ÉTUDIANT D’UN JOUR
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Le 16 février 2021, 11 hComme on le sait tous, l’Université de Moncton a fait un virage numérique après l’entrée du coronavirus dans nos vies, en mars dernier. Il peut être difficile pour les étudiantes et les étudiants de garder la motivation lorsqu’on doit travailler de la maison. C’est normal. D’autant plus que vivre en temps de pandémie peut être un moment stressant pour plusieurs d’entre nous… Pour vous aider à gérer cette période délicate, j’ai eu envie de partager avec vous mes petites (et grandes!) astuces, qui m’aident jour après jour à rester performante en dépit de tous les défis que représentent les cours à la maison. Attention : ce sont des trucs qui fonctionnent pour moi ; nous sommes tous différents et il est possible que ça ne fonctionne pas pour vous.

1. Avoir un espace de bureau propre et efficace : pour moi, il est beaucoup plus facile de rester concentrée si mon espace de bureau est aménagé pour cela. Par exemple, je m’assure d’avoir mon cahier de notes et mes stylos à la portée de la main pour prendre des notes. J’ai toujours une boisson avec moi, que ce soit du café, du thé ou de l’eau (vous pouvez prendre celle de votre choix!). J’ai aussi des collations pour ne pas avoir à me déplacer pendant le cours et pour maximiser mon focus sur celui-ci.

2. Utiliser des applications pour maintenir sa concentration : plusieurs applications gratuites cherchent à vous mettre au défi lorsque vient le temps d’étudier. Par exemple, l’application Flora vous aide à étudier avec vos amis en ligne. Le but de cette application est de promouvoir la concentration à l’aide d’un chronomètre (par exemple, des laps de 30 minutes d’étude).

3. S’établir un horaire d’étude : une autre technique qui m’aide énormément, c’est d’établir un horaire de la journée. Je me crée un horaire presque semblable à celui que je suivais lorsque j’étais à l’école secondaire, mais j’y inclus du temps pour relaxer, pratiquer mes passe-temps favoris, étudier, préparer à manger et, bien sûr, suivre mes cours, sans négliger mon temps de sommeil. Je prévois aussi des temps libres, où je n’ai rien besoin de faire dans mes journées, parce qu’être productif 24/7, ce n’est ni possible, ni réaliste.

4. Visiter des collègues (si permis) pour travailler sur les projets et/ou écouter les cours : personnellement, j’ai toujours été une personne sociale. J’ai donc beaucoup de difficulté à vivre cette pandémie. Ce que je trouve formidable, avec les bulles, c’est que je peux quand même aller chez des amies pour assister à mes cours. Certes, c’est un peu plus difficile de rester concentrée, mais d’être avec quelqu’un que l’on apprécie rend toute cette situation un peu moins pénible. De même pour les projets : si vous avez la chance de rencontrer votre partenaire pour travailler sur votre projet, faites-le. Cela va aussi vous éviter des problèmes de communication et faciliter l’écriture du projet.

5. Ne pas oublier de vivre : bien que l’étude soit nécessaire lorsque l’on est au postsecondaire, il ne faut tout de même pas oublier que nous sommes des humains et que nous avons des besoins de base à satisfaire. Passez du temps avec vos amis, avec votre famille, n’oubliez pas de vous nourrir, essayez d’avoir de bonnes habitudes de vie, faites un peu d’exercice et n’oubliez pas qui vous êtes. Nous sommes dans un temps de changement et il est normal qu’on se sente épuisé ou perdu dans tout cela. Restez fort!

Signé, la femme en quête de changer le monde.

Alexandra Gauvin est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le septième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

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Leurs histoires tragiques ont ému le Canada tout entier. Ingrid Falaise, autrice du livre Le Monstre, et les Jumelles Martyres, Mireille et Isabelle Grenier, seront les invitées de deux conférences d’envergure, organisées par le Conseil étudiant et le Projet de justice sociale de l’École de travail social, en partenariat avec le CNFS – Volet Université de Moncton, respectivement le 10 février et le 26 mars. Chaque conférence sera suivie par une activité de collaboration interprofessionnelle, qui amènera des étudiants en santé de différents programmes à réfléchir et à travailler ensemble.

Ingrid Falaise et Jumelles Martyres
Les étudiants en santé de l’Université de Moncton inscrits dans divers programmes se verront offrir l’opportunité rare d’éprouver et de développer leurs compétences indispensables à l’accompagnement de personnes, le 10 février auprès d’Ingrid Falaise, autrice du livre Le Monstre, et le 26 mars auprès de Mireille et Isabelle Grenier, mieux connues sous le nom des Jumelles Martyres. Ces personnalités seront les invitées exceptionnelles de deux grandes conférences virtuelles, organisées sur Teams par le comité organisateur.

Ce qui, à l’origine, ne devait être qu’une activité en ligne destinée aux étudiants de l’École de travail social « a rapidement pris de l’ampleur, avec l’idée d’inviter ces trois conférencières d’envergure. À notre grande surprise, il n’a pas été très difficile de les contacter. Toutes nous ont réservé un accueil chaleureux et ont accepté de collaborer au projet », précise Molly Roussel, présidente du Conseil étudiant de l’École de travail social.

