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Attention Talents - Marie-Annie Berthelot, Julie Philibert et Maxime Saulnier, finissants en maîtrise en gestion des services de santé à l’Université de Moncton

GSS présentation

En arrière plan, de gauche à droite, les étudiants Marie-Annie Berthelot, Maxime Saulnier et Julie Philibert. En premier plan, de gauche à droite, Gilles Lanteigne (P.-D.G. du Réseau de santé Vitalité) et Lise Lamothe (Vice-doyenne de l'École de santé publique de l'Université de Montréal)

Au terme de huit mois d’enquête sur la gouvernance du Réseau de santé Vitalité, Marie-Annie Berthelot, Julie Philibert et Maxime Saulnier, finissants en maîtrise en gestion des services de santé à l’Université de Moncton, ont présenté le 16 avril leurs conclusions aux membres du conseil d’administration du réseau. Ce rapport, dont la qualité a été saluée par Gilles Lanteigne, P.-D.G. du Réseau de santé Vitalité, servira de base de réflexion au conseil d’administration de l’organisation.

« ...nous pensons qu’il faut sensibiliser davantage la population aux rôles des membres du conseil d’administration ». - Julie Philibert

Leur projet d’étude aurait pu ne servir qu’à développer leurs propres compétences professionnelles. Mais, c’était sans compter l’intérêt porté à leurs conclusions par le conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité. Le 5 avril, à l’occasion des Printemps de l’École des hautes études publiques (HEP), Marie-Annie Berthelot, Julie Philibert et Maxime Saulnier, étudiants du cours « Projet d'intégration » de la maîtrise en gestion des services de santé, ont présenté leur rapport portant sur les « Grands constats sur les enjeux de gouvernance d’un réseau de santé » en présence notamment de Lise Lamothe, Vice-doyenne de l’École de santé publique de l’Université de Montréal, et de Gilles Lanteigne, P.-D.G. du Réseau de santé Vitalité. Une expérience qu’ils ont renouvelée le 16 avril, cette fois-ci devant les membres du conseil d'administration du Réseau de santé Vitalité.

Dix grands constats, porteurs de « nouvelles perspectives »

« Je gage que le travail de ces trois étudiants donnera de nouvelles perspectives aux membres du C.A. ! », a salué Gilles Lanteigne, non sans une certaine admiration pour le trio, qui a réussi à mener en moins de huit mois une enquête approfondie sur le système de gouvernance du Réseau de santé Vitalité.

« La gouvernance d’une organisation est comparable au pilotage d’un bateau », a expliqué Maxime Saulnier en préambule : « Le capitaine doit faire en sorte que le cap soit maintenu, pour que les objectifs soient atteints. Reste que, dans un réseau de santé, les décisions ne sont pas prises par une seule personne, mais par différents acteurs, qui peuvent avoir des visions divergentes. Notre problématique a été la suivante : Comment, dans ce contexte, maintenir un cap, pour au final répondre aux besoins de la population ? »

En posant un regard extérieur sur le système de gouvernance du Réseau de santé Vitalité, les trois étudiants ont finalement retenu 10 grands constats, qui amènent à différentes pistes de réflexion pour améliorer le fonctionnement du système. Marie-Annie Berthelot explique : « Nous avons relevé des éléments qui pouvaient générer des pertes de temps, ou encore perturber le processus de décision. À l’inverse, nous avons aussi mis en avant des facteurs de performance majeurs ». « Par exemple, ajoute Julie Philibert, nous pensons qu’il faut sensibiliser davantage la population aux rôles des membres du conseil d’administration ».

Un tremplin vers la vie professionnelle

Pour parvenir à ces conclusions, les étudiants sont allés chercher leurs informations à la source : « Nous avons étudié les documents archivés au siège social à Bathurst, et nous nous sommes entretenus avec dix des membres du conseil d’administration », a précisé Julie Philibert.

Pour leur professeure, Stéphanie Collin, ce projet pratique de fin de programme a permis aux étudiants de s’approprier les notions qu’ils ont apprises tout au long de leurs études de 2e cycle : « De la résolution de problèmes au développement de compétences en communication, en passant par la gestion d’un projet en équipe, ils ont acquis des méthodes professionnelles et une expérience des organisations, qui les accompagneront tout au long de leur carrière ! » Julie Philibert confirme : « Avec ce projet, j’ai aiguisé mon esprit critique sur les systèmes de gouvernance. J’aimerais faire progresser les organisations, en permettant d’enrichir les réflexions de points de vue différents et des voix de la population qui ne se font pas entendre aussi bien qu’elles le devraient. J’aimerais, par exemple, donner davantage d’importance dans les débats aux sujets liés à la santé mentale… »

Bientôt diplômés, c’est donc en maître de leur propre gouvernance qu’ils posent aujourd’hui les jalons de leur avenir professionnel. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Julie est « prête à partir à l’aventure à Toronto », Marie-Annie occupe toujours son poste de technologue en imagerie médicale (profession qu’elle exerçait jusqu’ici en parallèle de ses études), et Maxime s’est vu proposer un poste de gestionnaire en stérilisation au sein du Réseau de santé Vitalité au Centre hospitalier Restigouche.