ÉTUDIANT D’UN JOUR
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Savoir travailler en équipe et en interdisciplinarité sont des compétences essentielles aux professionnels de la santé. Comment les étudiants de l’Université de Moncton vont-ils pouvoir s’y préparer cette année, en toute sécurité, en dépit de la pandémie ? Pour le savoir, nous avons rencontré Marie-Josée Guérette, Coordonnatrice de la collaboration interprofessionnelle.

Synthèse sur les activités de CIP

Comment aidez-vous les étudiants de première année à se familiariser avec les spécificités des autres programmes ?

Le cours « Initiation aux études : santé » (SANT 1003) permet aux étudiants de développer leur apprentissage aux côtés d’autres étudiants de disciplines différentes. Cette année, il est offert en ligne, deux fois par semaine, de la rentrée jusqu’au mois de décembre. Obligatoire, il s’adresse aux étudiants de première année à l’École de kinésiologie et loisir, à l’École de science infirmière et à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales. Il a été spécialement adapté à cette situation de pandémie pour permettre aux étudiants d’avoir toujours une idée claire des programmes suivis par les étudiants de spécialités différentes.  

Comment se déroulera l’atelier d’immersion clinique simulée interprofessionnelle ?

Cet atelier aura lieu en présentiel au pavillon Jacqueline-Bouchard, sur 5 jours1, par petits groupes pour permettre aux 66 étudiants en science infirmière, aux 24 étudiants en médecine et aux 4 étudiants en thérapie respiratoire du CCNB de participer en toute sécurité, dans le respect de la distanciation physique. Sous le thème « Gérer une crise et son stress », les étudiants vont être amenés à collaborer, à communiquer ensemble de façon efficace, à procéder à l’ABC2 et à mieux appréhender les différents rôles de l’équipe interprofessionnelle lors de situations d’urgence. Deux laboratoires seront réservés ; par groupe de trois étudiants de spécialités différentes, ils suivront chacun des trois scénarios préparés à leur intention. Ils devront, évidemment, porter leur masque !

Qu’avez-vous prévu pour maintenir l’atelier de premier contact ?

Cet atelier sera organisé en ligne, sur Teams, le 20 novembre à partir de 13 h, sur le thème suivant : « Travail en équipe, soins centrés sur la personne, cas-personne âgée au domicile et jeune famille ». À ce jour, il sera suivi par 174 étudiants (74 en science infirmière, 26 en médecine, 55 en travail social, 14 en nutrition et 4 en thérapie respiratoire (CCNB)). Ils auront à résoudre deux études de cas, par petits groupes. Ils auront pour mission de repérer ce qui doit constituer pour eux des priorités, en fonction de leur spécialité ; puis, ils devront hiérarchiser en groupe les actions à mener en fonction des urgences identifiées. Ils seront ainsi amenés à développer leur capacité à travailler en collaboration avec d'autres corps de métiers que le leur, en clarifiant les rôles de chacun, en exerçant un leadership collaboratif et en communiquant efficacement entre eux.  

Chaque année, vous organisiez une activité de simulation de désastre. Comment la rendrez-vous possible cette année ?

Cette activité sera maintenue et aura lieu en ligne, au mois de février, sur le principe d'un jeu de simulation. Celui-ci sera rendu possible grâce aux vidéos (notamment avec des caméras "go pro") réalisées l'année dernière.

Qu’allez-vous proposer aux étudiants dans le cadre du Défi Équipes de Soins et Services de Santé (DÉSSS) ?

Cette activité aura lieu en ligne, en mars prochain. Les étudiants seront amenés à travailler par équipe, sur la base du témoignage d'une personne connectée en direct. La COVID-19 ne doit pas faire obstacle à l’apprentissage de compétences essentielles !
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 L’atelier d’immersion clinique simulée interprofessionnelle aura lieu les 15 et 16 octobre, puis les 25, 26 et 27 novembre. En cas de tempête, l’atelier prévu serait reporté au 1er décembre. 
2   La procédure d'intervention pour les urgences médicales extra-hospitalières : « A » pour « airway » ou « libération des voies aériennes, « B » pour « breathing » ou ventilation pulmonaire » et « C » pour « circulation sanguine ».

 

Le 21 septembre 2020, 6 h 39
Je vous écris de mon salon… Ou plutôt du salon de mes parents ! Il y a encore quelques mois, j’imaginais ma dernière année d’études à la Maîtrise en gestion des services de santé comme tremplin naturel vers ma vie d’adulte : cours, révisions et activités entre amis… C’est cela la vie d’étudiante !

Et aujourd’hui, me voilà de retour chez mes parents ! La situation pandémique a bouleversé mes plans de bien des façons, mais réintégrer le cocon familial après 5 ans passés à l’extérieur a sans doute été l’un des changements les plus bizarres… Je ne m’en plains pas ! Au contraire : je prends plaisir à redécouvrir ma ville natale, et j’aime de plus en plus l’idée de trouver un emploi plus près de la maison, plus près de ma famille.

Pour le reste, on s’habitue : les cours à distance, les rencontres d’équipe virtuelles, les examens maison…Rester en pyjama toute la journée ! (Seulement à quelque occasion bien sûr, haha!). Il faut dire que la Formation continue de l’Université de Moncton a plutôt bien fait les choses : en tant qu’étudiante, je peux bénéficier de services d’encadrement adaptés à l’enseignement à distance ; j’ai aussi accès à un guide étudiant qui rassemble de l’information et des tutoriels pour nous accompagner dans l’utilisation des divers outils technologiques. J’ai également pu assister à des ateliers techniques sur l’utilisation des diverses plateformes durant ma première semaine de retour en classe.

J’ai l’impression que ce sera tout un défi, mais je saurai le surmonter. Pour bien réussir ma dernière année universitaire à la virtuelle, je me suis dit qu’il serait important d’établir une routine qui entrainera des activités à l’extérieur de la maison : aller faire marcher mon petit chien tous les matins, faire la lecture de mes chapitres à l’extérieur de la maison, prendre des pauses actives pour limiter le temps devant mon écran, etc. Ces pratiques me seront bénéfiques durant cette période de télétravail.

Par la force des choses, j’ai le pressentiment que je suis en train d’acquérir plus rapidement des qualités professionnelles importantes telles que l’autonomie, la résilience et la capacité d’adaptation.

Pour me garder à ces engagements, vous pouvez me suivre sur Instagram au @shanieroy !

Et vous, comment vous sentez-vous face à cette nouvelle réalité ?

SR

Shanie est ambassadrice étudiante pour le CNFS – Volet Université de Moncton. Au cours de l’année universitaire, d’autres ambassadeurs étudiants vous partageront des anecdotes de leur parcours étudiant. Demeurez à l’écoute !

De la maternité aux soins des personnes âgées, le Nouveau-Brunswick a besoin de travailleurs sociaux dans de très nombreux domaines ! Pour mieux comprendre les opportunités qui attendent aujourd’hui les futurs diplômés, nous avons rencontré Maryse LeBlanc-Saulnier, travailleuse sociale depuis 22 ans et employée par le Programme extra-mural depuis 11 ans, et Isabelle Cormier-LeBlanc, travailleuse sociale en pédiatrie sociale.