« De notre côté, nous avons tout de suite vu le potentiel que pouvaient représenter ces conférences pour de nombreux étudiants inscrits dans différents programmes en santé, tant dans l’acquisition de compétences à l’échelle individuelle que dans leur apprentissage de la collaboration interprofessionnelle », ajoutent Marie-Lyne Caron, coordonnatrice des stages et responsable du Projet « Justice sociale » de l’École de travail social, et Marie-Josée Guérette, coordonnatrice de la collaboration interprofessionnelle à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires. « Dans le travail d’accompagnement des personnes, toutes les professions sont concernées ; de leur capacité à travailler ensemble dépend souvent l’avenir de la personne aidée. Nous avons donc présenté le projet à des étudiants de différents programmes, et celui-ci a été accueilli avec grand enthousiasme. Des étudiants en science infirmière, en nutrition, en criminologie et des participants au séminaire professionnel sur la collaboration interprofessionnelle se joindront donc aux étudiants en travail social pour assister aux conférences, puis participeront aux activités interprofessionnelles organisées aussitôt après. »

Ces activités amèneront les étudiants à travailler ensemble, par petits groupes, sur des thèmes précis. Elles seront animées par des étudiants en travail social, telle Cassandra Forand, étudiante en 1re année de la maîtrise en travail social à l’Université de Moncton : « En tant que travailleuse sociale, l’animation fait partie des compétences que l’on doit maîtriser à la fin de nos études. Ces activités interprofessionnelles m’offrent donc une belle occasion de gagner en aisance. Toute l’équipe des animateurs est accompagnée par Marie-Josée Guérette et Marie-Lyne Caron : celles-ci nous guident sur les questions à poser, et nous conseillent sur des points précis, par exemple l’art et la manière de reformuler les questions pour générer un maximum d’interaction ».

Les étudiants participant aux activités du 26 mars seront particulièrement choyés, puisque Mireille et Isabelle Grenier seront présentes : organisées dans le cadre des « Défis soins de santé » (1), ces activités amèneront les étudiants à travailler ensemble à l’élaboration d’un plan de sensibilisation communautaire dans le domaine des services de santé.

(1) Organisés chaque année, les « Défis soins de santé » engagent les étudiants en santé inscrits dans divers programmes à travailler en équipe afin d’identifier les besoins et les priorités d’un patient et d’établir par la suite, un plan de soins interprofessionnel.

Le 5 février 2021, 15 hChoisir d’étudier en science infirmière n’est pas sans impact dans ma vie de tous les jours! Je n’ai pas encore terminé mes études, mais ma profession fait, en quelque sorte, déjà partie de moi… et j’en suis très fière!

Mes amis le savent : ils me surnomment même la « nurse » du groupe! Ainsi, il y a quelques semaines, lorsque nous sommes partis chasser, je me suis fait interpeller lors de notre pause déjeuner : « Hey, Julie, on a un blessé! ». J’ai sorti mon « kit de secours » et j’ai fait mon travail : j’ai soigné la coupure de mon ami. Être infirmière, c’est aussi une profession qui entretient le lien social : mes amis peuvent toujours compter sur moi, et ça me fait chaud au cœur. J’aime aider, et ma profession me permet de le faire au quotidien!

Même lorsque je regarde la télévision, l’infirmière en moi ne peut pas s’empêcher de me souffler au creux de l’oreille tout ce qu’elle pense des émissions sur la médecine. Je me surprends à être très critique! L’autre soir, alors que je regardais « Nurses », j’ai remarqué que le nouvel infirmier n’était pas prêt. Il n’avait visiblement jamais encore piqué un patient. J’étais surprise, car ce n’est vraiment pas la réalité. Par contre, j’ai aimé comment les producteurs ont démontré notre « caring » et notre façon d’être près des patients. J’aime ce côté-là de mon futur domaine. C’est ainsi que je travaille chaque jour, et pour chacun de mes patients. Je continue aussi de développer ma capacité à prendre soin d’eux : c’est important pour ma future profession.

Des anecdotes comme celles-ci, je pourrais vous en raconter des dizaines. Elles sont pour moi les preuves des nouvelles qualités et compétences que j’ai développées en tant qu’étudiante en science infirmière, et qui aujourd’hui, m’accompagnent au quotidien.

En vous souhaitant un parcours universitaire remarquable.

Julie LeBouthillier est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le sixième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

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Depuis avril 2019, les aînés volontaires du Faubourg du Mascaret, du Grand Moncton bénéficient d’un accompagnement pour rester en bonne santé, grâce au projet « Pivot santé pour aînés ». Rencontre avec la gestionnaire de projet, Danielle Thériault.

Danielle Thériault photo

Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler dans la recherche, et plus particulièrement en gérontologie ?

Au début de mes études postsecondaires, lors de mon baccalauréat en psychologie, j’ai eu l’occasion de travailler en tant qu’assistante de recherche au centre d’études du vieillissement à l’Université de Moncton. Cette expérience a été un déclic : pour moi, la gérontologie est plus qu’un projet de recherche. Je vois cette discipline comme une valorisation des personnes à travers l’échange. Les aînés portent en eux le savoir de la société !

Par la suite, lorsque j’ai terminé mon bac en 2014, je me suis orientée vers une maîtrise en gestion des services de santé que j’ai terminée en 2016, puis un bac en science infirmière que je prépare actuellement à temps partiel. C’est ainsi qu’en janvier 2019, j’ai eu la chance de rejoindre l’équipe de Suzanne Dupuis-Blanchard, directrice du Centre d’études sur le vieillissement (CEV) et titulaire de la Chaire de recherche en santé CNFS - Université de Moncton sur le vieillissement des populations, pour mener le tout nouveau projet « Pivot santé pour aînés ».

Qu’est-ce que le projet « Pivot santé pour aînés » ?

« Pivot santé pour aînés » est un projet pilote mené par la Chaire de recherche en santé CNFS - Université de Moncton sur le vieillissement des populations. Il vise à devenir un centre d’expertise multidisciplinaire dans les services de santé, en vue de soutenir le mieux-être et le maintien à domicile des aînés, et leur qualité de vie. Dans ce cadre, nous offrons un accompagnement aux aînés francophones, nous agissons pour le développement de la formation interdisciplinaire, et promouvons la recherche collaborative entre les chercheurs et les partenaires du PSA.

