ÉTUDIANT D’UN JOUR
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Pour être à la hauteur en tant que diététiste, quel que soit le milieu dans lequel on travaille, rien ne vaut l’expérience du terrain ! En baccalauréat ès sciences (nutrition) avec internat, vous cumulerez près d’un an de pratique professionnelle, grâce à vos stages. Explications avec Sonia Bérubé, responsable de la formation pratique en nutrition à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d'études familiales et à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires (Université de Moncton).

Quelles occasions sont offertes aux étudiantes et étudiants en nutrition de développer leur pratique professionnelle ?

Le programme comprend deux cours de stage, soit environ 6 heures de pratique par semaine. À cela s’ajoutent 40 semaines de stage (1500 heures) en internat, que les étudiantes et étudiants effectuent à l’issue de leur 4e année de baccalauréat.

Les stages représentent donc plus de 20 % du programme de formation. En quoi sont-ils si importants ?

C’est en stage que les étudiantes et étudiants s’ouvrent les portes de l’emploi ! Ils consolident l’intégralité des compétences qu’ils ont apprises en cours : ils confrontent leurs connaissances à la réalité, acquièrent des réflexes professionnels, développent leur capacité de jugement, et apprennent à travailler en équipe avec d’autres professionnels du corps médical. Dans le même temps, ils découvrent les spécificités des différents milieux, affinent leurs projets professionnels, et enrichissent leur réseau.  

Concrètement, quelles compétences les étudiantes et étudiants en nutrition développent-ils durant leurs stages ?

L’organisation des stages est articulée autour de 5 grands domaines, que les étudiantes et étudiants doivent maîtriser à la fin de leur formation.

  • « Pratique professionnelle » : nous veillons à ce que nos étudiantes et étudiants en nutrition deviennent des diététistes respectueux de la législation et des règlements en vigueur, organisés, rigoureux et soucieux de maintenir une approche axée sur les besoins de leur clientèle ;
  • « Communication et collaboration » : tout au long de leur formation, et plus spécifiquement durant leurs stages, les étudiantes et étudiants apprennent à communiquer efficacement à l’écrit et à l’oral, développent leurs compétences interpersonnelles, et affinent leur capacité à travailler en équipe ;
  • « Soins en nutrition » : forts de leurs 4 premières années de baccalauréat, les étudiantes et étudiants développent en stages leurs capacités à évaluer les besoins en nutrition des patients et à gérer la mise en œuvre de plans de soins en nutrition ;
  • « Santé publique et de la population » : les stages les préparent aussi aux missions qui entourent la promotion de la santé nutritionnelle des groupes, des communautés et des populations.
  • « Gestion » : les étudiantes et étudiants affinent en stage leurs compétences liées à la gestion de programmes, de projets ou de services en lien avec la diététique. 

Comment les stages sont-ils répartis dans les différents milieux ?

Les étudiantes et étudiants passent 18 à 20 semaines en milieux cliniques (milieu hospitalier), 9 à 11 semaines en gestion au sein de services alimentaires et de nutrition, 6 semaines en milieux communautaires, et 2 semaines dans le ou les milieu(x) de leurs choix.

Qu’apprennent les étudiantes et étudiants en milieux cliniques ?

Ils approfondissent tout particulièrement leurs compétences sur les sujets ayant trait au diabète, et au support nutritionnel (autrement dit, auprès de patients qui ne sont pas capables de se nourrir par voie orale). À ces deux secteurs obligatoires s’ajoutent 4 rotations de 3 à 4 semaines dans les domaines de leurs choix : ils peuvent exercer en maternité, en pédiatrie, en médecine, en oncologie, en cardiologie, en néphrologie (1), en soins de longue durée, en clinique externe, ou au sein des programmes extra-muraux.

Comment sont organisés les stages au sein des services alimentaires et de nutrition ?

Les étudiantes et étudiants travaillent 3 à5 semaines en opération/production et distribution (cafétéria, traiteur…) et 6 semaines en gestion de services alimentaires, où ils développent leurs savoir-faire en matière d’achat, de budget, de gestion de la qualité, de gestion des ressources humaines, financières et matérielles, de planification des menus…

Où les étudiantes et étudiants peuvent-ils approfondir leurs compétences en nutrition communautaire ?

Les stages leur offrent la possibilité de travailler à la Santé Publique, ou encore dans des organismes comme le programme Mango.

Comment les étudiantes et étudiants peuvent-ils occuper judicieusement les deux semaines de stage de leur choix ?

Ces deux semaines sont pour les étudiantes et étudiants une opportunité d’approfondir des thèmes qui les intéressent tout particulièrement. Ils peuvent, par exemple, participer au développement d’un programme de nutrition dans un supermarché, intégrer un poste en industrie agroalimentaire, effectuer un stage en clinique privée, ou encore effectuer un autre stage en clinique, en gestion ou en nutrition communautaire…

Comment l’université aide-t-elle les étudiantes et étudiants à trouver leurs stages ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec le Réseau de santé Horizon et le Réseau de santé Vitalité, pour assurer aux étudiantes et étudiants une large variété de stages correspondant aux compétences qu’ils doivent acquérir. Nous veillons aussi à respecter leurs choix personnels, la langue dans laquelle ils souhaitent effectuer leurs stages, et leurs éventuelles contraintes (familiales, géographiques…).

Sonia Bérubé, responsable de la formation pratique en nutrition à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d'études familiales et à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires (Université de Moncton).Comment les étudiantes et étudiants sont-ils accompagnés durant leur stage ?

Ils sont supervisés en continu par un mentor. De mon côté, je veille à ce qu’ils acquièrent les compétences requises en assurant un suivi régulier. Ainsi, une fois diplômés, nos étudiantes et étudiants sont prêts pour l’emploi : en moyenne, ils sont embauchés dans les 4 mois qui suivent l’obtention de leur diplôme !


(1) La néphrologie est la spécialité médicale visant à prévenir, diagnostiquer et soigner les maladies des reins.