Quelles sont vos missions ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : Au quotidien, je rends visite à des personnes de tous âges, qui souffrent de maladies aigües, de maladies chroniques, en phase palliative ou en phase terminale. Il s’agit, la plupart du temps, de personnes à qui l’on a donné un nouveau diagnostic et qui ont du mal à l’accepter. Cela peut aussi générer des problèmes de famille, des difficultés financières, ou d’autres soucis qui les empêchent de gérer la maladie. Bien souvent, toute la famille s’en trouve affectée. Ma mission consiste donc à accompagner les patients, ainsi que leur entourage, dans leur cheminement personnel.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Je fais partie de l’équipe du projet de pédiatrie sociale lancé au Nouveau-Brunswick en 2018 pour aider les familles en situation de vulnérabilité. L’objectif est d’apporter un soutien renforcé aux familles, que ce soit sur le plan médical, psycho-social ou même communautaire, dans le respect du droit des enfants. Je travaille avec une pédiatre, Dre Deschênes : ensemble, nous rencontrons les familles, et nous tâchons de trouver des solutions pour répondre à leurs besoins afin que les enfants se sentent mieux. Ce projet a été initialement développé dans la région de Montréal par le Docteur Gilles Julien et son équipe. Au Nouveau-Brunswick, nous avons implanté un premier centre ici, à l’école Abbey-Landry de Memramcook; aujourd’hui, le projet se développe dans les régions de Kent et de Saint John.

Pourriez-vous nous raconter une journée-type ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : C’est précisément ce que j’aime dans cette profession : la variété de situations qui rend chaque jour unique ! Généralement, je commence ma journée par une réunion avec mes collègues : je travaille au sein d’une équipe multidisciplinaire et nous mettons un point d’honneur à discuter ensemble de chaque patient. Généralement, j’effectue trois visites dans la journée auprès de personnes volontaires. Je les appelle le matin pour les avertir de ma venue. Une fois ma tournée terminée, je reviens au bureau pour finaliser ma documentation et échanger de vive voix avec l’équipe sur ce que j’ai pu observer.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Mon quotidien est très différent d’une journée à l’autre ! Ce matin, j’ai rencontré les autres membres de l’équipe clinique pour faire le point sur les avancées du projet. Demain, je rencontre individuellement des jeunes qui ont besoin d’un suivi plus appuyé : je les conseille pour qu’ils se sentent mieux à l’école ou chez eux ; parfois, je fais appel à l’aide de la communauté. Un jour, par exemple, j’ai récupéré auprès d’une amie une guitare électrique pour l’offrir à un jeune qui voulait créer un lien avec son beau-père musicien. Je suis aussi une facilitatrice : il n’est pas rare que des familles me demandent de faire le lien entre elles et d’autres services. Il y a quelques jours, par exemple, j’ai accompagné une mère qui a reçu la visite des services de protection de l’enfance. Il n’y a pas de petites actions pour le mieux-être des familles et des enfants ! Et s’il faut que je cogne aux portes de la communauté pour trouver à un père de famille au chômage une tenue en bon état qui lui permettra de décrocher un emploi, je le fais !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous diriger vers le travail social ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : J’ai toujours voulu aider les gens dans le besoin. Aujourd’hui, je me sens choyée de travailler avec des personnes si spéciales, si résilientes. Elles ont toutes en elles cette force qui leur permet de passer à travers des épreuves vraiment difficiles; nous ne faisons que leur révéler cette force en les accompagnant.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Je pense que c’est important d’aider les autres comme on voudrait pouvoir être aidé. La confiance que les familles m’accordent donne beaucoup de valeur à mon travail. Les jeunes, les parents, apprécient ce que je fais pour eux, et ça me fait chaud au cœur !

Quel parcours avez-vous suivi ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : J’ai commencé par étudier la psychologie à l’Université de Moncton, mais j’ai vite réalisé que le travail social me conviendrait mieux. J’ai donc obtenu mon baccalauréat en travail social – à l’époque, on le préparait en 4 ans ! -  et décroché un premier poste à Fredericton dans un programme au ministère du Développement social pour lequel nous prenions les appels après les heures normales de travail. J’ai ensuite travaillé quelques années dans le domaine correctionnel, puis six ans en milieu hospitalier dans le service du traitement des dépendances, avant d’intégrer le programme extra-mural.

Isabelle Cormier-LeBlanc : J’ai toujours été attirée par le milieu scolaire. J’ai donc commencé par étudier en éducation primaire à l’Université de Moncton, avant de me diriger finalement en travail social. Quand j’ai terminé mon bac, j’ai travaillé au ministère du Développement social auprès de personnes vulnérables qui présentaient une demande d’aide sociale, puis dans le milieu scolaire. C’est là que j’ai eu l’opportunité de poser ma candidature pour ce projet de pédiatrie sociale.

Quelles sont, selon vous, les qualités à avoir pour être un bon travailleur social ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : Il faut avant tout être capable d’observer une situation sans porter de jugement. Il faut aussi faire preuve d’écoute attentive, pour bien comprendre le vrai besoin des gens : au début, nous ne voyons que la surface telle par exemple une problématique financière, mais celle-ci peut cacher un problème plus profond comme des violences subies pendant l’enfance. Enfin, il est important de respecter le rythme de chacun.

Isabelle Cormier-LeBlanc : Dans notre profession, c’est important d’être à l’écoute, et de faire preuve d’empathie. Il faut aussi savoir faire preuve d’imagination et de créativité !

Avez-vous vu la profession évoluer ?

Maryse LeBlanc-Saulnier : Bien sûr ! Les travailleurs sociaux sont aujourd’hui amenés à conseiller les personnes qu’ils accompagnent, ce qu’ils ne faisaient pas avant par exemple. Le regard de la société a changé, aussi : aujourd’hui, le travail social n’est plus vu comme un travail de bureau. Les gens sont beaucoup plus ouverts à notre discipline : ils voient que nous travaillons en équipe pour les aider vers un but commun.

Quel regard portez-vous sur le développement de l’emploi dans votre profession ?

Isabelle Cormier-LeBlanc : Aujourd’hui, nous avons tant de travail dans notre profession que nous n’avons de temps que pour gérer les urgences. Or, dans l’idéal, il faudrait que l’on puisse aider les gens avant que leur situation ne devienne urgente. C’est ce que j’essaie de faire en pédiatrie sociale. Avec ce projet, celle-ci est promise à un bel avenir : si elle se développe, nul doute que cela va créer des emplois ! En attendant, les bénévoles sont les bienvenus : cela peut-être un excellent moyen de découvrir la profession !

 

Ils ne portent pas de blouses blanches, mais ils sont au cœur du bon fonctionnement des hôpitaux, des cliniques, et même… des prisons ! Qui donc ? Les gestionnaires des services de la santé, bien sûr ! Pour mieux comprendre pourquoi ces professionnels sont aujourd’hui très recherchés sur le marché du travail, et comment se former, nous avons rencontré Claire Johnson, professeure en gestion des services de santé à l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton.


Quels sont les besoins en recrutement en gestion des services de santé ?

Les services de la santé font face à des défis de plus en plus complexes et multifactoriels : pénurie de personnel, manque de ressources… Ils ont de plus en plus besoin de professionnels parfaitement formés aux techniques de gestion, dotés d’une excellente connaissance du milieu médical, et capables de comprendre et de confronter différentes perspectives. Si ces postes étaient traditionnellement occupés par des cliniciens sans formation spécifique en gestion, les recruteurs sont aujourd’hui beaucoup plus exigeants. La maîtrise en gestion des services de santé que propose l’Université de Moncton répond à ces besoins, en formant des professionnels de la santé aux techniques de gestion attendues dans les établissements de soins et au sein de services spécialisés.

Quels sont les débouchés pour les titulaires d’une maîtrise en gestion des services de santé ?

Après une telle formation, les diplômés peuvent se diriger dans n’importe quel domaine lié à la santé, pour occuper des postes tels que coordonnateur, gestionnaire de projet ou gestionnaire d’équipe. Beaucoup choisissent de travailler au sein de réseaux de la santé (Horizon ou Vitalité sont, par exemple, d’importants employeurs au Nouveau-Brunswick) ; ils peuvent aussi travailler dans la fonction publique fédérale, dans les services correctionnels par exemple.

Qui peut s’inscrire à la maîtrise en gestion des services de santé ? 