Quelles activités offrez-vous aux aînés ?

Les premières activités ont débuté en avril 2019 au Faubourg du Mascaret, au bénéfice des aînés volontaires des pavillons Gallant et LeBlanc ; elles sont également offertes de façon virtuelle à d’autres personnes âgées habitant le Grand Moncton et au-delà. Lorsque cela est possible, nous effectuons un suivi personnalisé : nous mesurons leur taille, prenons leur tension et les pesons. Nous organisons des sessions éducationnelles (webinaires, ateliers…). Nous leur proposons des sessions de méditation, de yoga, d’aérobique, de tai-chi… Nous travaillons avec de nombreux partenaires : les étudiants des différentes écoles de santé de l’Université de Moncton, l’école de travail social, l’École Carrefour de l’Acadie, et différents instructeurs de la communauté.

Comment avez-vous pu poursuivre ces activités cette année, en temps de pandémie ?

La Covid-19 a entraîné de nombreux défis, mais nous nous sommes adaptés à la situation. Pendant la phase rouge, des activités ont dû être suspendues. En phase jaune, nous avons poursuivi le projet, en présentiel dans le respect des règles du Faubourg du Mascaret et celles définies par la santé publique, et en développant nos activités en format virtuel. Nous offrons des sessions d’aérobique ou de yoga sur Zoom, par exemple. Lorsque le beau temps est de la partie, nous organisons des activités à l’extérieur, comme du tai-chi par exemple.

Quels premiers résultats avez-vous obtenus ?

L’évaluation que nous avons réalisée juste avant la pandémie a révélé des résultats incroyables, démontrant combien le volet préventif a sa place dans le milieu communautaire : il permet notamment aux personnes âgées de gagner en autonomie, et de prévenir les problèmes de santé. Tous les répondants ont déclaré que ces activités avaient eu un impact positif : ils ont appris beaucoup sur leur santé ; ils disaient aussi s’impliquer davantage pour rester en bonne santé, et avoir gagné en souplesse et en force physique. De leurs points de vue, ces activités ont également eu des bienfaits sur leur santé sociale et communautaire : ils ont renforcé leur sentiment d’appartenance, et développé des amitiés. Au chapitre de la santé psychologique et mentale, ils ont déclaré avoir ressenti une réduction du stress.

Aujourd’hui, quels sont vos projets ?

J’ai l’intention de poursuivre dans la recherche et faire un doctorat dans le domaine du vieillissement et de la santé mentale.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui hésitent à se lancer dans le domaine de la gérontologie ?

La gérontologie est une voie en plein développement, idéale pour ceux qui souhaitent travailler dans un milieu où l’innovation est omniprésente. De nombreuses opportunités vont se présenter à l’avenir, par exemple dans le domaine du maintien à domicile ! 

Le 8 janvier 2021, 10 h
Lundi, j’entamerai ma dernière session universitaire. De voir à quel point le temps passe vite lorsqu’on étudie pour une carrière qui nous passionne est incroyable. J’en suis déjà à ma dernière année du baccalauréat en travail social !

Est-ce la crainte de ne pas être à la hauteur ? Ou bien l’excitation des débuts ? Toujours est-il que j’ai vécu des émotions contradictoires dans le cadre de mon dernier stage, j’étais à la fois stressée de commencer un stage dans un milieu qui ne m’était pas familier, et super excitée d’avoir l’opportunité d’apprendre aux côtés de travailleurs sociaux très expérimentés.  Vous n’avez pas idée à quel point ce stage m’a fait progresser en tant que travailleuse sociale à travers de beaux défis. De plus, j’ai le sentiment d’avoir eu un impact positif dans la vie de plusieurs personnes accompagnées, ce qui est extrêmement valorisant.

J’ai eu l’occasion d’être stagiaire1 au Ministère du Développement social, plus précisément au Service résidentiel pour enfants. Ce fut l’occasion pour moi de revenir dans ma région natale, à Shippagan. J’ai eu la chance de travailler avec des familles d’accueil, des travailleurs sociaux, des accompagnatrices, des gens qui travaillent dans les foyers de groupe pour ne citer qu’eux. J’étais vraiment heureuse de revenir dans la région pour m’y établir. De vivre à nouveau à Shippagan m’a aussi permis de passer du temps avec mes ami.e.s avec lesquels j’ai grandi et ma famille. On le sait tous qu’il n’y a pas que l’université dans la vie et qu’il faut trouver un équilibre pour faire fonctionner le tout. Pour moi, ce qui fonctionne bien, c’est de gérer mes études en prenant en compte mes besoins relationnels et sociaux.

J’ai déjà hâte de vous reparler de la suite de mon cheminement!

Signé, la femme en quête de changer le monde.


1. Lors du baccalauréat en travail social, on a l’occasion d’accomplir deux stages. Le premier est de trois jours par semaine pendant une session. Ce stage se fait en troisième année du baccalauréat. Le deuxième stage, quant à lui, se fait à la première session de la cinquième année et il est de cinq jours par semaine. C’est une excellente façon d’en apprendre plus et de développer des habiletés en tant que futurs travailleurs sociaux.

Alexandra est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le cinquième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

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Le 22 décembre 2020, 9 h 50


Chère lectrice, cher lecteur, je m’appelle Elizabeth. On me décrit souvent comme une personne très impliquée : je suis une étudiante en science infirmière à l’Université de Moncton et une ambassadrice du CNFS. Je viens de terminer une formation au CCNB et je suis un membre du Young Canadians’ Roundtable on Health. Je travaille comme préposée aux soins à Shannex et comme assistante-gérante au Service du logement.

Je suis également atteinte d’une maladie chronique.

Souvent, je vais omettre la dernière partie. Cependant, elle joue quand-même un rôle important dans mon parcours.

