire partie d’un groupe soudé peut vous donner du courage? Par une simple discussion, les autres apaisent la gêne que vous éprouvez, vous révèlent ce que vous avez de meilleur et vous donnent confiance en vous. C’est ce qui m’est arrivé la semaine dernière, lors d’une journée d’Apprentissages par simulation (APS) en science infirmière. Je vous raconte !

En APS, nous pratiquons nos techniques professionnelles, comme de placer une perfusion intraveineuse, ou de poser un cathéter, et parfois nous faisons des simulations. En raison de la COVID-19, nos APS ont lieu maintenant lors de nos stages. Ce vendredi, une simulation était justement prévue. Nous étions cinq étudiantes à faire notre stage ensemble pour ce semestre de 4e année. Et, comme d’habitude, nous savions qu’aucune de nous n’allait vouloir commencer : lors des simulations, toute la classe est super gênée et personne ne veut le faire. Vous savez ce que c’est : il est parfois intimidant de répondre, même si la plupart du temps nous connaissons la réponse.

C’est alors que, toutes les cinq, nous avons commencé à discuter ensemble de la gêne que l’on éprouvait... Et nous avons réalisé que nous étions toutes dans le même bateau, et que les professeurs voulaient juste aider notre apprentissage pour que l’on devienne d’excellentes professionnelles de santé ! Résultat : lorsqu’il a fallu passer à l’action pour cette simulation, j’étais moins gênée ! La personne qui s’occupe des laboratoires a même trouvé que notre communication était excellente. Nous avons appris à nous connaitre et à nous faire confiance.

Aujourd’hui, je réalise combien l’université m’a permis d’améliorer ma façon de faire face aux défis, et d’en faire des forces. Je me sens plus préparée à réagir aux différentes situations que je vais avoir dans ma future carrière.

Je me mets dans vos souliers et j’aimerais vous donner un conseil : ne vous mettez pas trop de pression sur les épaules ! Après tout, on est tous là pour apprendre !

En vous souhaitant un parcours universitaire remarquable

JLeB

Julie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le deuxième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

Retour au premier billet des journaux de bord.