Ce programme vise autant les professionnels de la santé en poste, que les jeunes diplômés qui viennent de finir leur baccalauréat dans un domaine de la santé, cela quelle que soit leur spécialité : nutrition, science infirmière, psychologie… C’est d’ailleurs tout ce qui fait la beauté de ce programme : en vivant ainsi l’expérience de l’intersectorialité, ils s’enrichissent des expériences des autres, et apprennent à voir chaque problématique selon différentes perspectives pour prendre des décisions éclairées. En outre, ils développent leur réseau professionnel. Une maîtrise comme celle-ci ouvre des horizons !

Combien de temps dure la formation ?

À temps plein, le programme dure deux ans. C’est généralement la voie que suivent les jeunes diplômés. À temps partiel – solution prisée par les professionnels en poste – le programme est très flexible, et s’adapte aux besoins et au rythme de chacun.

Quelle est la différence entre le certificat, le diplôme et la maîtrise ?

Nos programmes sont développés comme des poupées russes ! L’étudiant peut, par exemple, décider d’arrêter sa formation après 5 cours ; il recevra alors un certificat prouvant qu’il a acquis les premières compétences. S’il poursuit ses études, mais qu’il ne va pas au bout du programme, il recevra un diplôme. Il n’obtiendra sa maîtrise que s’il termine le programme.

La formation inclut-elle un stage ?

Il s’agit bien d’une maîtrise pratique, et non d’une maîtrise avec thèse ! Les étudiants effectuent donc un stage, généralement entre la première et la deuxième année, pendant les sessions du printemps et de l’été. Pour le trouver, ils peuvent compter sur l’aide de la coordonnatrice de stages ; mais, il n’est pas rare que les étudiants trouvent eux-mêmes leur stage, car ils ont déjà un bon réseau !

LA MINUTE DE CLAIRE

Originaire du Nouveau-Brunswick, Claire Johnson est professeure en gestion des services de santé à l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton depuis juillet 2018. Elle est également diététiste dans le milieu carcéral, chercheure, et chroniqueuse à Radio Canada.

Titulaire d’un baccalauréat en nutrition (obtenu à l’Université de Moncton), d’une maîtrise en administration publique (Université de Moncton), et d’un doctorat en santé des populations (Université d’Ottawa), elle a notamment travaillé en tant que gestionnaire au niveau fédéral, au sein du service correctionnel, où elle était responsable du programme de nutrition clinique à travers tout le Canada.

NOS ÉTUDIANTS TÉMOIGNENT

Olivier Barriault, étudiant en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Après avoir complété mon bac en Kinésiologie, j’ai voulu développer mes compétences en gestion et ainsi m’ouvrir d’autres portes. Idéalement, j’aimerais travailler dans un hôpital, en gestion des risques par exemple, au sein d’un service qualité, ou dans le domaine de l’information pour analyser les données collectées et aider à la prise de décisions. J’ai choisi d’étudier en français, car c’est ma langue maternelle : l’Université peut parfois être un défi, et j’ai décidé de rester dans cette zone de confort !  Le fait que l’on soit tous issus de différentes spécialités enrichit énormément le programme : chacun apporte un bagage différent, partage ses perspectives, et amène les autres à voir les choses différemment. C’est un bon entraînement pour la suite de notre carrière, au cours de laquelle nous allons devoir travailler avec différents professionnels, qui n’auront pas toujours la même approche que nous, mais avec qui nous travaillerons vers un objectif commun.

Iva Bien-Aimée, étudiante en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Je suis dermatologue à Haïti, mon pays d’origine. J’ai choisi la maîtrise en gestion des services de santé pour prétendre ensuite à un poste de direction en clinique. Dans ce programme, j’apprécie tout particulièrement l’ambiance familiale des cours : nous exposons nos opinions, nous nous écoutons, nous réfléchissons ensemble, et nous trouvons des solutions.  

Eric Boutot, étudiant en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Je suis titulaire d’un baccalauréat, avec une spécialisation en psychologie. Après la maîtrise, j’aimerais exercer ma profession de gestionnaire dans le milieu communautaire, au niveau des soins primaires. Ces deux années m’ont conforté dans mon choix : j’apprécie vraiment les gens avec qui je travaille, les professeurs et toute l’équipe en place ; quant aux cours, ils sont très intéressants et nous préparent à affronter toutes les problématiques auxquelles nous serons confrontés plus tard. J’apprécie particulièrement les sujets de santé liés à l’économie et à la politique. 

Sara Naam, étudiante en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé

Je suis sage-femme de formation ; j’ai suivi un programme de science sage-femme au Maroc, mon pays d’origine, avant d’effectuer une maîtrise en soins avancés. J’ai ensuite décidé de venir au Canada pour poursuivre mes études en gestion des services de santé. Ce programme m’a vraiment permis de comprendre les perspectives de tous les acteurs clés d’un système de santé : les décideurs, les autres professionnels de la santé, mes collègues, les gestionnaires, le monde de l’administration… J’aime particulièrement la dynamique en classe. Nos cours sont basés sur l’apprentissage individuel et collectif : les étudiants sont encouragés à partager leurs propres opinions, et nous nous enrichissons mutuellement. C’est ainsi que je conçois ma future profession : par le dialogue entre les spécialités. Je suis convaincue que cela apporte un vrai plus à la qualité des soins ! Une fois diplômée, j’aimerais travailler comme gestionnaire dans un service de gestion de risques pour promouvoir la sécurité des patients.

Jeremie Breau est physiothérapeute. Motivé par le développement d’un nouveau projet entrepreneurial dans le domaine de la téléréadaptation, il a suivi en janvier le programme de perfectionnement professionnel en télésanté1 offert par la « Formation continue » de l’Université de Moncton. Nous l’avons rencontré.

Jeremie Breau

Pourquoi avez-vous décidé de vous former en télésanté ?

Je travaille actuellement à temps plein dans le secteur public en tant que physiothérapeute, mais j’ai le projet de développer en parallèle une activité entrepreneuriale de téléréadaptation à temps partiel, pour offrir des services de physiothérapie en ligne. La télésanté est une compétence relativement nouvelle et encore assez peu employée dans mon secteur d’activité. Je voulais comprendre comment des professionnels de la santé parvenaient à apporter une aide à distance à leurs patients grâce aux technologies, et voir dans quelle mesure cette méthode pouvait s’appliquer à mon projet.

Comment avez-vous appris l’existence de ce programme ?

Puisque la santé est un domaine qui évolue très vite et pour lequel il est important de mettre régulièrement ses compétences à jour, je visite souvent le site web dédié à la Formation continue de l’Université de Moncton. C’est ainsi que j’ai vu que cette formation était offerte !

Que vous a apporté ce programme ?

J’ai acquis une vue d’ensemble sur les pratiques développées avec succès dans le milieu de la santé. Les différents exemples m’ont, en particulier, conforté sur l’impact positif de la télésanté sur les patients. Ce système protège la santé physique de la population, en contribuant à réduire les contacts et les risques de contagion. Par ailleurs, en restant chez eux, les patients évitent l’éventuel stress d’un déplacement ; la situation leur est également plus coJeremie Breau 2nfortable que dans un cabinet médical et ils se sentent mieux.

Votre projet a-t-il mûri durant votre formation ?

Suivre ce programme en télésanté m’a donné confiance en mon projet. Aujourd’hui, je suis convaincu que je pourrai apporter un soutien non négligeable à mes patients grâce à la téléréadaptation. Bien sûr, tous les cas ne peuvent être traités à distance. Mais, grâce à ces techniques, je pense pouvoir apprendre les bons gestes aux patients et les amener à se soulager grâce à des exercices adaptés à leur situation, qu’ils pourront pratiquer eux-mêmes chez eux, cela pour toutes les situations où la thérapie manuelle n’est pas nécessaire. 

Combien de temps a duré votre formation en télésanté ?