Si j’ai pris la décision d’étudier en science infirmière, c’est parce que j’aime aider les autres, mais plus encore parce que je connais la perspective du patient. Je reconnais à quel point les infirmières et infirmiers peuvent améliorer la qualité de vie des personnes qu’ils accompagnent, parce que je l’ai vécu.

Ils m’ont accueillie. Ils ont soulagé mes peurs à l’hôpital, en me faisant rire ou s’assurant que je ne me sente jamais seule. J’ai appris dans mes cours qu’on appelle ça le « caring ».

Je me suis toujours dit, qu’un jour, je serai capable d’aider les autres comme que les autres m’ont aidée. C’est ce que je me répète lorsque je me sens moins motivée. J’apprendrai comment soutenir les personnes et les accompagner dans leurs soins, et les faire sourire quand ils vivent une épreuve difficile.

De mon expérience, les étudiants en science infirmière ont presque toujours une raison personnelle qui les motive à choisir cette profession. Celle-ci, c’est la mienne.

Sincèrement,

Eli

Elizabeth est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le quatrième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

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Le 8 décembre 2020, 8 h 47
Comme le temps passe vite ! Cela fait déjà trois mois que cette première session universitaire à la virtuelle a commencé, et que je découvre jour après jour tous les avantages des études à distance. J’ai l’impression d’avoir plus de temps libre dans ma journée. La flexibilité de mon horaire me permet de mieux organiser mes tâches de travail. J’évite de perdre du temps dans les déplacements en voiture. Et j’avoue aimer de plus en plus l’idée d’étudier dans le confort de ma maison.

Dès le début de l’année universitaire, je me suis créé une routine de travail qui m’a grandement aidée à m’adapter à cette nouvelle réalité virtuelle. Par exemple, j’ai décidé de m’installer dans une salle bien éclairée par la lumière du jour. Avec les journées froides qui arriveront prochainement, c’est toujours plus confortable de s’habiller « en mou » pour étudier. Je commence toujours ma journée par allumer ma chandelle préférée, la « pumpkin pecan waffle » et ce, en sirotant mon « deux laits, deux sucres ». Ma bouteille d’eau infusée de citron n’est jamais bien loin, tout comme mon petit chien qui me regarde en se demandant à quelle heure nous sortirons pour notre marche quotidienne. C’est dans cette ambiance toute douce que je planifie ma journée et fais la liste des tâches que j’aurai à accomplir.

Après avoir aménagé ma station de travail, je suis prête à attaquer la journée! Je dois avouer avoir parfois un peu de difficulté à m’abstenir de mon téléphone. Suis-je la seule ? J’ai récemment téléchargé l’application « Flora » : une merveille de technologie qui me permet de rester concentrée sur mes tâches, tout en participant à la plantation d’arbres en Afrique. Pendant que mon arbre virtuel grandit, j’évite les réseaux sociaux pour la durée de travail que j’ai moi-même préétablie. Je vous encourage à aller y jeter un coup d’œil si vous avez également de la difficulté à décrocher de votre téléphone.

Et vous, quelle est votre routine de travail ?

SR

Shanie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le troisième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

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Vous vous posez mille et une questions sur la profession d’infirmière ou infirmier, et les études qui y mènent ? Alors suivez-nous sur le campus d’Edmundston à la rencontre de Cathie Cyr, étudiante en 2e année en science infirmière et ambassadrice du CNFS, et de sa professeure, Tina Emond.



Bonjour Tina, bonjour Cathie ! Merci de nous recevoir ici, au campus d’Edmundston. Nous sommes dans l’une des trois salles de laboratoire du Secteur science infirmière. Qu’apprennent les étudiantes et les étudiants ici ?

Cathie : Nous effectuons nos apprentissages par simulation clinique (APS). Nous pratiquons plusieurs interventions professionnelles sur des mannequins spécialisés et utilisons les mêmes équipements que dans les milieux de soins. Par exemple, en première année, nous avons appris à prendre une tension artérielle. Chaque année, nous acquérons de nombreuses nouvelles techniques et connaissances !

Tina : Ces salles de laboratoire, idéales pour apprendre, sont à la fine pointe de la technologie et simulent fidèlement le milieu hospitalier.

Combien de temps dure le baccalauréat en science infirmière ?

Tina : Ce baccalauréat dure 4 ans. La première année est consacrée aux soins de la personne en santé. Comme exemples, nous abordons l’enfant en santé, la grossesse normale et la saine sexualité. En deuxième année, on introduit les soins en situation chronique tels que certaines maladies pulmonaires et certains cancers. En troisième année, les étudiants explorent des problématiques plus aigües comme la gastro-entérite chez l’enfant et les soins relatifs à l’accouchement. En quatrième année, on étudie les soins complexes et critiques, soit ceux liés aux grands brûlés, aux victimes de traumatismes crâniens. On simule également une situation de désastre avec une équipe multidisciplinaire.

Quand commencent les stages ?

Cathie : Les stages commencent dès la première année ! Au premier semestre, dans le cadre d’une activité de promotion de la santé, nous avons passé une journée dans une école et une journée dans un foyer de soins pour promouvoir des saines habitudes de vie, comme d’avoir une bonne alimentation, de pratiquer des activités physiques régulières. Après Noël, nous sommes partis en stage en foyer de soins pour mettre en pratique les soins de base que nous avions tout juste appris : aider à l’alimentation, donner un bain partiel. Personnellement, j’ai adoré l’expérience, notamment le contact avec les gens et le travail en équipe.

Tina : Les stages vont permettre aux étudiants d’avoir un aperçu du travail de l’infirmière ou de l’infirmier, mais aussi d’acquérir des compétences essentielles : une capacité d’analyse et de pensée critique, du leadership, des habiletés relationnelles et de travail en équipe avec d’autres professionnels de la santé. C’est ainsi qu’ils se préparent efficacement à la profession infirmière !

