ÉTUDIANT D’UN JOUR
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Pour éclairer les jeunes sur ce qui les attend dans les études en santé, l’équipe du CNFS – Volet Université de Moncton a, pour la première fois cette année, formé 5 étudiants au rôle d’ambassadeur. Comment interviennent-ils sur le terrain ? À quels enjeux leur mission répond-elle ? Explications avec André DeGrâce, Agent de recrutement étudiant au CNFS, et Marie-Josée Laforge, Coordinatrice adjointe CNFS et PLOE.

Ceci est la première partie de l’article concernant les ambassadeurs étudiants. La deuxième partie est maintenant disponible.

Pourquoi vous appuyez-vous sur des étudiants cette année ?

André
 : Nous sensibilisons tous les ans près d’un millier d’élèves du primaire et du secondaire aux débouchés et aux opportunités de carrières qu’offre le secteur de la santé, en français. L’étude que nous avons menée il y a deux ans a montré que nos interventions étaient très appréciées des élèves, mais qu’elles gagneraient à être complétées par le témoignage d’étudiants, grâce auxquels ils pourraient plus aisément se projeter et imaginer ce que pourrait être leur avenir professionnel.

Marie-Josée
 : À la session d'hiver, nous avons donc lancé ce programme expérimental, pour mettre en contact des jeunes et des étudiants inscrits dans des programmes en santé ciblés par le CNFS – Volet Université de Moncton. Nous entendons développer et affiner cette action en formant chaque année de nouveaux ambassadeurs.

À quels enjeux doit répondre ce programme d’étudiants ambassadeurs ?

Marie-Josée
 : Suite aux nombreux départs en retraite dans le secteur de la santé, et en regard du vieillissement de la population néo-brunswickoise, il y a urgence à former une relève compétente pour garantir un accès aux soins de qualité… et en français pour les habitants francophones de la province, certes en situation minoritaire, mais pour lesquels il est essentiel de pouvoir comprendre et se faire comprendre sur un sujet aussi sensible que celui de leur santé.

André
 : Au CNFS, notre mission consiste à éclairer la jeune génération sur les besoins en recrutement de demain. Mais personne d’autres que nos ambassadeurs peuvent leur donner aussi bien le goût de s’orienter vers une carrière dans le domaine de la santé, en leur apportant un regard vivant et sincère sur leurs études et les professions qu’ils sont en train d’apprendre.

Comment avez-vous constitué votre équipe d’ambassadeurs étudiants ?

Marie-Josée
 : Nous recherchions des étudiants passionnés par leurs études, fiers de leur future profession, et prêts à partager cela auprès des jeunes. Ceux-ci devaient également représenter les différents programmes ciblés par le CNFS – Volet Université de Moncton.

André 
: Suite à l’appel que nous avons lancé sur les trois campus de l’Université de Moncton, notre comité de sélection a retenu les candidatures de cinq étudiants, dont l’envie de transmettre leur passion pour la santé, le niveau d’engagement, et la connaissance du milieu universitaire reflétaient exactement la mission que nous souhaitions leur confier : Josiane Martin, étudiante en 4e année du baccalauréat en nutrition, Joey St-Pierre et Julie Bellefleur, tous deux en 3e année du bac en science infirmière, Olivier Barriault, actuellement en maîtrise en gestion des services de santé, et Lucky Kaswende, étudiante en 4e année du bac en travail social.

Concrètement, quel est le rôle de vos ambassadeurs ?

André
 : Nous les avons formés pour qu’ils puissent accompagner nos interventions dans les écoles, physiquement ou virtuellement via Skype. Ils lèvent les doutes des jeunes sur leur quotidien à l’Université, les cours qu’ils suivent, les débouchés possibles de leurs études, les difficultés qu’ils rencontrent, leur manière de s’organiser. Ils apportent des conseils, ponctuent leurs interventions d’anecdotes amusantes, et répondent aux questions des jeunes en toute transparence. Leur franchise plait beaucoup ! Ils sont également nos « nano-influenceurs » sur les réseaux sociaux : ils partagent leur vie étudiante auprès de personnes de tous âges qui aiment suivre leur quotidien.

Marie-Josée
 : Nous les rémunérons sous forme de bourse pour ce travail. Ils publient des messages qui ont du sens pour eux, et qui reflètent vraiment leur personnalité. C’est ainsi, liés à leurs abonnés par un contrat de confiance implicite, qu’ils pourront aussi en amener certains à vouloir poursuivre des études semblables.

CNFS MARIE JOSEE LAFORGE et ANDRE DEGRACE 2
Marie-Josée Laforge et André DeGrâce : « Les ambassadeurs CNFS – Volet Université de Moncton lèvent les doutes des jeunes sur leur quotidien à l’Université »

Partie 2 : continuer la lecture

Ceci est la deuxième partie de l’article concernant les ambassadeurs étudiants. Pour commencer du début, veuillez consulter la première partie.