J’étais en congé parental, ce qui m’a permis de m’organiser pour suivre et terminer le programme en moins de 20 heures.

Pourquoi recommanderiez-vous ce programme ?

Cette formation donne de vrais outils à toute personne qui cherche à intégrer la télésanté à son milieu de travail !

LA MINUTE DE JEREMIE

Originaire du Nouveau-Brunswick, Jeremie Breau a étudié la physiothérapie à l’Université d’Ottawa (sous le volet du CNFS), dont il est sorti diplômé en 2009. Il a travaillé en clinique privée, et en milieu public. Contact : physiodistance@gmail.com

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💡 Découvrez le module 1 – introduction à la télésanté ! C’est gratuit !

comité justice sociale2020
Ça bouge sur le campus de Moncton ! À l’occasion de la Semaine du travail social, les étudiants engagés dans le projet de Justice sociale organiseront du 16 au 20 mars, différentes activités pour sensibiliser, entre autres, aux défis que vivent quotidiennement les étudiants internationaux et les étudiants à mobilité réduite. Explications avec Samantha Chevarie, coordinatrice du projet de Justice sociale.

robes rougesQu’est-ce que le projet de Justice sociale ?

Vous avez peut-être remarqué les robes rouges suspendues aux arbres du campus, en début d’année ? C’était nous ! Nous faisons cela depuis trois ans : ces robes rouges, inspirées du REDress Project de l'artiste Jaime Black, ont pour but de faire réfléchir le campus sur les violences dont sont victimes les femmes autochtones. Ce n’est là qu’une des nombreuses actions que nous organisons ! Pour résumer, le projet de Justice sociale a été mis en place avec l’École de travail social, dans le but de sensibiliser les étudiants aux défis de société qui les entourent sur le campus même de l’Université de Moncton. Et, ils sont nombreux !

Comment allez-vous aborder cette année la Semaine du travail social ?

Cette année, la Semaine du travail social a pour thème l’ouverture à l’autre. Sur la base de témoignages recueillis sur le campus, nous avons identifié deux grands sujets sur lesquels nous aimerions attirer l’attention du campus : les défis que doivent relever les étudiants internationaux, et les difficultés que vivent les étudiants à mobilité réduite.

Quels seront les temps forts ?

Les activités débuteront le lundi 16 mars, avec une conférence donnée par l’artiste Xavier Gould, mieux connu sous le nom de son personnage Jass-Sainte Bourque, qui prépare actuellement la première pièce de théâtre queer acadienne. Durant la journée, les étudiants pourront découvrir les bienfaits de la zoothérapie. Le soir, nous invitons tous ceux qui le souhaitent à participer à la « Soirée Infusion » : des étudiants internationaux et venant d’ailleurs dans la province du Nouveau-Brunswick partageront leurs témoignages, et des activités seront organisées pour mieux comprendre leur quotidien.

Mardi, Erica Richard, étudiante à mobilité réduite inscrite à l’École de travail social présentera les défis auxquels elle est confrontée sur le campus, avec à cœur la diffusion d’un message positif et riche d’idées novatrices.

Mercredi, une activité de yoga sera organisée le matin, suivie d’une conférence donnée par l’Association des travailleuses et travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick (ATTSNB). Louis J. Richard, présentera également son dernier ouvrage portant sur l’histoire du travail social. 

La journée de jeudi (journée de partenariat avec le Ministère du Développement Social) marquera la fin des activités, avec une cérémonie de clôture.

Pourquoi participer ?

Le campus est à l’image de la société : diversifié ! Ouvrir les yeux sur les réalités, débattre, réfléchir à des pistes de solution, c’est prendre conscience que chacun, à son niveau, peut agir pour une société plus juste. C’est devenir citoyen du monde ! 

Pour information :

Le projet de Justice sociale recrute chaque année !

Vous souhaitez vous engager à travers un projet qui a du sens ? Le Projet de Justice sociale est fait pour vous, que vous soyez inscrit ou non à l’École de travail social ! Chaque année, le projet recrute, car il a besoin de toutes les énergies pour mettre en œuvre ses activités et en créer de nouvelles ! Il est aujourd’hui organisé autour de deux comités, chacun réunissant une dizaine d’étudiants : le Comité communautaire, qui organise différentes activités de bénévolat, et le Comité de la Semaine de travail social. Deux façons complémentaires de s’impliquer, tout en enrichissant son réseau et en développant ses compétences professionnelles et citoyennes.  Cassandra McGraw, membre du Comité communautaire, témoigne : « Ce projet me permet de m'engager et de redonner à ma communauté ! Je suis fière d’appartenir à un groupe de personnes qui sont tout aussi passionnées par le travail social que moi. Comme étudiante en travail social, le comité me donne la chance d'aider les gens dans le besoin autour de moi, avec des petits gestes qui comptent. » Mylène Michaud, membre du comité de la Semaine du travail social ajoute : « Ce projet est une belle occasion pour moi de m'impliquer dans mon programme tout en venant chercher mes intérêts. Il m'a fait sortir de ma zone de confort étant donné que je suis seulement dans ma 1re année de baccalauréat en travail social. Grâce à ce projet, j'ai aussi eu la chance de rencontrer de nouvelles personnes ».


(Afin d'alléger le texte, et vous garantir un meilleur confort de lecture, le masculin est utilisé pour désigner les hommes comme les femmes).

Pour être à la hauteur en tant que diététiste, quel que soit le milieu dans lequel on travaille, rien ne vaut l’expérience du terrain ! En baccalauréat ès sciences (nutrition) avec internat, vous cumulerez près d’un an de pratique professionnelle, grâce à vos stages. Explications avec Sonia Bérubé, responsable de la formation pratique en nutrition à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d'études familiales et à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires (Université de Moncton).

Quelles occasions sont offertes aux étudiantes et étudiants en nutrition de développer leur pratique professionnelle ?

Le programme comprend deux cours de stage, soit environ 6 heures de pratique par semaine. À cela s’ajoutent 40 semaines de stage (1500 heures) en internat, que les étudiantes et étudiants effectuent à l’issue de leur 4e année de baccalauréat.

Les stages représentent donc plus de 20 % du programme de formation. En quoi sont-ils si importants ?

C’est en stage que les étudiantes et étudiants s’ouvrent les portes de l’emploi ! Ils consolident l’intégralité des compétences qu’ils ont apprises en cours : ils confrontent leurs connaissances à la réalité, acquièrent des réflexes professionnels, développent leur capacité de jugement, et apprennent à travailler en équipe avec d’autres professionnels du corps médical. Dans le même temps, ils découvrent les spécificités des différents milieux, affinent leurs projets professionnels, et enrichissent leur réseau.  

Concrètement, quelles compétences les étudiantes et étudiants en nutrition développent-ils durant leurs stages ?

L’organisation des stages est articulée autour de 5 grands domaines, que les étudiantes et étudiants doivent maîtriser à la fin de leur formation.

  • « Pratique professionnelle » : nous veillons à ce que nos étudiantes et étudiants en nutrition deviennent des diététistes respectueux de la législation et des règlements en vigueur, organisés, rigoureux et soucieux de maintenir une approche axée sur les besoins de leur clientèle ;
  • « Communication et collaboration » : tout au long de leur formation, et plus spécifiquement durant leurs stages, les étudiantes et étudiants apprennent à communiquer efficacement à l’écrit et à l’oral, développent leurs compétences interpersonnelles, et affinent leur capacité à travailler en équipe ;
  • « Soins en nutrition » : forts de leurs 4 premières années de baccalauréat, les étudiantes et étudiants développent en stages leurs capacités à évaluer les besoins en nutrition des patients et à gérer la mise en œuvre de plans de soins en nutrition ;
  • « Santé publique et de la population » : les stages les préparent aussi aux missions qui entourent la promotion de la santé nutritionnelle des groupes, des communautés et des populations.
  • « Gestion » : les étudiantes et étudiants affinent en stage leurs compétences liées à la gestion de programmes, de projets ou de services en lien avec la diététique. 