Quelles perspectives d’avenir le marché du travail offre-t-il aux infirmières et infirmiers au Nouveau-Brunswick ?

Tina : On a toujours eu besoin d’infirmières et d’infirmiers, et les besoins se font encore plus pressants ! Le vieillissement de la population, la démographie changeante, les départs à la retraite des professionnels du soin sont autant de facteurs qui nécessitent l’embauche de nouvelles infirmières et nouveaux infirmiers au Nouveau-Brunswick, et particulièrement dans notre région.

Cathie, pourquoi as-tu choisi d’étudier au campus d’Edmundston ?

Cathie : C’est simple : le campus est près de chez moi ! Et puis, j’aime le fait que ce soit un petit campus : avec les autres étudiants et les professeurs, on est comme une petite famille. Les professeurs nous connaissent bien et sont vraiment accessibles. Il y a aussi beaucoup d’activités universitaires, c’est le fun ! Par exemple, cette année, je suis ambassadrice du CNFS, et impliquée au niveau du mentorat, un programme d’aide aux étudiants ! Et là, il va falloir quasiment que j’y aille, parce que c’est à mon tour d’être au bureau !  

PERSPECTIVES DE CARRIÈRE

Trois questions à Tina Emond

Professeure adjointe au Secteur science infirmière de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, Tina Emond enseigne principalement aux étudiants de première et de troisième années. Infirmière de formation, elle supervise aussi des cliniques en milieu hospitalier avec les étudiants.

Quel parcours d’études avez-vous suivi ?

J’ai commencé par un baccalauréat en science infirmière au campus d’Edmundston pour ensuite travailler à l’Hôpital régional d’Edmundston comme infirmière de chevet. J’ai par la suite effectué pendant six ans des études de maîtrise au campus de Moncton, à distance, à temps partiel. Aujourd’hui, je suis en voie de terminer mes études doctorales, à distance, à l’Université Laval au Québec.

Pourquoi avez-vous choisi la profession d’infirmière ?

C’est une profession qui offre de multiples possibilités ! On peut travailler auprès de clientèles diversifiées telles que des personnes âgées en foyer de soins ou auprès de personnes qui sont touchées par des problèmes de santé mentale. On peut aussi œuvrer dans différents champs d’expertise tel que l’enseignement, la gestion et la recherche ! Et ce ne sont là que quelques exemples. On a aussi la possibilité d’aller travailler partout dans le monde ! Et, bien sûr, c’est une profession qui ne connaît pas la routine, et pour lequel on apprend tous les jours ! Mais surtout, on fait une réelle différence dans la vie des gens : voir dans leurs yeux comment ils apprécient les soins qu’on leur a offerts est le plus beau des cadeaux !

Qu’est-ce qui vous plait dans le rôle de professeure ?

J’aime transmettre ma passion pour les soins infirmiers. Je suis fière d’initier les étudiants à une profession qui est, je dois dire, vraiment valorisante quand on réalise les bienfaits que l’on peut apporter aux personnes qu’on accompagne.
Le 2 novembre 2020, 16 h 34
Avez-vous remarqué combien faire partie d’un groupe soudé peut vous donner du courage? Par une simple discussion, les autres apaisent la gêne que vous éprouvez, vous révèlent ce que vous avez de meilleur et vous donnent confiance en vous. C’est ce qui m’est arrivé la semaine dernière, lors d’une journée d’Apprentissages par simulation (APS) en science infirmière. Je vous raconte !

En APS, nous pratiquons nos techniques professionnelles, comme de placer une perfusion intraveineuse, ou de poser un cathéter, et parfois nous faisons des simulations. En raison de la COVID-19, nos APS ont lieu maintenant lors de nos stages. Ce vendredi, une simulation était justement prévue. Nous étions cinq étudiantes à faire notre stage ensemble pour ce semestre de 4e année. Et, comme d’habitude, nous savions qu’aucune de nous n’allait vouloir commencer : lors des simulations, toute la classe est super gênée et personne ne veut le faire. Vous savez ce que c’est : il est parfois intimidant de répondre, même si la plupart du temps nous connaissons la réponse.

C’est alors que, toutes les cinq, nous avons commencé à discuter ensemble de la gêne que l’on éprouvait... Et nous avons réalisé que nous étions toutes dans le même bateau, et que les professeurs voulaient juste aider notre apprentissage pour que l’on devienne d’excellentes professionnelles de santé ! Résultat : lorsqu’il a fallu passer à l’action pour cette simulation, j’étais moins gênée ! La personne qui s’occupe des laboratoires a même trouvé que notre communication était excellente. Nous avons appris à nous connaitre et à nous faire confiance.

Aujourd’hui, je réalise combien l’université m’a permis d’améliorer ma façon de faire face aux défis, et d’en faire des forces. Je me sens plus préparée à réagir aux différentes situations que je vais avoir dans ma future carrière.

Je me mets dans vos souliers et j’aimerais vous donner un conseil : ne vous mettez pas trop de pression sur les épaules ! Après tout, on est tous là pour apprendre !