Josiane, Joey, Lucky, Olivier et Julie, tous étudiants dans des programmes en santé à l’Université de Moncton, et premiers ambassadeurs du CNFS auprès des jeunes, dévoilent les raisons de leur engagement. Rencontre.

Olivier Barriault, 24 ans, en maîtrise en gestion des services de santé – Campus de Moncton
« S’informer, c’est aussi éprouver ! Je conseille à tous de tester avant d’étudier ! »
Pour faire le bon choix, il faut expérimenter ! C’est pour cela que je suis devenu ambassadeur du CNFS : pour dire aux jeunes de suivre leur curiosité, de profiter du programme « Étudiant d’un jour » pour visiter le campus et assister à un cours… et, pourquoi pas, de devenir bénévole dans un hôpital ! C’est ainsi que j’ai moi-même découvert ma vocation à 17 ans. Originaire de Nouvelle-Écosse, j’ai saisi l’opportunité de poursuivre mes études en français à l’Université de Moncton, parce que j’ai à cœur de protéger la culture francophone, tout en offrant un service de qualité dans les deux langues officielles. Après un bac en kinésiologie, j’ai souhaité poursuivre mes études vers une maîtrise en gestion des services de santé pour développer une vision globale du système. Aujourd’hui, je me vois bien occuper un poste de gestion dans un hôpital, ou même travailler au niveau fédéral.

CNFS OLIVIER BARRIAULT
Olivier Barriault : « Pour faire le bon choix, il faut expérimenter ! »

Lucky Kaswende, 25 ans, en 4e année de baccalauréat en travail social – Campus de Moncton
« J’aime partager mon engagement pour le travail social »
Devenir ambassadrice du CNFS m’apparaissait naturel : j’aime partager mon expérience, et transmettre ma passion pour l’action sociale ! Je suis arrivée au Nouveau-Brunswick il y a quatre ans, portée par le souvenir de personnes en réelle détresse rencontrées dans mon pays d’origine – le Congo – et en Inde, au cours d’un voyage d'étude en 2012. Je voulais acquérir les outils et les méthodes nécessaires pour agir vraiment en faveur de la justice sociale, que ce soit au Canada ou ailleurs. Aujourd’hui, j’apprends tous les jours, que ce soit en cours, ou lors de mes activités bénévoles. C’est ce que je dis aux jeunes que je rencontre : le travail social se vit au quotidien ! C’est ainsi que l’on précise le sens que l’on souhaite donner à sa vie professionnelle. Aujourd’hui, j’aimerais travailler dans le milieu carcéral, pour aider à la réinsertion d’anciens détenus.

CNFS LUCKY KASWENDE
Lucky Kaswende : « J’aime transmettre ma passion pour l’action sociale »

Julie Bellefleur, 22 ans, en 3e année de baccalauréat en science infirmière – Campus d’Edmundston
« Certains détails peuvent aider à préciser un choix de carrière »
Une vocation peut naître tôt, si elle est nourrie des bonnes informations ! Je suis devenue ambassadrice CNFS pour transmettre aux jeunes ces détails qui ne figurent pas sur les brochures de l’Université : ces petits riens qui font que j’adore le campus d’Edmundston, et ces liens de proximité si importants que l’on développe dès nos premières années d’études avec les gens d’ici. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait choisir le programme de science infirmière : j’ai toujours aimé le contact avec les gens. J’aime m’asseoir avec eux, et écouter leur histoire de vie. J’aime prendre soin des personnes qui m’entourent. Aujourd’hui, forte de tout ce que mes études m’ont appris, j’ai l’ambition de me spécialiser en psychiatrie après mon bac.

CNFS JULIE BELLEFLEUR
Julie Bellefleur : « Vous aimez les gens ? Il y a de bonnes chances pour que le programme de science infirmière soit fait pour vous »

Josiane Martin, 25 ans, en 4e année de baccalauréat en nutrition – Campus de Moncton
« Vivre en santé, un état d’esprit que j’aime transmettre ! »
Choisir la profession que l’on occupera demain : quel exercice difficile ! En tant qu’ambassadrice du CNFS, j’avais envie de rassurer tous ces jeunes qui ont le sentiment de faire le choix d’une vie. Quand j’avais leur âge, je n’avais pas d’idée précise sur ce que je voulais faire de mon avenir. Mais, j’étais sûre d’une chose : je voulais mener une vie saine. Je m’intéressais beaucoup aux propriétés des aliments, et je me suis laissée guidée par ce qui, pour moi, ne constituait pas un cours mais des conseils pour vivre bien et aider les autres à vivre mieux. C’est ainsi que j’ai trouvé ma voie. Aujourd’hui, forte de ce que j’ai appris en cours, j’accompagne déjà mes premiers patients !