Comment les stages sont-ils répartis dans les différents milieux ?

Les étudiantes et étudiants passent 18 à 20 semaines en milieux cliniques (milieu hospitalier), 9 à 11 semaines en gestion au sein de services alimentaires et de nutrition, 6 semaines en milieux communautaires, et 2 semaines dans le ou les milieu(x) de leurs choix.

Qu’apprennent les étudiantes et étudiants en milieux cliniques ?

Ils approfondissent tout particulièrement leurs compétences sur les sujets ayant trait au diabète, et au support nutritionnel (autrement dit, auprès de patients qui ne sont pas capables de se nourrir par voie orale). À ces deux secteurs obligatoires s’ajoutent 4 rotations de 3 à 4 semaines dans les domaines de leurs choix : ils peuvent exercer en maternité, en pédiatrie, en médecine, en oncologie, en cardiologie, en néphrologie (1), en soins de longue durée, en clinique externe, ou au sein des programmes extra-muraux.

Comment sont organisés les stages au sein des services alimentaires et de nutrition ?

Les étudiantes et étudiants travaillent 3 à5 semaines en opération/production et distribution (cafétéria, traiteur…) et 6 semaines en gestion de services alimentaires, où ils développent leurs savoir-faire en matière d’achat, de budget, de gestion de la qualité, de gestion des ressources humaines, financières et matérielles, de planification des menus…

Où les étudiantes et étudiants peuvent-ils approfondir leurs compétences en nutrition communautaire ?

Les stages leur offrent la possibilité de travailler à la Santé Publique, ou encore dans des organismes comme le programme Mango.

Comment les étudiantes et étudiants peuvent-ils occuper judicieusement les deux semaines de stage de leur choix ?

Ces deux semaines sont pour les étudiantes et étudiants une opportunité d’approfondir des thèmes qui les intéressent tout particulièrement. Ils peuvent, par exemple, participer au développement d’un programme de nutrition dans un supermarché, intégrer un poste en industrie agroalimentaire, effectuer un stage en clinique privée, ou encore effectuer un autre stage en clinique, en gestion ou en nutrition communautaire…

Comment l’université aide-t-elle les étudiantes et étudiants à trouver leurs stages ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec le Réseau de santé Horizon et le Réseau de santé Vitalité, pour assurer aux étudiantes et étudiants une large variété de stages correspondant aux compétences qu’ils doivent acquérir. Nous veillons aussi à respecter leurs choix personnels, la langue dans laquelle ils souhaitent effectuer leurs stages, et leurs éventuelles contraintes (familiales, géographiques…).

Sonia Bérubé, responsable de la formation pratique en nutrition à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d'études familiales et à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires (Université de Moncton).Comment les étudiantes et étudiants sont-ils accompagnés durant leur stage ?

Ils sont supervisés en continu par un mentor. De mon côté, je veille à ce qu’ils acquièrent les compétences requises en assurant un suivi régulier. Ainsi, une fois diplômés, nos étudiantes et étudiants sont prêts pour l’emploi : en moyenne, ils sont embauchés dans les 4 mois qui suivent l’obtention de leur diplôme !


(1) La néphrologie est la spécialité médicale visant à prévenir, diagnostiquer et soigner les maladies des reins.

Ils portent secours aux accidentés de la vie, soutiennent les personnes vivant avec un trouble de santé mentale, aident les aînés, accompagnent les processus d’adoption… Souvent dans l’ombre, les professionnels du travail social n’en brillent pas moins par leur engagement auprès des autres. Une profession « passion », aux compétences de plus en plus recherchées, et pour laquelle il est possible de se former en français au Nouveau-Brunswick. Rencontre avec Marie-Pier Rivest, professeure à l’École de travail social à l’Université de Moncton.



Le travail social est-il un domaine créateur d’emplois?

Dans ce secteur, ce ne sont pas les emplois qui manquent! Les besoins en recrutement devraient même augmenter au Nouveau-Brunswick dans les années à venir, en conséquence des nombreux départs à la retraite annoncés de travailleuses sociales et travailleurs sociaux.

Quelles sont les spécialités les plus recherchées?

Dans la province, les besoins les plus importants se concentrent surtout autour de l’accompagnement des aînés, et dans le domaine de la santé mentale des enfants.

Selon vous, comment la profession va-t-elle évoluer?

Je suis convaincue que le travail social va jouer un rôle de plus en plus important dans la société. Dans un monde où les inégalités ne cessent d’augmenter, les travailleuses sociales et les travailleurs sociaux vont donc être amenés à aider des personnes marginalisées et vulnérables à composer avec des situations de plus en plus difficiles, que ce soit le chômage, la pauvreté…  La profession sera aussi de plus en plus impliquée dans l’accompagnement de populations victimes de bouleversements géopolitiques, et même climatiques…

Comment devient-on un professionnel du travail social?

On peut obtenir un baccalauréat en travail social au terme de 5 années d’études. Il est ensuite possible de poursuivre vers une maîtrise, puis un doctorat. Les deux premières années menant au baccalauréat sont des années préparatoires. Celles-ci comprennent deux cours obligatoires : « Introduction au travail social » en première année, et le cours de « fondements théoriques » en deuxième année. Ces deux années préparatoires permettent aux étudiants de se forger une bonne culture générale, et de suivre des cours connexes au travail social ; arrivés en troisième année, ils sont vraiment prêts à développer leurs compétences professionnelles en travail social.

Qu’apprend-on durant le baccalauréat en travail social?

Les étudiants suivent différents types de cours : des cours sur l’État et la politique sociale, qui leur permettent de mieux comprendre le contexte social dans lequel ils seront amenés à œuvrer, des cours sur l’éthique dont ils devront faire preuve dans l’exercice de leur fonction, des cours sur la recherche en travail social, des cours sur la communication familiale… Ils apprennent aussi comment agir selon les trois grands champs d’intervention : le travail social sur une base individuelle, auprès des groupes et le travail social collectif. À la fin de leur baccalauréat, les étudiants doivent réaliser un mémoire : ils approfondissent un sujet qui les intéressent en développant leurs propres recherches.

Les étudiants ont-ils la possibilité de développer leurs compétences en stage durant leur baccalauréat?

Bien sûr : les stages font partie intégrante du baccalauréat en travail social! Les étudiants mettent ainsi en pratique ce qu’ils ont appris en cours, et apprennent à travailler en équipe sur le terrain avec d’autres professionnels. Leur premier stage a lieu durant leur troisième année (après les deux années préparatoires) : deux semaines à temps complet, puis trois jours par semaine durant 13 semaines.

Le deuxième stage est organisé en dernière année du baccalauréat : les étudiants sont plongés dans leur milieu de stage cinq jours par semaine pendant 15 semaines. Ils passent donc davantage de temps sur le terrain et sont amenés à prendre plus de responsabilités.

Où peuvent-ils effectuer leurs stages?

Généralement, le premier stage offre la possibilité aux étudiants de partager le quotidien d’équipes venant en aide à différentes populations, dans le milieu hospitalier par exemple, dans le milieu scolaire ou encore le milieu communautaire. Durant leur second stage, les étudiants ont aussi la possibilité de faire de la recherche, ou même de développer leurs compétences dans un autre pays. Certains de nos étudiants ont ainsi eu l’opportunité de travailler en Belgique, en Tunisie, au Maroc…

Comment trouve-t-on un stage en travail social?

À l’École de travail social, nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur deux coordinatrices des stages. Elles ont pour mission d’accompagner les étudiants vers les milieux où ils pourront développer leurs compétences en regard de leurs projets professionnels.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour qu’ils réussissent leurs études?