En vous souhaitant un parcours universitaire remarquable

JLeB

Julie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Ce journal est le deuxième billet d'une série où les ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

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Une carrière en santé, et en français vous tente ? Suivez les aventures des 9 nouveaux ambassadeurs du CNFS – Volet Université de Moncton ! Sur Instagram ou à travers leurs journaux de bord (que vous retrouverez en exclusivité sur ce blogue !), vous en apprendrez plus que nulle part ailleurs sur la vie étudiante et sur ce qui vous attend sur les différents campus. Nous sommes heureux de vous les présenter aujourd’hui…

ROY JonathanJonathan Roy : « Prenez le temps de faire vos propres choix. »

Plus jeune, Jonathan voulait être enseignant. Cette « étiquette professionnelle » lui était tellement associée que sa décision de devenir infirmier a surpris ses proches. Mais il s’est accroché à son projet, sans tenir compte des avis extérieurs, pour une raison qui n’appartenait qu’à lui : « Il y a un an et demi, ma mère est tombée malade. Elle a attrapé un cancer. C’est là que j’ai réalisé le rôle des infirmiers : ils étaient là pour elle ; ils l’ont accompagnée. Et elle s’en est sortie ! Pour moi, il n’y a pas plus belle mission au monde. » Aujourd’hui, à 19 ans, il est en deuxième année du baccalauréat en science infirmière à Shippagan (site de Bathurst), et a un message fort à délivrer aux jeunes en phase d’orientation professionnelle : « Ne cédez pas sous la pression. Prenez le temps de choisir la voie qui vous correspond, et pas celle que vos proches ont imaginée pour vous. Vous avez le droit de ne pas savoir, vous avez le droit de douter, vous avez le droit de changer d’avis. Mais, écoutez vos passions profondes, renseignez-vous sur le marché du travail, allez voir un conseiller en orientation, et décidez de votre vie. »

Pour suivre Jonathan sur Instagram : @jonathan_r0y


LANDRY ElizabethElizabeth Landry : « En tant qu’anglophone, je n’ai aucune difficulté à étudier en français »

À 19 ans, Elizabeth est tellement passionnée par son baccalauréat en science infirmière… qu’elle en fait profiter toute sa famille : « L’année dernière, par exemple, j’ai pris la tension de mes parents… dans leur jeep ! Quelle soirée ! Nous avons bien ri ! » Actuellement en deuxième année à l'université, Elizabeth partage son temps entre ses études, son poste de préposée aux soins au Faubourg du Mascaret à Moncton, et son emploi d’assistante gérante au service du logement de l’Université. Anglophone, elle a grandi à Salisbury, et a choisi d’étudier en français pour continuer à pratiquer sa langue de cœur. Elle a opté pour l’Université de Moncton afin d’apprendre sa future profession de la manière qui lui convenait : « Ici, nous sommes encouragés à faire preuve de leadership, et à réfléchir collectivement. Ces compétences sont très recherchées dans le milieu professionnel ».

Pour suivre Elizabeth sur Instagram : @elizabethperiodically


DEROY SarahSarah De Roy : « Vous avez droit à l’erreur : le parcours parfait n’existe pas ! »

À 26 ans, Sarah est déterminée à vivre de sa passion pour la nutrition. Aujourd’hui en quatrième année du baccalauréat en nutrition, elle a souhaité devenir ambassadrice du CNFS pour témoigner de son parcours atypique auprès des jeunes : « Quand on a une passion, peu importe le chemin que l’on suit pour y parvenir, l’important, c’est de continuer ! », explique-t-elle. « J’avais une formation de base en nutrition mais en m’inscrivant à l’Université de Moncton j’ai échoué à la sélection pour passer en deuxième année du bac. Je ne me suis pas découragée. J’ai trouvé une place pour travailler dans le service nutrition d’un hôpital ; ma patronne, voyant comme j’aimais ça, m’a poussée à reprendre mes études. Et, ça a plutôt bien fonctionné jusqu’ici ! »

Suivez Sarah sur Instagram : @sarahderoy


GAUVIN AlexandraAlexandra Gauvin : « C’est en expérimentant que l’on trouve sa voie ! »

Trois semaines en psychologie, un semestre en travail social, un semestre en criminologie, un baccalauréat complet en communication… Il aura fallu du temps, des réflexions, des détours et des expériences avant qu’Alexandra, 26 ans, originaire de Shippagan, prenne conscience de sa véritable passion pour le travail social. Aujourd’hui en dernière année d’un baccalauréat accéléré en deux ans, elle sait qu’elle a trouvé sa voie : « J’en ai eu la confirmation durant mon premier stage auprès de femmes victimes de violences. Dans le fond, j’ai toujours voulu aider les gens et avoir une influence positive sur leur vie ! Le travail social est aussi un secteur qui recrute beaucoup : je suis certaine de trouver du travail une fois mon diplôme en poche. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret : c’est mon parcours atypique qui a fait de moi ce que je suis. En tant qu’ambassadrice du CNFS, c’est ce que j’aimerais dire aux jeunes : c’est en expérimentant que l’on finit par trouver ce pourquoi on existe ! »

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MARTIN SophieSophie Martin : « La vie étudiante vaut la peine de sortir de sa zone de confort ! »

Adolescente, Sophie conseillait déjà les membres de sa famille sur leur alimentation. Aujourd’hui, à 21 ans, elle entame la quatrième année de son baccalauréat en nutrition, animée par la même volonté d’aider les gens à adopter des habitudes de vie saines. Originaire d’Edmundston, elle a été en mesure de faire sa première année au campus d’Edmundston pour poursuivre ses études au campus de Moncton. Une expérience difficile au début, qui lui a inspiré l’envie de devenir ambassadrice du CNFS cette année : « Je veux montrer aux jeunes que la vie étudiante vaut la peine de sortir de sa zone de confort ! L’idée se retrouver seule sur un campus, dans une grande ville inconnue, peut faire peur, mais mon année universitaire près de la maison m’a aidée à m’habituer au rythme universitaire et, au grand Moncton, on se fait vite de nouveaux amis ! Et le campus offre une multitude d’activités : on peut pratiquer son sport favori, et même participer à des actions très originales. L’année dernière, par exemple, j’ai eu la chance de pouvoir prendre part à « MENU », un événement mêlant compétition inter-universitaire et conférences données par des spécialistes en nutrition. Je m’en souviendrai toute ma vie ! »