CNFS JOSIANE MARTIN
Josiane Martin : « J’avais envie de rassurer les jeunes »

Joey St-Pierre, 22 ans, en 3e année de baccalauréat en science infirmière – Campus de Bathurst
« Les jeunes doivent savoir ce que l’on éprouve en exerçant une profession aussi humaine. »
Trouver sa voie, c’est parfois emprunter des chemins inattendus pour finalement s’apercevoir qu’ils n’ont pas été tracés pour nous. En devenant ambassadeur du CNFS, j’ai souhaité pouvoir apporter aux jeunes les clés de quelques raccourcis qui pourront faciliter leur parcours. Je peux aussi bien leur parler de la vie étudiante à Moncton (où j’ai passé un bac libre), ou à Bathurst, où j’étudie actuellement pour devenir infirmier. Je peux aussi répondre à leurs questions sur le marché de l’emploi dans ma branche, ou les salaires de la profession. Mais surtout, j’avais envie de leur partager ce que l’on éprouve lorsque l’on exerce une profession aussi humaine, un travail qui peut être difficile lorsque l’on est face à la souffrance des autres, mais tellement beau lorsque l’on parvient à l’apaiser, même un peu…

JOEY
Joey St-Pierre : « J’avais envie de leur partager ce que l’on éprouve lorsque l’on exerce une profession aussi humaine »

Partie 1 : retour en arrière

#umoncton #carrièresanté #emploiensanté #Santé #Nouveau-Brunswick #ambassadeurs
Suzanne Dupuis-Blanchard, titulaire de la Chaire de recherche en santé CNFS – Université de Moncton :

« Le bien-vieillir à domicile, une solution santé, génératrice d’emplois d’avenir ! »


En 2026, 22% des habitants du Nouveau-Brunswick auront plus de 65 ans. Pour Suzanne Dupuis-Blanchard, titulaire de la Chaire de recherche en santé CNFS – Université de Moncton, il y a urgence à développer des solutions de maintien à domicile. Comment les travaux de la Chaire font-ils progresser l’innovation dans ce domaine ? Quels besoins en recrutement le bien-vieillir à domicile pourrait-il générer dans la province ? Rencontre.

6 h 30 – Des antennes partout au Canada
Pour Suzanne, c’est devenu un rituel : commencer sa journée par la lecture de courriels en provenance des quatre coins du Canada ! Elle explique : « Au sein de la Chaire de recherche en santé CNFS – Université de Moncton, nous avons à cœur d’inspirer par nos recherches le développement de solutions concrètes en faveur du maintien à domicile des aînés, un sujet qui concerne de très nombreux chercheurs au niveau national ! »
Le partage de bonnes pratiques est primordial, selon elle, face aux enjeux liés au vieillissement de la population : « Dans moins de 7 ans, près d’un quart des Néo-Brunswickois aura plus de 65 ans. Ils voudront pouvoir vieillir dans de bonnes conditions, et si possible rester le plus longtemps possible chez eux, là où ils ont leurs repères. À ce titre, ils devront pouvoir bénéficier de services et de soins de qualité à domicile, et – permettez-moi d’ajouter - en français si c’est leur langue maternelle. La liste de nos projets n’en finit pas de s’allonger ! » Suzanne ne croit pas si bien dire…

9 h - Danica, assistante de recherche, crée la surprise
Elle est à son bureau depuis une bonne demi-heure quand trois coups retentissent à la porte. Apparaît le visage rayonnant de Danica, assistante de recherche. Passionnée par le sujet du maintien à domicile depuis son stage à la Chaire l’été dernier, alors qu’elle terminait sa maîtrise en psychologie, Danica a souhaité poursuivre dans ce domaine, et elle a eu une idée : « J’aimerais comprendre ce qui pousse aujourd’hui les aînés à déménager en foyer de soins spéciaux (niveaux 1 et 2). Voilà mon projet de recherche : aller à la rencontre des personnes âgées qui vivent aujourd’hui en résidence spécialisée, et leur demander pourquoi elles ont choisi de quitter leur domicile ».
Suzanne sourit : pour Danica, c’est gagné ! La Chaire soutiendra ses travaux ! « Les besoins en connaissances sont tellement importants pour améliorer les conditions de vieillissement des populations que, lorsque nous pouvons embaucher des étudiants pour nous aider, nous le faisons ! Nous embauchons d’autant plus volontiers, lorsque des projets aussi brillants que celui-ci nous sont soumis par les étudiants eux-mêmes ! »


10 h – Supervision de thèses
En parallèle de ses activités de recherche, Suzanne est professeure titulaire à l’École de science infirmière, à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires de l’Université de Moncton. À ce titre, elle supervise les thèses d’étudiants en maîtrise. « Je consacre toutes les semaines quelques heures à la lecture de leurs travaux. C’est éclairant, et enthousiasmant de voir à quel point nos étudiants sont passionnés par la santé de l’humain ! Notre avenir en santé est entre de bonnes mains… même s’il faudrait que celles-ci soient plus nombreuses pour que nos services de santé puissent sereinement faire face aux besoins grandissants qui se profilent… ».