Je conseille à tous de s’impliquer dans la vie étudiante! L’École de travail social compte plusieurs comités, qui offrent aux étudiants d’intéressantes opportunités de bénévolat : autant d’occasions de développer encore ses compétences autour de projets vraiment inspirants!  

LA MINUTE DE MARIE-PIER

Sa situation professionnelle actuelle : Professeure à l’École de travail social – Université de Moncton.

Son parcours : Marie-Pier est titulaire d’un baccalauréat, d’une maîtrise et d’un doctorat en travail social. Pendant ses années universitaires, Marie-Pier a travaillé pour différents organismes de logement venant en aide à des personnes vivant avec un trouble de santé mentale. Un engagement qu’elle poursuit aujourd’hui, en parallèle de ses activités d’enseignement et de recherche. 

Ce qui lui a donné le goût d’étudier en travail social : Adolescente, Marie-Pier s’impliquait déjà beaucoup auprès de sa communauté à titre bénévole. Pour ses amis, elle était la confidente, celle auprès de qui on venait chercher naturellement conseil. Pour toutes ces raisons, et encouragée par l’un de ses mentors, elle s’est inscrite à l’Université, en travail social, et a développé un vif intérêt pour cette discipline, en particulier pour son volet recherche.

Soins intensifs, gériatrie, services d’urgence, chirurgie… Avec près de 4 230 recrutements prévus sur 10 ans (1), les infirmières et infirmiers autorisés comptent parmi les professionnels les plus recherchés au Nouveau-Brunswick. Explications avec Isabelle Duguay, conseillère en développement organisationnel au sein du Réseau de santé Vitalité.

« Une ou un jeune qui choisit aujourd’hui de s’orienter vers des études en science infirmière a toutes les chances de faire une belle carrière dès l’obtention de son baccalauréat, et d’avoir la sécurité d’emploi ». Le ton est donné : d’après Isabelle Duguay, conseillère en développement organisationnel au Réseau de santé Vitalité, « les occasions d’emploi pour les infirmières et les infirmiers sont partout au Nouveau-Brunswick, dans toutes les régions, et dans tous les milieux ! ». D’ici 2026, quelque 2 600 infirmières et infirmiers devraient être embauchés dans la province pour remplacer le personnel qui partira à la retraite (1). À cela devrait s’ajouter la création d’environ 1 600 postes pour faire face aux besoins d’une population qui augmente… et surtout qui vieillit (2).

Transmission des savoirs : des professionnels très impliqués

La pénurie de main-d’œuvre étant déjà une réalité, l’objectif de la profession est de donner aux jeunes toutes les chances de réussir leurs études, et de développer les qualités qui feront d’eux d’excellents professionnels. Les infirmières et infirmiers en poste sont donc très engagés, en particulier lorsqu’il s’agit d’encadrer les stages. « Au sein du Réseau de santé Vitalité, par exemple, nous prévoyons un recrutement annuel de 200 infirmières et infirmiers pour les 5 prochaines années. Nous avons à cœur de recruter du personnel bien formé et passionné ; aussi nous nous impliquons auprès des jeunes dès leur formation, en leur permettant de réaliser leurs stages chez nous dès leur seconde année de baccalauréat », précise Isabelle Duguay. Encadrés par des professionnels, ils développent leur empathie, leur entregent, leur capacité à travailler en équipe… 

Plusieurs options

Préparés aux exigences du terrain, les infirmières et infirmiers ont le choix entre une multitude de possibilités de carrière dès l’obtention du baccalauréat.

Ainsi, si vous choisissez d’étudier en science infirmière, sachez que vous pourrez par exemple décider de commencer à exercer à l’hôpital, puis d’évoluer vers un centre communautaire, un foyer de soins, ou auprès d’enfants au sein du réseau de l’éducation… Vous pourrez même, si vous le souhaitez, choisir de travailler en milieu carcéral ou pour les forces armées canadiennes.

Grâce à la formation continue, vous aurez aussi la possibilité de changer de services tout au long de votre vie professionnelle, et choisir d’exercer en chirurgie, en soins intensifs, en gériatrie, en obstétrique, en pédiatrie, ou encore en psychiatrie…

Après un baccalauréat, il vous sera également possible de poursuivre vers l’obtention d’une maîtrise en science infirmière (en vue de devenir infirmière ou infirmier praticien, notamment), ou de vous former pour développer vos compétences dans d’autres domaines connexes (administration des affaires, administration publique, études de l’environnement, gestion des services de santé).

« La profession est exigeante, mais elle donne matière à s’épanouir vraiment à qui aime le contact humain, et offre de belles perspectives d’évolution », conclut Isabelle Duguay.

Pourquoi devient-on infirmière praticienne ou infirmier praticien ? Qu’est-ce qui pousse à poursuivre ses études au-delà d’un bac en science infirmière ? Rencontre avec Mélissa Daigle-Richard, Mélanie Desjardins-Bard et André Robichaud : depuis qu’ils exercent leur profession, ils n’ont cessé de gagner en reconnaissance et en responsabilités… Ils témoignent.

André R Mélanie DB et Mélissa DR
De gauche à droite : André Robichaud, Mélanie Desjardins-Bard et Mélissa Daigle-Richard

Je voulais apporter un suivi plus approfondi aux patients.
- André Robichaud

Quand avez-vous décidé de devenir infirmières praticiennes et infirmier praticien ?

Mélissa Daigle-Richard : J’ai eu le déclic pendant que j’étudiais au baccalauréat en science infirmière. Lors d’un de mes stages à l’international, j’ai rencontré une infirmière praticienne. Elle avait plus de responsabilités que les infirmières et infirmiers : elle pouvait établir des diagnostics, prescrire des traitements, conseiller ses patients… J’ai compris que c’était ainsi que je voyais la suite de ma carrière ! J’ai donc continué mes études et j’ai terminé ma maîtrise en 2010. Je suis infirmière praticienne depuis 2011. Aujourd’hui, mon bureau est associé au Réseau de santé Vitalité ; je travaille trois jours par semaine à la clinique médicale de Dieppe, et deux jours à l’hôpital Stella-Maris-de-Kent, à Sainte-Anne-de-Kent.

André Robichaud : Je travaille aujourd’hui en tant qu’infirmier praticien au Centre de santé communautaire de Saint-Isidore. J’étais infirmier en soins intensifs à Bathurst lorsque j’ai décidé de reprendre mes études. J’ai obtenu ma certification d’infirmier praticien en 2008. Je voulais apporter un suivi plus approfondi aux patients. Un infirmier praticien développe une approche plus holistique : davantage autonome, il peut prendre le temps de s’intéresser à chaque patient dans sa globalité pour lui apporter des soins et des conseils personnalisés.

Mélanie Desjardins-Bard : Deux ans après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai réalisé que, même si j’adorais mon travail comme infirmière à l’urgence, je désirais davantage d’autonomie. Je me sentais prête à avoir plus de responsabilités. Je voulais être en mesure d’agir en apportant une aide plus grande et plus diversifiée aux habitants de ma communauté : en milieu rural, comme à Grand-Sault, les ressources manquent, notamment pour la gestion des maladies chroniques. J’exerce donc ma profession depuis 2013, et depuis juillet 2018 à la clinique médicale Front, à Grand-Sault, où je suis la première et la seule infirmière praticienne.

Comment avez-vous vu évoluer votre profession ?

Mélissa : Nos responsabilités évoluent continuellement. Aujourd’hui, nous pouvons par exemple prescrire une gamme plus large de médicaments ; nous pouvons aussi faire admettre nos patients aux programmes de soins à domicile, ce qui n’était pas le cas à mes débuts dans la profession !