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ROY ShanieShanie Roy : « Ouvrez-vous de nouvelles portes : pensez à la gestion des services de santé ! »

Après son baccalauréat en kinésiologie à l’Université de Moncton obtenu en 2019, Shanie, 23 ans, originaire de Beresford, s’est tournée vers une maîtrise en gestion des services de santé, un programme accessible aussi bien aux étudiants en santé qu’aux professionnels désireux de reprendre leurs études. Elle est actuellement en deuxième année : « Les compétences que l’on acquiert durant ce cours sont de plus en plus recherchées. Cette maîtrise donne donc accès à des opportunités d’emploi plus importantes. Aussi, en tant qu’ambassadrice du CNFS, j’encourage vivement les jeunes à envisager d’intégrer ce programme plus tard. Ils ont encore le temps, mais ils peuvent déjà commencer à y penser ! »

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CYR CathieCathie Cyr : « C’est correct de changer de programme. Il ne faut pas avoir peur d’essayer ! »

Cathy, 21 ans, n’a pas choisi d’étudier en santé par hasard. L’entraide, elle l’a dans le sang ! Son DSS l’a naturellement conduite au baccalauréat en science infirmière au campus d’Edmundston, où elle se sent comme un poisson dans l’eau : « J’ai grandi à deux pas d’ici. J’aime la proximité que crée ce petit campus : on est comme une famille ! Les professeurs nous connaissent et sont très disponibles pour répondre à nos questions. » Aujourd’hui en deuxième année, elle partage son temps libre entre le programme de mentorat, et son rôle d’ambassadrice du CNFS : « J’ai souhaité être ambassadrice cette année parce que je me rappelle combien il est difficile de trouver sa voie. J’aimerais dire aux jeunes qu’ils ont le droit de se tromper, et de changer de programme s’ils le souhaitent. L’important, c’est de ne pas avoir peur d’essayer ! »

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LE BOUTHILLIER Julie2Julie LeBouthillier : « À l’Université, prenez le temps de prendre soin de vous ! »

Chez Julie, 24 ans, la science infirmière est une passion de famille ! « Ma mère et ma tante sont toutes deux infirmières. Leurs exemples m’ont inspirée, c’est vrai. Mais surtout, je sentais que j’étais faite pour ça : j’aime prendre soin des autres ; j’aime le fait d’être toujours en action ; et surtout, j’ai le sentiment que cette profession fait ressortir le meilleur de moi-même. Plus tard, je me vois bien travailler en service d’urgence ! » Aujourd’hui en quatrième année du baccalauréat en science infirmière et ambassadrice du CNFS, la jeune femme originaire de la Péninsule acadienne conseille aux jeunes de ne pas se mettre trop de pression sur les épaules : « Cela peut paraître paradoxal, mais pour réussir vos études, ne restez pas trop longtemps le nez dans vos livres ! Passez du temps avec vos amis, prenez soin de votre santé physique et mentale. Un jour, j’ai fait l’erreur de rester trop longtemps concentrée sur un travail et… le poulet que mon colocataire m’avait chargé de surveiller a brûlé. Depuis, j’ai fait des progrès en cuisine, heureusement ! »

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PALLISTER MeganMegan Pallister : « Lance-toi : tu seras fier de toi ! »

Son nom ne vous est pas inconnu ? C’est normal : Megan était déjà ambassadrice du CNFS l’année dernière. Son expérience auprès des jeunes lui a tellement plu qu’elle a décidé de la renouveler ! À 23 ans, Megan est aujourd’hui en deuxième année du doctorat professionnel en psychologie au campus de Moncton, avec l’objectif de devenir psychologue pour enfants : « Mon premier stage en psychologie scolaire m’a ouvert les yeux sur les réalités du métier. J’ai eu le déclic ! » Cette année, Megan entend faire profiter de son expérience les jeunes qui la suivront, en particulier ceux qui redoutent les stages. « Je le sais pour l’avoir vécu : l’idée de faire un stage peut engendrer de l’anxiété. Le conseil que je donne : lance-toi, tu seras fier de toi ! Et tout va bien se passer ! »

Pour suivre Megan sur Instagram : @megan_cnfs
 

Le programme « Ambassadeurs du CNFS », en bref :

Le programme a été lancé début 2019, sur le principe « Des jeunes parlent aux jeunes ». Il accueille cette année sa troisième cohorte d’ambassadeurs : 9 étudiants représentant tous les programmes d’études en santé proposés par le CNFS. Durant toute l’année universitaire, ils auront pour mission d’accompagner les interventions d’André DeGrâce, agent de recrutement du CNFS – Volet Université de Moncton, en témoignant de leur quotidien auprès d’un millier de jeunes du primaire et du secondaire, en visio-conférence (COVID-19 oblige). Ils raconteront aussi leur quotidien sur Instagram, et sur un journal de bord diffusé sur le blogue du site carrieresante.ca. En filigrane, le programme vise à informer les jeunes de toutes les opportunités offertes par une carrière en santé, en français, à l’heure où les candidatures sont encore trop peu nombreuses pour combler tous les postes vacants…

Savoir travailler en équipe et en interdisciplinarité sont des compétences essentielles aux professionnels de la santé. Comment les étudiants de l’Université de Moncton vont-ils pouvoir s’y préparer cette année, en toute sécurité, en dépit de la pandémie ? Pour le savoir, nous avons rencontré Marie-Josée Guérette, Coordonnatrice de la collaboration interprofessionnelle.

Synthèse sur les activités de CIP

Comment aidez-vous les étudiants de première année à se familiariser avec les spécificités des autres programmes ?