13 h - Préparation d’outils supports pour les conseillers en orientation
Une chance : la Conférence annuelle des conseillers d’orientation aura lieu cette année en mai à Moncton. Un événement que Suzanne et Danielle, étudiante-chercheur, préparent activement. Objectif : informer ces professionnels pour qu’ils puissent en retour répondre à toutes les questions des jeunes sur les perspectives d’emploi en science infirmière, gestion des services de santé, nutrition, psychologie, travail social, toxicomanies et surtout en vieillissement.
« Nous profiterons de l’occasion pour les informer aussi des enjeux liés à la prestation des services en français, des débouchés que cela ouvre, et des outils offerts aux jeunes pour qu’ils puissent exercer leur profession auprès des populations francophones vieillissantes vivant en contexte minoritaire », précise Suzanne.

15 h - Développer des foyers de soins… sans mur !
Le téléphone sonne. Au bout du fil, le gestionnaire d’une résidence pour personnes âgées, intéressé par un projet de foyers de soins sans mur étudié à la Chaire. Suzanne explique : « Le Nouveau-Brunswick compte aujourd’hui 67 foyers de soins. Nous aimerions les accompagner dans le développement d’une offre à domicile. Une idée consisterait à faire de chacun d’eux une Centrale du vieillissement de leur communauté : différentes prestations pourraient être proposées aux aînés qui auront choisi de vieillir chez eux. De nombreux domaines sont concernés – le transport, les soins infirmiers à domicile, la préparation et la livraison de repas… -, avec en filigrane des créations d’emploi ! »
Ce projet, encore en phase exploratoire, a notamment reçu un prix d’innovation en recherche, et « commence à générer une émulation intéressante, avec déjà le soutien affiché de 7 foyers de soins en milieu rural ».

16 h - Téléconférence : « Le cohabitat, une solution adaptée au maintien à domicile… »
Sur l’écran de Suzanne s’affichent les visages de deux de ses collègues chercheurs, spécialistes du cohabitat, l’un officiant sur l’Île-du-Prince-Édouard, et l’autre en Nouvelle-Écosse. « Nous sommes convaincus que ce système, encore peu connu dans l’est du Canada, gagnerait à être développé dans les provinces atlantiques, en particulier pour les aînés. Avec Catherine, une stagiaire postdoctorante actuellement avec la Chaire, qui a une grande expertise du sujet pour l’avoir étudié à Vancouver, nous sommes actuellement en train d’écrire un article sur ce thème, étape indispensable pour espérer obtenir le financement nécessaire à la poursuite de nos travaux ! », explique Suzanne.

17 h – Derniers préparatifs pour Fredericton
Demain, Suzanne a rendez-vous avec les équipes des ministères de la Santé et du Développement social pour leur présenter les derniers travaux de la Chaire. En rangeant ses dossiers dans sa sacoche, elle pense à la journée qui vient de s’écouler, et aux solutions qui auraient besoin d’être développées en réponse aux enjeux du maintien à domicile. Oh oui, elle aura de quoi proposer !...

Suzanne DUPUIS-BLANCHARD, un parcours inspirant en 7 dates clés :
  • 1991 : Obtention d’un baccalauréat en science infirmière à l’Université de Moncton ; premier emploi en santé communautaire, auprès d’une population vieillissante en Ontario (poste qu’elle occupera pendant 3 ans)
  • 1994 : Retour au Nouveau-Brunswick - Superviseure de stages en santé communautaire à l’École de science infirmière de l’Université de Moncton
  • 1997 – 2001 : Maîtrise en science infirmière, à l’Université du NB (Fredericton), cours du soir en parallèle d’une carrière d’enseignante clinique. Elle choisit le vieillissement comme sujet de thèse, sujet dont elle poursuivra l’étude en doctorat.
  • 2003 – 2007 : Doctorat en science infirmière à l’Université d’Alberta, avec le soutien d’une bourse du CNFS – Volet Université de Moncton
  • 2007 : Suzanne est choisie pour faire renaître le Centre d’études du vieillissement, à l’Université de Moncton, à titre de directrice.
  • Avril 2014 : Nomination à la tête de la Chaire de recherche en santé CNFS – Université de Moncton sur le vieillissement des populations.
  • Janvier 2019 : Suzanne est promue professeure titulaire à l’École de science infirmière à la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires de l’Université de Moncton.

Suzanne DUPUIS BLANCHARD 2
Suzanne Dupuis-Blanchard : « Les aînés doivent pouvoir bénéficier de services et de soins de qualité à domicile »