André : Lorsque j’ai commencé, les infirmiers praticiens n’étaient pas aussi bien reconnus que maintenant par la population. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas : nous travaillons en lien avec les différents professionnels, pour mettre toutes nos compétences complémentaires au service des patients et de leurs familles. Les habitants de nos communautés savent qu’ils peuvent faire confiance aux infirmières et infirmiers praticiens pour les aider avec leur santé.

Mélanie : Tout cela contribue à rendre l’exercice de notre profession toujours plus intéressant. Nous sommes amenés à développer différentes expertises, en particulier lorsque nous exerçons en milieu rural. Aujourd’hui, par exemple, j’ai la satisfaction de pouvoir intervenir dans des écoles, en clinique pour faire de la prévention de maladies chroniques auprès d’enfants et de jeunes adultes ; je travaille aussi avec le programme extra-mural, et on m’adresse également des patients atteints de diabète de type 1.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui envisage d’exercer cette profession ?

Mélissa : Le meilleur conseil que je pourrais lui donner serait de passer une journée avec un infirmier praticien ou une infirmière praticienne, pour avoir un aperçu réel de notre quotidien et de la diversité de nos missions…

André : Les possibilités de réussir sont multiples pour qui aime les gens, et aime apprendre !

Mélanie : S’il a l’envie d’aider les autres, il a déjà une qualité essentielle ! S’il souhaite en faire sa profession, il fera un choix qui aura du sens pour lui, et pour les personnes qui lui confieront leur santé !

Saviez-vous qu’il est possible de se former en français à la profession infirmière au Nouveau-Brunswick? Marjolaine Dionne Merlin, professeure à l’École de science infirmière de l’Université de Moncton, nous ouvre les portes de l’un des laboratoires du pavillon Jacqueline-Bouchard, et répond à toutes les questions que vous vous posez sur le baccalauréat en science infirmière.


Des appareils de mesure, des cathéters, des lits médicalisés… Dans l’un des trois laboratoires spécialement aménagés de l’École de science infirmière de l’Université de Moncton s’affairent une quinzaine d’étudiants de 2e année (1), sous le regard attentif de leur professeure, Marjolaine Dionne Merlin.

Qu’apprennent vos étudiants aujourd’hui?

En science infirmière, chaque unité d’apprentissage du programme s’accompagne d’un cours en laboratoire, aussi appelé APS – Apprentissage par simulation. Aujourd’hui, les étudiants vont mettre en pratique les principes d’asepsie chirurgicale, mettre et enlever les gants stériles, la réfection d’un pansement sec, le nettoyage d’une incision chirurgicale et tous les soins associés. Les étudiants vont également faire l’inscription de la procédure de soin au dossier clinique du patient, vérifier les ordonnances médicales et faire l’inscription au dossier du patient.

Pourquoi ces cours en laboratoire sont-ils importants?

C’est ici que les étudiants apprennent et mettent en pratique différentes techniques de soins. Durant leur formation, ils passeront au total plus de 130 heures en laboratoire. Ceux-ci sont aménagés de sorte à offrir aux étudiants un environnement très similaire au milieu hospitalier. Ainsi, lorsqu’ils arrivent en stage, ils ont plus rapidement confiance en eux. C’est également en laboratoire qu’ils poursuivent l’intégration des 5 compétences (2) sur lesquelles est basée la formation en science infirmière : l’expertise infirmière, la communication et l’interaction, la collaboration, la responsabilisation professionnelle et l’autoapprentissage.

Combien de temps dure la formation du baccalauréat en science infirmière?

Le baccalauréat en science infirmière est une formation de quatre ans. La première année est consacrée à l’étude de la personne en santé ; en deuxième année, les étudiants vont développer leurs connaissances avec la personne vivant une situation chronique de santé ; en troisième année, ils étudient les maladies aiguës ; en quatrième année, l’accent est placé davantage sur la personne vivant une situation complexe ou critique de santé.  La théorie est majoritairement vue en salle de classe et la composante pratique se fait en salle de laboratoire et dans divers milieux cliniques.

Combien de semaines de stage un étudiant en science infirmière doit-il suivre?

Chaque session, les étudiants suivent généralement un stage de 4 semaines, majoritairement en milieu hospitalier, mais aussi en milieu communautaire. À la fin de leur baccalauréat, les étudiants totalisent chacun environ 1400 heures de stage!

En quoi les stages sont-ils importants?

C’est en stage que les étudiants éprouvent véritablement leur future profession! Dès leur premier stage, qu’ils suivent en première année, ils peuvent déjà avoir une meilleure idée de ce que signifie « être infirmière ou infirmier », et savoir si cette carrière a des chances de leur plaire. Par la suite, c’est en stage qu’ils consolident toutes leurs compétences, et confirment leur vocation! 

L’université aide-t-elle les étudiants à trouver leur stage?

Les étudiants ne sont pas seuls pour trouver leur stage! Une coordinatrice s’assure de les placer, en veillant à ce qu’ils effectuent chacun de leur stage au sein d’une unité de soins différente pour développer des compétences variées. Par exemple, un étudiant qui a réalisé un stage à l’unité d’orthopédie sera assigné à un différent milieu à son prochain stage.

Comment savoir si la science infirmière est faite pour nous? 

Si vous avez de l’empathie, si vous avez à cœur d’aider les autres, de prendre soin des autres, de faire une différence auprès des patients, il y a de grandes chances que vous adoriez étudier en science infirmière!

  • 65 étudiants sont actuellement en 2e année ; pour un meilleur apprentissage, la classe se divise parfois en clinique / théorie.
  • Ces 5 compétences sont intégrées dans toutes les activités du programme : les étudiants les apprennent en laboratoire, mais aussi en salle de cours.

POUR ALLER PLUS LOIN…

La science infirmière est-elle faite pour vous? Pour le savoir, faites le test * !

*Ceci est un test ludique et non un test psychométrique.

LA MINUTE DE MARJOLAINE

Sa situation professionnelle actuelle : Professeure à l’École de science infirmière – Université de Moncton, et candidate au doctorat en Sciences cliniques.

Son parcours : Sitôt son baccalauréat en science infirmière obtenu, Marjolaine décroche un poste d’infirmière dans le milieu hospitalier, et exerce au sein de diverses unités de soins, majoritairement à l’unité de néphrologie et à l’unité d’hémodialyse. Très vite, elle se découvre un intérêt pour l’accueil des étudiants en milieu clinique, et la transmission des savoirs. C’est ainsi qu’elle devient monitrice clinique, puis professeure à l’École de science infirmière de l’Université de Moncton. En parallèle de sa carrière d’enseignante, elle poursuit sa formation et obtient sa maîtrise en science infirmière en 2008. Actuellement, Marjolaine est candidate au doctorat en Sciences cliniques à l’Université de Sherbrooke, et continue d’enseigner les maladies chroniques dans la deuxième année du programme de formation et assume la gestion des dossiers étudiants de 1er cycle.

Ce qu’elle enseigne principalement : les maladies chroniques (par exemple : l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’insuffisance rénale chronique…).

Ils s’appellent Kim, Pascale, Julie, Joey, Olivier, Megan et Martine… À eux sept, ils forment la botte secrète du CNFS - Volet Université de Moncton. Leur mission : donner aux jeunes l’envie de suivre comme eux des études en français dans les domaines de la santé ! Pendant un an, ils accompagneront les interventions d’André DeGrâce, agent de recrutement du CNFS-Volet Université de Moncton, en témoignant de leur quotidien auprès d’un millier de jeunes du primaire et du secondaire, dans les écoles (physiquement ou en visio-conférence), lors des salons carrières, à l’accueil du programme « Étudiant d’un jour », et sur Instagram. Testé avec succès l’année dernière, le programme renouvelé cette année fait écho à un enjeu de taille : répondre aux besoins en professionnels capables d’administrer des soins en français au Nouveau-Brunswick, à l’heure où les candidatures sont encore trop peu nombreuses pour pourvoir tous les postes… Une mission que ces sept ambassadeurs prennent très à cœur, chacun ayant un message particulier à adresser aux jeunes ! Rencontre.


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Kim Thériault : « En travail social, on se révèle à soi-même ! »

KIM

Kim Thériault, 29 ans, a deux amours : son petit garçon de quatre ans, et ses études en travail social. Actuellement en 2e année de maîtrise sur le campus de Moncton, elle s’est spécialisée en santé mentale et a le projet d’ouvrir sa propre clinique privée dès qu’elle aura obtenu son diplôme. « En étudiant en travail social, je me suis découvert des forces que je ne soupçonnais pas ! C’est la raison qui m’a poussée à devenir ambassadrice du CNFS – Volet Université de Moncton : je veux témoigner auprès des jeunes de tout ce qu’offre ce programme. Les professeurs, très à l’écoute, nous préparent à l’emploi et nous aident à développer ce qu’il y a de meilleur en nous. D’ailleurs, tout le monde devrait suivre un cours en travail social, ne serait-ce que pour mieux vivre en harmonie avec les autres ! »

Pour suivre Kim sur Instagram : Kimy3

 

Pascale Richard : « Étudier en nutrition, c’est choisir un art de vie ! » 

PASCALE

À 21 ans, Pascale Richard n’est pas seulement étudiante en 4e année de baccalauréat en nutrition sur le campus de Moncton : elle est aussi préposée aux services alimentaires dans un foyer de soins et membre d’une équipe de cross-country. « C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré mon chum : il m’a prêté ses meilleures chaussures de course un jour où j’avais oublié les miennes. Une chance que nous chaussions la même pointure ! », se souvient-elle en riant. Pour elle, à qui l’on a diagnostiqué un prédiabète il y a 5 ans, la nutrition est devenue « un art de vivre » mêlant cuisine et sport. Une hygiène de vie qu’elle partage aujourd’hui à travers ses deux comptes Instagram, et sa mission d’ambassadrice du CNFS - Volet Université de Moncton.

Pour suivre Pascale sur Instagram :

Julie Bellefleur : « Je croyais que la science infirmière n’était pas faite pour moi… »

JULIE

Depuis l’année dernière, Julie Bellefleur, 23 ans, est ambassadrice du CNFS - Volet Université de Moncton. Une mission qui lui tient à cœur « en dépit d’un horaire chargé » : « J’aimerais rassurer tous ceux qui éprouvent des difficultés à choisir leur orientation professionnelle ». Elle qui s’épanouit aujourd’hui en 4e année de baccalauréat en science infirmière sur le campus d’Edmundston, se souvient d’avoir éprouvé des doutes à ses débuts : « En deuxième année, à la veille de mon entrée en stage, j’ai préféré changer de domaine : je craignais de ne pas être à la hauteur en milieu hospitalier. J’ai suivi un semestre en nutrition, puis un semestre en psychologie. Mais, en définitive, toutes ces expériences m’ont fait prendre conscience de mon attachement à la science infirmière. Je me suis donc réinscrite en 2e année de baccalauréat en science infirmière, et mon stage s’est finalement très bien passé ! Pour trouver sa voie, il faut savoir prendre du recul, s’écouter, et se faire confiance. »

Pour suivre Julie :

Olivier Barriault : « Construisez votre propre parcours ! Avec la variété des programmes offerts, c’est possible ! »

OLIVIER

Originaire de la Nouvelle-Écosse, Olivier Barriault, 24 ans, est un fervent défenseur de la culture francophone. Actuellement en 2e année de maîtrise en gestion des services de santé sur le campus de Moncton, il a renouvelé cette année son engagement en tant qu’ambassadeur du CNFS – Volet Université de Moncton, porté par une profonde envie d’agir : « Participer au recrutement pour le développement des services de soins en français est pour moi une mission d’une grande importance ! Il y a des besoins dans tous les milieux. L’année dernière, mon expérience d’ambassadeur m’a amené à intervenir non seulement auprès de jeunes du secondaire, mais aussi auprès d’étudiants déjà inscrits à l’université. Je leur ai fait part de mon parcours atypique (1), et de mes stages qui m’ont notamment amené à assister à une chirurgie cardiaque. J’ai dû être convaincant, car j’ai appris par la suite que mon témoignage avait donné à certains le goût de suivre mon exemple en construisant leur propre parcours ! »

(1) Olivier a d’abord effectué un baccalauréat en kinésiologie avant de poursuivre en gestion des services de santé

Pour suivre Olivier : olivier_barriault

Joey St-Pierre : « Les professeurs ont à cœur la réussite de leurs étudiants ! »

JOEY

À 23 ans, Joey St-Pierre, en 4e année de baccalauréat en science infirmière sur le campus de Bathurst, voit son futur diplôme comme un passeport lui permettant d’exercer partout au Canada et aux États-Unis. Une information qui figure en tête de sa liste de messages à transmettre aux jeunes en tant qu’ambassadeur du CNFS – Volet Université de Moncton, pour la seconde année consécutive. « L’année dernière, je n’avais pas eu la chance d’accompagner l’équipe dans les écoles, à cause de mon horaire chargé. Cette année, je vais me réserver du temps pour partager aux écoliers mon expérience universitaire. J’aimerais qu’ils sachent que les professeurs sont vraiment à l’écoute et ont à cœur la réussite de leurs étudiants ». Un souvenir, en particulier, aura marqué son parcours : « En première année, par un mauvais concours de circonstances, je suis arrivé en retard à mon tout premier test. Je l’ai raté, évidemment.  Mais, mes professeurs ont bien compris ma situation et se sont montrés indulgents ! Une preuve que l’on peut réussir, même en prenant un mauvais départ ! »

Pour suivre Joey

Megan Pallister : « Suivez vos propres rêves ! »

MEGAN

Quand elle parle de son projet, Megan a des étoiles dans les yeux ! À 22 ans, elle aspire à devenir psychologue pour enfants, un objectif qui lui tient à cœur et pour lequel elle est aujourd’hui en 1re année de doctorat professionnel en psychologie, à Moncton. « Il m’a fallu du temps, et des rencontres pour que je trouve enfin ma voie ! Au début de mon parcours d’études, j’ai suivi mes amis en science infirmière : nous étions très liés, et partagions alors les mêmes centres d’intérêt. En réalité, ce choix d’orientation m’a surtout fait comprendre que je n’étais pas faite pour la profession d’infirmière. J’ai réalisé ce que je savais en réalité depuis longtemps : je voulais étudier dans le domaine de la psychologie, en particulier sur les sujets liés au développement de l'enfant. Dès le 2e semestre de ma première année, j’ai changé de voie pour préparer un baccalauréat en psychologie. Ce choix n’a pas été simple, mais aujourd’hui, je me sens en accord avec moi-même ! En tant qu’ambassadrice du CNFS – Volet Université de Moncton, c’est ce que je voudrais dire aux jeunes : suivez vos propres rêves, pas ceux de vos amis ! »

Pour suivre Megan sur Instagram : megan_cnfs

Martine Gionet : « Le travail social rend la société meilleure ! »

MARTINE

Martine, 24 ans, a toujours eu à cœur d’aider les autres ! C’est ce qui l’a conduite à étudier en travail social. Et c’est aussi ce qui la motive aujourd’hui dans le cadre de sa mission d’ambassadrice : « Quand j’étais plus jeune, je ne savais pas ce qu’était le travail social, ni à quel point le travail de ces professionnels spécialisés pouvait avoir un impact positif sur la vie des autres ! Aujourd’hui, en 5e année, je veux transmettre ma passion, ouvrir les yeux des jeunes, et leur montrer qu’ils peuvent se réaliser en accompagnant ceux qui en ont besoin dans leur cheminement personnel ! »

Pour suivre Martine : martinegionet