Le cours « Initiation aux études : santé » (SANT 1003) permet aux étudiants de développer leur apprentissage aux côtés d’autres étudiants de disciplines différentes. Cette année, il est offert en ligne, deux fois par semaine, de la rentrée jusqu’au mois de décembre. Obligatoire, il s’adresse aux étudiants de première année à l’École de kinésiologie et loisir, à l’École de science infirmière et à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales. Il a été spécialement adapté à cette situation de pandémie pour permettre aux étudiants d’avoir toujours une idée claire des programmes suivis par les étudiants de spécialités différentes.  

Comment se déroulera l’atelier d’immersion clinique simulée interprofessionnelle ?

Cet atelier aura lieu en présentiel au pavillon Jacqueline-Bouchard, sur 5 jours1, par petits groupes pour permettre aux 66 étudiants en science infirmière, aux 24 étudiants en médecine et aux 4 étudiants en thérapie respiratoire du CCNB de participer en toute sécurité, dans le respect de la distanciation physique. Sous le thème « Gérer une crise et son stress », les étudiants vont être amenés à collaborer, à communiquer ensemble de façon efficace, à procéder à l’ABC2 et à mieux appréhender les différents rôles de l’équipe interprofessionnelle lors de situations d’urgence. Deux laboratoires seront réservés ; par groupe de trois étudiants de spécialités différentes, ils suivront chacun des trois scénarios préparés à leur intention. Ils devront, évidemment, porter leur masque !

Qu’avez-vous prévu pour maintenir l’atelier de premier contact ?

Cet atelier sera organisé en ligne, sur Teams, le 20 novembre à partir de 13 h, sur le thème suivant : « Travail en équipe, soins centrés sur la personne, cas-personne âgée au domicile et jeune famille ». À ce jour, il sera suivi par 174 étudiants (74 en science infirmière, 26 en médecine, 55 en travail social, 14 en nutrition et 4 en thérapie respiratoire (CCNB)). Ils auront à résoudre deux études de cas, par petits groupes. Ils auront pour mission de repérer ce qui doit constituer pour eux des priorités, en fonction de leur spécialité ; puis, ils devront hiérarchiser en groupe les actions à mener en fonction des urgences identifiées. Ils seront ainsi amenés à développer leur capacité à travailler en collaboration avec d'autres corps de métiers que le leur, en clarifiant les rôles de chacun, en exerçant un leadership collaboratif et en communiquant efficacement entre eux.  

Chaque année, vous organisiez une activité de simulation de désastre. Comment la rendrez-vous possible cette année ?

Cette activité sera maintenue et aura lieu en ligne, au mois de février, sur le principe d'un jeu de simulation. Celui-ci sera rendu possible grâce aux vidéos (notamment avec des caméras "go pro") réalisées l'année dernière.

Qu’allez-vous proposer aux étudiants dans le cadre du Défi Équipes de Soins et Services de Santé (DÉSSS) ?

Cette activité aura lieu en ligne, en mars prochain. Les étudiants seront amenés à travailler par équipe, sur la base du témoignage d'une personne connectée en direct. La COVID-19 ne doit pas faire obstacle à l’apprentissage de compétences essentielles !
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 La procédure d'intervention pour les urgences médicales extra-hospitalières : « A » pour « airway » ou « libération des voies aériennes, « B » pour « breathing » ou ventilation pulmonaire » et « C » pour « circulation sanguine »
2   L’atelier d’immersion clinique simulée interprofessionnelle aura lieu les 15 et 16 octobre, puis les 25, 26 et 27 novembre. En cas de tempête, l’atelier prévu serait reporté au 1er décembre.

 

Le 21 septembre 2020, 6 h 39
Je vous écris de mon salon… Ou plutôt du salon de mes parents ! Il y a encore quelques mois, j’imaginais ma dernière année d’études à la Maîtrise en gestion des services de santé comme tremplin naturel vers ma vie d’adulte : cours, révisions et activités entre amis… C’est cela la vie d’étudiante !

Et aujourd’hui, me voilà de retour chez mes parents ! La situation pandémique a bouleversé mes plans de bien des façons, mais réintégrer le cocon familial après 5 ans passés à l’extérieur a sans doute été l’un des changements les plus bizarres… Je ne m’en plains pas ! Au contraire : je prends plaisir à redécouvrir ma ville natale, et j’aime de plus en plus l’idée de trouver un emploi plus près de la maison, plus près de ma famille.

Pour le reste, on s’habitue : les cours à distance, les rencontres d’équipe virtuelles, les examens maison…Rester en pyjama toute la journée ! (Seulement à quelque occasion bien sûr, haha!). Il faut dire que la Formation continue de l’Université de Moncton a plutôt bien fait les choses : en tant qu’étudiante, je peux bénéficier de services d’encadrement adaptés à l’enseignement à distance ; j’ai aussi accès à un guide étudiant qui rassemble de l’information et des tutoriels pour nous accompagner dans l’utilisation des divers outils technologiques. J’ai également pu assister à des ateliers techniques sur l’utilisation des diverses plateformes durant ma première semaine de retour en classe.

J’ai l’impression que ce sera tout un défi, mais je saurai le surmonter. Pour bien réussir ma dernière année universitaire à la virtuelle, je me suis dit qu’il serait important d’établir une routine qui entrainera des activités à l’extérieur de la maison : aller faire marcher mon petit chien tous les matins, faire la lecture de mes chapitres à l’extérieur de la maison, prendre des pauses actives pour limiter le temps devant mon écran, etc. Ces pratiques me seront bénéfiques durant cette période de télétravail.

Par la force des choses, j’ai le pressentiment que je suis en train d’acquérir plus rapidement des qualités professionnelles importantes telles que l’autonomie, la résilience et la capacité d’adaptation.

Pour me garder à ces engagements, vous pouvez me suivre sur Instagram au @shanieroy !

Et vous, comment vous sentez-vous face à cette nouvelle réalité ?

SR

Shanie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Au cours de l’année universitaire, d’autres ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !